Royals | Libre

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Charlie K. Grant
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MessageSujet: Royals | Libre   Ven 22 Avr 2016 - 18:38

Le samedi 19 mai.
20h54.

Blablabla:
 

Hope & Charlie venaient tout juste de terminer les préparatifs lorsque l'aînée serra furtivement la brune dans ses bras et posa finalement ses fesses sur le sol, totalement blasée. « Je crois que je te remercierai jamais assez. » Et c'était la stricte vérité. La petite Westminbrook avait proposé son aide ─ qu'elle avait bien sûr acceptée sans hésitation ─  pour l'installation de son anniversaire, qui avait été longuement négocié avec son directeur de maison.

Trônait au centre des festivités un feu jaillissant, entouré de quelques coussins aux couleurs de la maison de Salazar, pour les quelques derrières sensibles & quelques lanternes, tandis que les deux verts & argent pouvaient facilement observer un ciel orangé. Une longue table était recouverte de boissons & de plats en tout genre & de fruits pour les gens un peu bizarres qui auraient l'idée farfelue de manger une pomme à l'anniversaire de Grant ; Blaise devait s'occuper du whisky pur feu ─ il lui devait bien ça. Même si la Serpentard s'était jurée de rester soft jusqu'à la fin ; autant s'en rappeler un peu, de cette meilleure fête de l'année, hum ?

Donc en attendant l'arrivée de ses potos, elle avait eu le temps de se préparer un peu dans son dortoir ; la blonde avait misé sur une tenue des plus décontractée ─ merde quoi, elle s'habillait comme elle voulait ; un gros pull à rayures noires & blanches, un jean kaki troué aux genoux, et de grosses bottines à talons qui l'aideraient éventuellement à atteindre la joue de Stanis si l'envie de le baffer pressait.

Pourtant, Charlie n'était définitivement pas dans son assiette ; il manquait quelque chose. Quelqu'un plus exactement. Une présence indispensable au tableau pour qu'il soit enfin complet. Une figure d'autorité ; qui leur rappelait souvent la limite à ne pas dépasser. Dans toutes les circonstances désastreuses. De tout, en fin de compte.
Au départ, elle n'osait pas fêter ses 17 ans sans elle ; comme un affront qui s'extirperait jamais de sa mémoire, blessant. Puis, la vague pensée de simplement décompresser un peu avant les examens de fin d'année, leur date respective ayant déjà été annoncée. C'était finalement une bonne idée, s'était-elle dite. Sûrement pour soulager sa conscience.

Quand elle rejoignit enfin Westminbrook, à laquelle elle lança un sourire plein de reconnaissance, qui était restée pour surveiller la mise en place de la fête ─ la rumeur courrait sur deux élèves qui se baladaient totalement nus à Poudlard, on était jamais trop prudent. Elle aperçut quelques personnes méconnaissables à cette distance. « Je parie sur Gabrielle. Ou Alycia. Impossible que Blaise soit à l'heure. » Glissa-t-elle à sa camarade, qui semblait toute aussi impatiente de débuter les festivités.
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Sam 23 Avr 2016 - 3:13



Le samedi 19 Mai 1997 - Le parc, vers 21H


Charlie Grant fêtait ses dix-sept ans ce jour-là, et la soirée à venir promettait d'être mémorable. Ca allait être le genre de soirée dont on parle pendant des semaines ! Pour l'occasion, elle avait eu l'autorisation d'organiser sa fête d'anniversaire dans le parc de l'école, ce samedi soir, et tout le monde dormirait à la belle étoile. Au départ, Hope n'était pas très à l'aise à l'idée de dormir là, dehors, avec tout ce monde autours ; elle était habituée à son dortoir douillet, qu'elle partageait avec Harmony Sharen, et elle n'était pas non plus très motivée par le manque de confort. Mais toutefois, elle était bien contente d'avoir une soirée qui sortait de l'ordinaire, et elle n'aurait loupé l'anniversaire de Charlie pour rien au monde. Certes, elle devait bien reconnaître qu'elles n'étaient pas proches depuis très longtemps, mais Charlie faisait partie des personnes que Hope appréciait le plus à Poudlard, et elle espérait bien que cette soirée permettrait de créer des liens encore plus forts.

Voilà, tout était fin prêt ! Elles avaient tout arranger pour rendre l'endroit le plus agréable possible. Tout ce qui était boissons et nourriture était disposé sur une table - même des pommes, spécialement apportées pour Hope ! - et des coussins moelleux aux nuances de verts, noir et argent étaient disposés tout autours du feu de camp. « Tu n'as pas à me remercier, cela m'a fait plaisir. Et puis c'est ton anniversaire ! C'est normal que je veuille t'aider », répondit Hope avec un sourire lorsque Charlie lui dit qu'elle ne la remercierait jamais assez de l'avoir aidée à tout organiser. « Honnêtement, je trouve qu'on a fait du bon boulot ! » Hope était peut-être un peu trop réservée d'habitude, et surtout pas assez ouvertes avec les autres au premier abord, mais elle devait bien dire que, depuis qu'elle avait reçu l'invitation de Charlie, elle était toute contente. Ca allait la changer, une soirée comme celle-ci ! Surtout que, en temps normal, lorsqu'elle passait une soirée avec Gabrielle et Blaise, notamment, c'était lorsqu'une réception mondaine était organisée. Ce soir-là, cependant, serait bien différent des autres. C'était un peu comme une expérience hors des sentiers battus et Hope devait bien reconnaître que cela lui plaisait bien, dans le fond.

Toute la maison Serpentard était invitée, ce qui laissait penser que cela risquait d'être une soirée mémorable, et absolument pas calme du tout. Les élèves des autres maisons risquaient d'être bien tristes de ne pas avoir pu participer à une telle soirée, surtout que ça faisait un peu de changement dans leur quotidien si monotone. Mais tant pis pour eux ! Et en tant que cadeau d'anniversaire, Hope avait absolument tenu à l'aider à tout préparer. Elles ne furent d'ailleurs pas trop de deux pour tout installer et, alors qu'elles venaient à peine de tout finir, elle ne purent même pas se reposer quelques minutes : les premiers invités arrivaient déjà. Mais de là où elles étaient, elles ne distinguaient que des silhouettes. Hope plissa les yeux, comme pour mieux voir. « Oui non, tu as raison. C'est impossible que ce soit Blaise, pas encore. Il est bien trop tôt. Alycia, peut-être ? Oh, Lilianor est avec elle ! ». Aussi, Hope avait vu avec son amie Lilianor pour apporter un petit quelque chose en plus. Elles l'avaient choisi toutes les deux et la jeune australienne était chargée de l'apporter.

Toute enjouée, Hope partie en direction de ses amies. Elle déposa une bise sur la joue d'Alycia, puis sur celle de Lilianor, et elle s'adressa ensuite à cette dernière. « Lili ! Alors, c'est bon ? Tu l'as amené ? », demanda-t-elle à la jeune australienne avec empressement. En effet, Hope avait confié quelque chose à son amie, ou plutôt, Lilianor était chargé d'apporter quelque chose à la fête, un cadeau, qui était tout autant celui de la jeune Zyskowski que celui de Hope. Elle aperçu d'ailleurs le grand sac que son amie tenait à la main, et un son sourire se fit d'autant plus grand. Hope n'avait pas l'habitude d'être aussi guillerette, mais entre l'arrivée des beaux jours, l'anniversaire de Charlie et le fait de passer une nuit à la belle étoile, elle était excitée comme une puce. D'ailleurs non loin de là, une troisième silhouette se démarquait au loin. C'était Gabrielle !


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Lilianor A. Zyskowski
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Serpentard
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Sam 23 Avr 2016 - 8:51

Samedi 19 mai - 21h

~ Cette soirée allait promettre. En gros, on m'avait invitée à une fête et celle-ci était destinée à Charlie Grant. En fait, elle m'avait invitée elle-même à y participer et c'est ce soir que cela se passait, dans le parc. J'avais, bien évidemment, accepté d'y aller du fait que j'appréciais beaucoup cette vipère d'une année mon aînée et déjà, plusieurs connaissances y allaient dont Hope et Alycia. D'ailleurs, cette dernière et moi allons y être en même, surtout que c'était normal vu que l'on partageait le même dortoir.

~ À l'heure actuelle, il était environ 20h30 alors que j'étais en train de me préparer sans pour autant faire comme si je participais à un bal quelconque, simplement être présentable comme j'avais l'habitude de le faire chaque jour ou presque. Je venais tout juste de terminer de mettre une dernière touche de maquillage bien que je n'en ai pas mis une tonne. Il était désormais environ 20h40 lorsque j'eus terminée et je savais que Gabrielle nous attendait, Alycia et moi, dans la salle commune à 20h45. Étant prête, j'ai replacé mon pull col-roulé noir, plaçant ma baguette dans la poche de ma jupe également noire tout comme les collants que je portais. J'ai terminé en enfilant des bottillons, prenant mon violon avec moi sans pour autant oublier un sac qui était spécialement pour Charlie de la part de Hope et la mienne. Un cadeau, en fait. Je dis, à Alycia, alors que l'on se préparait à quitter le dortoir pour aller rejoindre la préfète en chef : « Prête ? Allons fêter ! Je suis sûre que Hope sera très ravie de nous voir arriver à l'heure ! » Dis-je, en souriant alors que l'on passait la porte du dortoir des filles de cinquième année. À vrai dire, j'avais hâte d'être arrivée là-bas.

~ À la salle commune, il y avait effectivement Gabrielle qui nous attendait. « Tu vois, on a pas tardé ! » Dis-je, alors que l'on quittait toutes les trois vers la destination qui était le parc. Je remarquais que la préfète en chef avait également son violon, ce qui m'arracha un grand sourire, sachant que nous avions toutes les deux la même passion concernant cet instrument au son si magnifique.

~ En route vers le marque, j'ai jeté un coup d'oeil vers les mêmes couloirs où une semaine auparavant, il y avait eu Coyti et Tiller, nus et côte à côte. Il a fallu qu'ils tombent sur Hope et moi. Je ne les avais pas du tout manqué en faisant ce que j'adorais faire, soit m'en prendre à eux verbalement. N'empêche que ces deux-là sont un peu invisibles depuis cet événement totalement ridicule. Pourquoi ? Telle est la question... J'ai donc demeuré silencieuse jusqu'au parc, prise dans mes pensées sur un tas de trucs dont les vacances principalement du fait que j'avais bien hâte de remettre les pieds en Australie.

~ La destination était maintenant à portée de main et il était possible d'apercevoir des formes humaines bien que je ne pouvais pas exactement voir qui elles étaient mais je devinais très bien que l'une d'elle était Charlie et l'autre, probablement Hope. En approchant, je pus effectivement voir que c'étaient ces deux-là et qu'elles semblaient avoir fait un travail remarquable d'après ce que je pouvais apercevoir de mes yeux. Il y avait un beau feu avec des coussins autour ainsi qu'une table remplie de victuailles, pensant à Molly qui aurait adoré se retrouver près de toute cette belle bouffe. En gros, elle aurait été la "gardienne" de ces aliments. Pour le moment, c'était d'aller saluer Hope et Charlie. Justement, la plus jeune des deux arriva vers notre petit groupe, déposant une bise sur la joue d'Alycia puis de la mienne où j'eus un sourire. Hope me demanda ensuite si j'avais amené le cadeau sans rien mentionné du présent. J'ai hoché de la tête en levant vaguement le sac que je tenais dans la main droite afin qu'elle puisse le voir davantage, ouvrant la bouche pour dire : « Évidemment ! »

~ J'ai été ensuite déposer le sac-cadeau près de la table avant de me diriger vers Charlie et lui faire la bise en disant : « Joyeux anniversaire, mamie ! Et tout ce qui est ici semble impec, joli boulot aux deux ! » Lui dis-je, en faisant un clin d'oeil malicieux. « J'ai même apporté mon violon et j'ai un truc pour toi de ma part ainsi que de celle de Hope. J'suis pas toujours égoïste ! » Dis-je, avec un sourire amusé, alors que je retirais le violon qui était en bandoulière en allant le déposer à l'abri, pas très loin. Je revins très rapidement vers les gens, sachant qu'il allait y avoir encore bien des personnes à venir.

Tenue de Lilianor:
 
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Poussey Mahao
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Sam 23 Avr 2016 - 11:35

Je me regarde une dernière fois dans le miroir, ces derniers temps, mon régime alimentaire n'était pas véritablement en fête, les kilos perdus rapidement... J'avais perdu mes jolies formes, fine comme un clou, flottant dans la plus part de mes vêtements. J'étais fatiguée, ça se voyait... Le mois de Mai n'avait pas été le meilleur des mois pour moi, mais par bonheur, Hope était restée présente, à chaque fois. Aaron aussi, malgré tout.
J'arrange mes cheveux que je laisse détacher, comme d'habitude. Les traits noirs sur mes paupières me donnent encore l'air plus sévère et c'est tant mieux.
J'ai opté pour une robe rouge sang, de chez une couturière célèbre de Londres. La plus chère de ma garde de robe, je gardais cette robe pour les occasions très spéciales : les banquets aristocratiques, les brunch du dimanche... Au final, cette robe n'était jamais sortie alors autant lui donner la vie de robe qu'elle mérite, non ?
Je réajuste mon col strict alors que le tissu épouse à merveille les os de mon corps amaigri. Quoi que la double couche me remplume un peu.
Lili s'affaire près de moi, je l'entends qui bouge dans tous les sens. Très lentement, je pose les yeux sur chaque détail de ma personne, fière d'avoir repris ma place de Reine. Puis je décide enfin à mettre mes chaussures noires à talonnettes. Je tourne une fois sur moi-même, la pincée McWood : le retour.
Parfait.

Je pose mon regard vert glacé sur Lilianor et dans un sourire poli, je hoche la tête pour lui signifier que je suis prête. Quant à faire la fête, c'était une autre affaire. Je n'avais pas revue Charlie depuis notre altercation dans la volière où l'une et l'autre pensions qu'un meeting pour les camps que nous convoitions se tenait. En réalité, nous nous sommes retrouvées toutes les deux nez à nez et les confidences sont tombées. Butées et bornées, nous étions restées indéniablement distantes... Je n'avais pour elle, plus ce regard admiratif : elle prisait l'ennemi alors que je le méprisais. Pourtant, je n'ai rien dit à personne. En réalité, j'ai gardé son secret avec moi et je continuerai encore. Par chance, elle n'avait pas besoin de cacher mon allégeance : l'école presque toute entière se doutait de celle-ci.
Laissant Lilianor descendre en premier, j'ai profité d'être seule pour prendre ma pochette de soirée noire où j'avais glissé doucement le mouchoir de Blaise comme un porte-bonheur. J'ai senti son odeur avant de le cacher, pour de bon, au fond de ma pochette et de rejoindre mes camarades. Évite Charlie quelques jours... Même si je n'ai pas pour habitude d'obéir à Blaise, je m'étais évertuée, cependant, à ne faire que la croiser sans lui accorder un regard et du temps. Sa lettre d'invitation m'intimant de ne pas toucher Blaise m'avait fait sourire, toute fois. Charlie était venue vers moi, et même si la Gazette relatait nos échanges dans la salle commune : enfantins et simples, personne ne savait pour la forêt sauf Aaron : discret, sage.
Je souris à Gabrielle avant de les suivre toutes les deux jusque dans le parc du château. Puis j'ai fini par presser le pas, comme si, une envie soudaine d'arriver plus rapidement que prévu se faisait. Je dépasse alors Gabrielle puis Lilianor et je la vois : Hope.
La précieuse est là, évidemment, à aider. Je m'en veux de l'avoir laissée si longtemps dehors, je regarde Charlie qui semblait s'être bien occupée d'elle : elle était rayonnante. Mais ce n'était pas sa fête, alors je rougis doucement à sa bise - cette promesse me rendait faible.

Lilianor prend les devants et salue alors Charlie. Je patiente un instant avant de sortir de ma pochette un livre soigneusement emballé - la mode sorcière à travers les âges - je n'oublie jamais un détail important. Je lui tends sans dire de mot et finis par me détourner pour regarder la décoration simple mais cosy.
« Adorable, Hope. lui dis-je en attrapant doucement ses doigts fins. Charlie a eu de la chance de t'avoir près d'elle pour l'aider à tout installer. Tu... n'es pas trop fatiguée ? »
Risible de bêtise.
En me tournant vers Charlie pour l'observer, je vois à ses pieds un tissu gésir à ses pieds. Elle ne semble pas l'avoir encore remarqué, je fronce les sourcils me demandant ce que cela pourr... Par Merlin !
J'écarquille les yeux et lâche la main de Hope et ma pochette avant de me ruer aux pieds de Charlie attrapant le mouchoir dans ma main, cachant le BZ de ma paume. Essoufflée, je me force à sourire avec nonchalance : « J'avais laissé tomber mon ... mouchoir. »
Je me tourne pour voir les autres invités arriver avant de fuir loin de Charlie, le mouchoir à la main. Toujours.
Quand Blaise arrivera, je ne doute pas des ennuis que nous aurons si on ose s'approcher... Et pourtant, je sens que ce sera inévitable.



Princesse Poussey.
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Elladora Selwyn
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Sam 23 Avr 2016 - 15:19

J'avais été agréablement surprise quand j'avais reçu la lettre de Grant, m'invitant à sa soirée d'anniversaire et n'avais que très peu réfléchi avant d'accepter. Quelques formalités plus tard - le temps d'annoncer à McPhee qu'elle prenait ma ronde - et je lui répondais par l'affirmative. Toute la semaine précédent la petite fête, un étrange sentiment d'euphorie s'était emparé de moi et si je n'arrivais pas à comprendre d'où il pouvait bien venir, je n'avais pas cherché à l'effacer, bien au contraire. Cela changera de la pression que je me mets habituellement. Toute la semaine, je cherchais quoi offrir à la reine de la soirée et finis par me décider par un petit objet que nous gardions au manoir et que je savais ne manquerait à personne si je lui offrais. J'avais donc envoyé un hibou à Hastings, demandant à ce qu'on m'envoie la pièce en question et l'avais enveloppée dans un joli papier vert Serpentard une fois reçue.

Comme nous avions rendez-vous à vingt-et-une heures, je commençai à me préparer vers vingt heures, enfilant la tenue que j'avais choisie pour l'occasion et me maquillai légèrement les yeux. Je pris un sac dans lequel je rangeai un plaid bien chaud et le cadeau de Charlie - autant l'appeler par son prénom, au moins ce soir - et attrapai mon violon, rangé dans son étui, avant de rejoindre Zyskowski - ou plutôt, Lilianor - et Alycia dans la salle commune. Je les accueillis avec un sourire quand elles émergèrent de leur dortoir et nous quittâmes le repaire des Serpents toutes les trois, une ambiance bon enfant commençant à se faire sentir. Le trajet se passa en silence et je remarquai que la jeune australienne avait elle aussi apporté son violon. J'esquissai un sourire ravi. La soirée promet d'être bonne.
Nous ne tardâmes pas à arriver en vue d'un feu de camp et deux silhouettes se tenaient à côté, nous attendant très certainement. A mesure que nous avancions, je reconnus les crinières blonde et aile de corbeau de Charlie et Hope et c'est avec un grand sourire sincère que je les rejoignis, Lilianor et Alycia m'ayant devancée.

« Joyeux anniversaire, Charlie. » lui dis-je avec un petit sourire en coin quand j'arrivai à sa hauteur. « Te voilà majeure... Adulte et responsable, n'est-ce pas ? » rajoutai-je, le regard pétillant et tout à fait taquin. « Je te fais confiance pour nous montrer que c'est bien le cas ? » Je lui fis un clin d'oeil complice et m'éloignai en direction de la table où étaient entreposées les victuailles pour y déposer mon petit paquet. Quand je revins vers le petit groupe, je me dirigeai vers Hope et, arrivée à ses côtés, lui souris presque tendrement. « Tu es ravissante, Hope. » Posant les yeux sur les jeunes femmes qui m'entouraient, je décidai qu'il n'était jamais trop tôt pour commencer à jouer et allais chercher mon instrument, avant d'entamer un air qui n'entrait pas vraiment dans mon répertoire habituel.


HRP:
 
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Dim 24 Avr 2016 - 19:31

Il savait qu'Alycia McWood devait se trouver présente ; pas seulement parce que Charlie Grant l'avait obligeamment précisé au sein de son invitation, mais parce que Stanislas Karkaroff s'amusait à le lui rappeler avec perfidie depuis le début de la journée. Je me disais. Alycia est invitée ce soir - n'est-ce pas ?, se réjouissait-il encore alors qu'il s'affairait à extirper du dessous de son lit une lourde malle taillée dans le bois.

« Mec ? Tu sais quoi, laisse tomber, sérieux », crachait finalement l'héritier Zabini ; et il souriait, pourtant, récusant ses saillies narquoises d'un mouvement machinal de la main.

Alycia et lui étaient en froid, après tout, rapportait La Gazette ; et Daphné était disposée à le croire, comme Charlie semblait disposée à le croire ; et peut-être s'agissait-il alors de la vérité, car il n'avait pas parlé à Alycia McWood depuis un mois, à présent.  Les révisions fastidieuses avaient éthérisé le mois de mai, qui passait à la façon de ces nuits sans rêves, plans, déchirés à l'occasion par de brefs réveils - le visage de Daphné encadré par un niellage de runes occultes ; des soirées paresseuses en compagnie de Stanislas ; les lettres de sa mère ; et puis l'anniversaire de Charlie Grant.  

A 20h45, dans le refuge paisible des dortoirs masculins, il se tenait paresseusement sur la courtepointe brodée d'un lit qui ne lui appartenait pas ; son uniforme s'y trouvait méticuleusement plié, délaissé au profit d'un sweat-shirt de coton gris, machinalement passé par le dessus de sa chemise blanche - il n'allait pas porter une cravate pour Charlie. Son pantalon noir, l'une de ces pièces onéreuse cousues sur mesure, était le témoin de l'interminable après-midi passée chez le tailleur à l'occasion du chaos des vacances précédentes.  

« Tu trouves ?», s'enquit-il distraitement.

Dans la lumière ambrée du début du soir, alors que le ciel se délavait en aquarelle de bleu au travers de l'architecture ciselée de la fenêtre, il faisait distraitement moirer les pierres précieuses qui ornaient ses bagues ouvragées : au juron proféré en russe par Stanislas, il concéda à détourner le regard.

Le visage du fils Karkaroff, alors, était animé par un impérieux courroux : il s'avérait que la bouteille de vodka qu'il conservait consciencieusement, et qu'il recherchait à présent avec frénésie, lui avait été dérobée. La sentence était implacable : il n'y aurait pas d'alcool.

Et si Blaise considéra l'information avec agacement, car c'était une alcôve paisible que promettait l'ivresse, une chimère brutalement arrachée, c'est à Stanislas qu'appartenait l'affront - et, oh, il semblait déterminer à le faire payer.

S'agissait-il d'une chose étonnante ? Il s'avérait qu'aucun d'entre eux ne faisait preuve de réserve dans l'exposé qu'ils présentaient au monde de l'ampleur de leurs fortunes familiales, que ce soit au travers de vêtements luxueux que de vanités précieuses ; et l'objet rejoignait le manteau de Zibeline qui avait été subtilisé à Blaise a l'occasion du nouvel an, dans la confusion du whisky pur feu et de toutes les autres choses. La théorie était la suivante : la prépondérance nouvelle d'étudiants au sang trouble, vicié, au sein de l'auguste nid des serpents, apportait une explication. Il s'en étaient entendus dans l'échange d'un regard teinté de mépris alors qu'ils abordaient le sujet en quittant le dédale du châteaux. Des cols de chemises minutieusement repassés et le cuir de chaussures onéreuses : ils arboraient alors l'attitude arrogante des adolescents de bonne famille.

Le soir de mai était silencieux et tiède : le velours émeraude des pelouses du château s'offrait paresseusement au soleil, et la toile éthérée de la rosée y scintillait à la façon d'une parure. Dans le sillage de leurs pas, ils marquaient le parfum sucré des fleurs humides de celui de leurs parfums capiteux ; de l'arôme onctueux du Karité ; et, finalement, du miel acidulé des cocktails improvisés, le mélange édulcoré du jus de citrouille avec un reliquat de bièraubeurre qui infusait dans les bouteilles empaquetées dans le papier kraft. Il bruissait occasionnellement en craquèlements secs, dans la prise désinvolte de Blaise, jusqu'à finalement s'évanouir dans l'harmonie d'une composition appliquée.

«  Une mélodie de Rosier pour t'apaiser, Stan », feula-t-il, et il levait les yeux au ciel ; « Elle est tellement attentionnée »  

Le regard que lui offrit le fils Karkaroff se trouvait pourtant exempt d'irritation. Et si l'héritier Zabini s'apprêtait à l'apostropher de nouveau, perplexe, les sourcils haussés, il était bientôt trop tard pour ça : ils avaient gagné la hauteur du sabbat.

Alycia portait du rouge ; évidemment qu'Alycia portait du rouge. Il se rappelait brièvement du cruor qui avait estampillé l'étoffe de sa chemise, quelques semaines auparavant, et l'empreinte empourprée qu'avait marqué le sang sur leurs bouches - son goût âcre, similaire au venin d'une vipère. Il détourna ses yeux comme l'on se détourne par pudeur d'un corps blessé, malade ; car maigre, gracile et blême, l'austère McWood offrait des symptômes similaires à ceux qu'il avait décelé chez Drago Malefoy, dans la déliquescence de l'hiver.

Et si elle était la pythie, il savait en comprendre les augures sinistres.

Ce ne fut qu'à cet instant qu'il prit conscience de l'étoffe, étouffée dans le carcan de ses doigts arachnéens ; et il savait qu'il s'agissait de la sienne comme il y devinait les initiales brodées qui estampillaient la soie. Il savait, et le regard qu'il porta à nouveau sur elle, brièvement, signifiait la confusion, à la façon d'une question silencieuse, brutale, comme il signifiait tout à la fois la connivence.

Mais s'il était un menteur terrible, il avait la morgue des orgueilleux.
La gratifia du hochement de tête qu'il offrit à chacune d'entre elles : à Lilianor, dont l'éclat de la chevelure blonde moirait a la lumière, et à Hope, avec lequel il existait le partage d'un secret. Silencieux, car il s'agissait de ne pas déchirer l'attention qu'elles portaient au jeu minutieux de Gabrielle au profit d'une autre source d'intérêt, il se recomposait bientôt pour offrir à Charlie le plus insolent de ses sourires.

(La tension, semblable au tintement menaçant d'une trille.)

« Nos offrandes, Kristen. », expliqua-t-il en lui présentant dans un tintement les bouteilles de verre. La couleur de l'infusion avait l'intensité du crépuscule. « Bon anniversaire. »

D'un mouvement du menton, il désigna Stanislas, lesté de leur présent.

« Nous sommes en retard - mais sois indulgente, d'accord ? Nous avons été victimes de vol. » précisa-t-il ; au fils Karkaroff, il offrit un regard d'entente teinté d'agacement pour lui permettre d'étayer leur argument.


Dernière édition par Blaise Zabini le Mer 27 Avr 2016 - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Mar 26 Avr 2016 - 12:16

Résumé du poste:
 

Un sujet qui mettrait toujours d’accord l’héritier Zabini et le fils Karkaroff, étaient l’absurdité d’admettre au cœur de la maison de Salazar Serpentard, des supposés sorciers dont l’origine atavique était corrompue. Seuls des vermines d’une abjection pareille pouvaient être à l’origine d’un tel irrespect – car impertinence il y avait eut.

Pendant qu’il marchait aux côtés de son éternel acolyte, Stanislas ruminait une aigreur non dissimulée qui tordait ses lèvres en une moue agacée. Au son des bouteilles qui s’entrechoquaient dans le sac carton, bringuebalées par la démarche désinvolte de Blaise, le fils Karkaroff cherchait un suspect à ce vol odieux. Appauvri d’une bouteille qu’il prenait soin de cacher depuis des semaines et dont la procuration avait été fastidieuse, il se jura de mettre la main sur le coupable et de lui faire payer son crime. Tôt ou tard.

Vêtus aussi élégamment que l’entendait leur lignage vertueux, les deux partenaires s’approchaient peu à peu du lieu de rendez-vous donné par Charlie. A mesure que la distance se réduisait entre celui-ci et leurs pas, une mélodie douce et envoûtante inonda le silence dont s’abreuvait encore le parc du château. Aussitôt la berceuse eut-elle gagné les tympans de Stanislas, l’irritation s’effaça de ses traits, qui retrouvèrent l’éclat d’une majesté froide – pourtant à cet instant, son faciès semblait réchauffé par les notes dansantes dans l’air.

Son visage se releva timidement, comme s’il cherchait à camoufler la corde sensible que faisait vibrer en lui l’instrument. Il était absorbé par le chant du violon. Inutile de s’interroger sur son musicien ; Stanislas connaissait déjà la réponse. C’aurait put être Lilianor, bien sûr – mais comme un cobra dressé au chant d’une flûte, le slave n’avait pas de doute sur la charmeuse.

Désormais assez proches pour que cette identité soit confirmée, c’est Blaise qui argua d’un air sarcastique les intentions de Gabrielle Rosier. Cependant, sa remarque ne fit pas réagir Stanislas, qui ne prit même pas la peine de venger sa pique. Peut-être Zabini avait-il dit cela en espérant détendre son camarade, qui était, il y a peu encore, animé par une colère sourde. D’ordinaire, Karkaroff aurait détourné sa moquerie, ou offert un sourire condescendant à Blaise. Pourtant, l’espace d’un instant, il sembla ensorcelé.

Se joignant aux demoiselles, Stanislas se ressaisi. D’un regard farouche, il contempla la violoncelliste s’adonner à la musique avec plus de retenue qu’à l’arrivée. Heureusement pour lui, seul Blaise semblait avoir capturé ce moment d’égarement. Dans une inspiration profonde, il détourna le regard et se reporta sur les autres invités qu’il salua d’un hochement de tête, sourire mutin aux coins des lèvres. Le maléfice de Rosier était rompu – pour l’instant.

Puis il se rallia aux côtés de Blaise qui présentait la décoction jus de citrouille et bièrreaubeurre à Charlie, tout en s’excusant du retard que le binôme avait prit, suite au vol. Ce malheureux incident lui revint alors en mémoire.

Exact, affirma-t-il avec un air de dégoût. Nous n’y changerons rien pour l’heure – mais je retrouverai ma bouteille. Le voleur avec. Il fit un mouvement négligé de la main, comme pour débarrasser cette nouvelle de la conversation. Enfin – bon anniversaire, sale peste.

Joignant le geste à la parole, Stanislas retrouva un sourire malicieux et d’un bras, attira contre lui sa meilleure amie qu’il félicita d’un candide baiser sur le front.

Cadeau de Blaise et Stanislas:
 
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Charlie K. Grant
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Sam 30 Avr 2016 - 18:13

Observant les fines silhouettes ─ définitivement pas Blaise ─ en se tenant le plus fièrement & gracieusement possible en étant vêtue d'un simple pull, Charlie désenchanta en découvrant le triste attroupement ; presque démuni de joie et d'émotions à la vue du corps frêle & amaigri de sa cadette. Ses cernes noires comme la nuit se dessinèrent plus distinctement au fur et à mesure qu'elles s'approchaient ; pourtant les yeux noisettes ne se détournait pas du tableau monotone que formait à elle seule la Partisane des Ténèbres. Son état empirait ; même un zombie possédait plus de vie que cet être démuni de vitalité. C'était désormais flagrant, autant que son style vestimentaire qui ne cessait de perdre de sa valeur. Pauvre d'elle.

Charlie se retint de justesse de lever les yeux au ciel sous sa réplique des plus pathétique ; décidément, la rivale de Daphné ne pouvait pas s'empêcher de se donner en spectacle. La prise de conscience de l'ampleur de la bêtise humaine ─ de sa bêtise, la frappa de plein fouet, comme un cognard rentrant en collision avec un joueur sur un terrain de Quidditch, ce sport si brutal & vulgaire.
Ne pas l'étrangler avant la fin de la soirée s'avérait être une tâche bien fastidieuse, désormais. « McWood. » en ajoutant à ses paroles un simple hochement de tête avec un sourire crispé. Sincèrement malveillant. Attrapant l'objet soigneusement emballé, qu'elle garda précieusement à la main.

« Un peu de respect pour ton aînée, Zyskowski », répondit-elle à l'autre blonde, tout de même contente de pouvoir constater sa présence plus qu'appréciée. « Bien sûr que tu avais besoin de Hope. Tu n'aurais certainement pas réussi toute seule. » Elle afficha évidemment un large sourire, enthousiaste ; se retournant vers la brune un court instant, un regard brillant ─ regorgeant de remerciements sincères. Quel que fusse le présent offert ; Charlie savait qu'il avait été choisi avec minutie & attention. Ce que méritait amplement l'organisatrice, bien sûr.

Détournant le regard des deux saules cogneuses de la maison de Salazar, l'une d'elle déposant soigneusement son instrument un peu plus loin, elle croisa de nouveau celui de la femme en rouge ; agenouillée devant elle, tout-à-fait affolée. « Déjà à genoux devant moi, McWood ? Je suis flattée. » Laissant échapper un ricanement amusé, tandis que l'autre protagoniste ramassait quelque chose qui n'était pas visible du point de vue de l'américaine, et fuyait aussi vite qu'un hippogriffe, Grant la fixa d'un air mauvais ; suspicieuse en réalité. Peut-être un peu curieuse, avouons-le, car si McWood n'avait pas souhaité partager son secret c'était parce que Charlie ne devait pas être au courant.

Et cette dernière n'aimait pas qu'on lui cache des choses.

Éloignant du mieux qu'elle pouvait ses envies de meurtre sur l'orpheline, elle sautilla presque lorsque Rosier arriva à sa hauteur ; fringuée telle l'aristocrate qu'elle demeurait. « Je le suis depuis ma naissance, voyons. » Elle rejeta évidemment l'idée de lui avouer les principales activités de sa fête, qui étaient principalement boire, manger, et danser. Et fumer. Ho, et pas boire du jus de citrouille : Blaise avait promis ! Il se débrouillerait pour ramener la source de ses désirs ─ il ne s'agissait pas de Stanislas bien sûr, mais d'alcool.

En parlant de son meilleur ami, voilà que l'image même de l'arrogance approchait, tandis que Gabrielle commençait à jouer de son violon. Charlie n'écoutait pas vraiment ce genre de registre : trop plat, trop lent. Pour la sorcière, plus ça faisait de bruit, mieux c'était. Pas le genre de bruit de la Grande Salle : les piaillements incessants des stupides Gryffondors étaient une abomination. Juste l'harmonie que créaient une guitare électrique, une basse, & une batterie ; qui te prenait par les tripes & qui te rendait sourd pendant de longues heures.
Cependant, elle accepta sans problème d'une part l'attention de la septième année, tant la mélodie jouée parfaitement l'envoûtait, d'autre part le sourire toujours aussi insolent de Zabini ─ le même depuis six longues années.
Répondant par le même étirement des lèvres, heureuse de retrouver ses deux boulets favoris, elle le perdit presque aussitôt à la vue des deux bouteilles ; ça ne sentait pas. Enfin, si on omettait le parfum environnant du Karité. La chute fut impardonnable, parsemée de son deuxième prénom qu'elle détestait et dont elle était si fière. Un souvenir beaucoup trop douloureux, lorsqu'on en connaissait sa provenance. Mais elle fit abstraction : comme à chaque anniversaire.
Mais Charlie n'était pas apte à se concentrer, alors qu'une colère fiévreuse montait indéniablement ; à la fois similaire & contraire au soleil qui descendait & se cachait bientôt derrière la forêt.

Ils n'avaient pas d'alcool, pire ; il n'y aurait pas d'alcool.

« Vous êtes les derniers. » Feula-t-elle, agacée ; fixant les deux mousquetaires, telle une mère qui grondait terriblement ses deux gamins. « Je m'en tape. Vol ou pas vol, Vous n'êtes même pas foutus de ramener une bouteille quoi, une bouteille » Elle leva une main, prête à frapper le premier qui oserait la contredire ; pour finalement la laisser retomber mollement sur sa cuisse, se rappelant vaguement des marques de bagues laissées sur la joue de l'Italien, quelques semaines auparavant. « De la bièrreaubeurre, sérieux ? Vous êtes les pires amis de toute la Terre les gars. » S'attendant à une marque d'affection de la part de son Stanis ─ Blaise, la prendre dans ses bras. Alycia ? Peut-être. Daphné ? Sûrement. Charlie ? Jamais. cette dernière accepta finalement, avant de se dégager de ses bras chauds, têtue. « T'as cru que j'étais une fille facile ? » Évidemment. Puis sa bouche s'étira, presque ; peste. Bien sûre que c'était une peste. Sa peste. Ouais, décidément trop fière pour admettre sa défaite. Parce que ; son directeur de maison l'avait tout de même avertie, connaissant parfaitement la jeune femme. Au moindre dérapage, ce serait elle la seule & unique fautive. Alors peut-être que le manque de boissons alcoolisées jouait en sa faveur. Que c'était un signe, qu'elle n'avouerait pour rien au monde évidemment, mais un signe tout de même. Étant bien décidée à faire la tronche pendant un moment, elle souffla longuement, avant de retirer son cadeau des mains de Karkaroff, qu'elle ouvrirait plus tard en même temps que les autres, & de voler les bouteilles de l'emprise de Zabini. « Merci.. & merci. Je vais aller me soûler au jus de citrouille, si ça vous ennuie pas. Je vous invite à faire de même pour noyer votre insouciance. Blaireaux. » Puis elle se détourna, non sans un regard massacrant, puis se dirigea vers la table où siégeaient différents amuses-bouches, et un dîner pour un tout un peuple ; sorti tout droit des cuisines du château.

« Bon, maintenant que tout le monde est là, la fête peut enfin commencer ! Ho et, excusez le manque cruel de boissons intéressantes, on ne peut faire confiance à personne. » Ouvrant finalement les deux bouteilles, l'odeur de miel & de citrouille s'infiltrant sauvagement dans ses douces narines, elle commença son digne service.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Sam 28 Mai 2016 - 16:12



Le samedi 19 Mai 1997 - Le parc, vers 21H


Tandis que Charlie et Hope venaient tout juste de terminer les préparatifs pour l'anniversaire de la reine du jour - Charlie, donc -, les deux serpentards pouvaient voir Gabrielle, Lilianor et Alycia arriver au loin. Toute contente, Hope arriva à leur hauteur presque en sautillant, avant de déposer une bise sur la joue de chacune d'elles. « Oh ! C'est parfait Lili, allons donner tout ça à Charlie ! », répondit Hope, lorsque Lilianor lui montra le sac qu'elle tenait dans sa main. Avec un grand sourire, Hope suivit son amie australienne qui déposa le paquet près de la table où se trouvaient la nourriture et les boissons. C'était des vêtements de créateurs, des tenues de grandes marques que Hope et Lilianor avaient elles-mêmes choisies. Evidemment, avec le fait que Poudlard était en quarantaine, elles n'avaient pas pu faire de shopping aux dernières vacances - ce que Hope regrettait tellement ! - mais elles avaient choisi les tenues sur catalogue. Et comme elles n'avaient pas pu voir les ténues en vrai... elles en avaient commandé plus que de raison. Après tout, comme ça, elles étaient au moins sûres de ne pas se tromper !

Mais tandis que Lilianor était allée souhaiter un joyeux anniversaire à Charlie, Hope, quant à elle, était restée à côté d'Alycia. « Ta robe est si belle, Alycia, et cette couleur te va tellement bien ! », dit-elle à son amie avec un beau sourire, en omettant toutefois volontairement de dire à quel point elle avait minci. « Ne t'en fais pas, ma très chère Alycia, ce fut pour moi un véritable plaisir d'aider Charlie pour son anniversaire ! ». Mais à peine Hope avait-elle terminé sa phrase, qu'elle vit l'expression de son amie changer du tout au tout ! Soudain, Alycia lâcha la main de la petite Westminbrook, et elle sembla alors complètement paniquée. Elle se rua littéralement aux pieds de Charlie, sans que Hope ne comprenne véritablement pourquoi. Mais c'est à ce moment-là que Gabrielle arriva, et Hope détourna alors son regard d'Alycia. « Merci beaucoup, Gabrielle ! Je te retourne le compliment, d'ailleurs : cette tenue te va à merveille ! », dit-elle à son amie, toute contente, avec encore ce grand sourire aux lèvres.

Suite à cela, Alycia s'éloigna de Charlie, et Hope fit les quelques pas qui la séparaient de la jeune McWood, pour se trouver une nouvelle fois près d'elle. Qu'avait-elle donc à la main ? On aurait dit un mouchoir. Malheureusement, ce dernier semblait être plein de terre, et Hope craignait que, si elle le gardait trop à la main, elle ne risque de se salir. « Alycia, ne le garde donc pas ainsi, ce serait tellement dommage que, par inadvertance, des tâches de terre salissent ta si belle robe... ». Et, sans attendre une seconde de plus, Hope attrapa le mouchoir qu'Alycia tenait précieusement dans sa main, si vite que cette dernière ne parvint à pas à se rendre compte de ce que faisait la jeune fille. Et il était certain que, si elle avait pu s'en rendre compte, Alycia l'en aurait empêchée. Le mouchoir dans ses mains, Hope s'appliqua rapidement à retirer la terre qui souillait le morceau de soie, jusqu'à ce que ses doigts effleurent les initiales finement brodées.

Hope se serait évidemment attendue à un « A » et un « M », les initiales d'Alycia McWood. Mais quand elle réalisa qu'elles étaient les lettres brodées, Hope fronça les sourcils. Elle murmura alors ses paroles, si bas que même Alycia aurait eu du mal à l'entendre, quand bien même se trouvait-elle juste face à elle. « B.. et... ». Et elle comprit. Instinctivement elle plaqua sa main sur sa bouche, comme pour être certaine que la seconde initiale ne sortirait pas de ses lèvres sans le vouloir. « BZ », comme... Blaise Zabini. Fort heureusement, Gabrielle avait commencé à jouer de la musique, si bien que les paroles de Hope et d'Alycia seraient à présent couvertes par les notes qu'elle était en train de jouer.

Mais comment cela était-il possible ? Comment Alycia pouvait-elle détenir le mouchoir de... de Blaise Zabini ? Hope ne parvenait pas à réaliser. Elle regarda son amie avec de grands yeux, tout en essayant de garder le comportement le plus naturel possible - aux vues de ce qu'elle venait d'apprendre, tout du moins ! - et elle guida son amie un peu plus loin. « Tu devrais faire bien plus attention, on ne sait jamais », lui dit-elle après avoir repris contenance. A la différence d'autres personnes, Hope savait très bien garder un secret. Ainsi, celui d'Alycia serait bien gardé. Mais ce n'était malheureusement pas le cas de tout le monde. C'est ce moment précis que choisirent les garçons pour arriver à la fête d'anniversaire de Charlie.  Blaise et Stanislas s'approchèrent alors de la reine du jour, et Hope leur tourna très légèrement le dos, pour qu'ils ne voient pas ce qu'elle faisait. Hope rendit alors bien discrètement son mouchoir à Alycia, tout en lui lançant un petit regard. Hope voulait en savoir plus. Mais ce n'était ni le jour, ni le moment.



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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Lun 25 Juil 2016 - 19:27

ROYALS

Il s'agit tout d'abord d'un long frisson, d'un léger bourdonnement dans l'air. Alycia lève les yeux, désorientée, mais il n'y a rien à voir ; car il ne s'est rien passé.

Ce frisson, qui parcourt sa colonne vertébrale, ne fait que s'amplifier, et, très vite, le monde commence à tourner tout autour d'elle.

« Je ne me sens pas très bien »
parvient-elle à articuler, car la nausée la guette.

Et, Gabrielle Rosier, en bonne préfète-en-chef, en prend tout de suite la responsabilité.

« Je vais l'emmener à l'infirmerie » dit-elle en tenant le bras d'Alycia pour ne pas qu'elle s'écroule. « Désolée, Charlie. Bon anniversaire quand même ! »

Alycia parvient difficilement à s'excuser auprès de l'hôte de la soirée avant de se laisser entraîner par Gabrielle, vaincue par la maladie qui se déclare au mauvais moment.


HRP - Gabrielle Rosier & Alycia McWood quittent le parc.
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   Dim 4 Sep 2016 - 0:37

Je savais que l'anniversaire de Charlie allait assurer, surtout que j'étais amie avec tous les gens présents. Avec Hope, je m'étais arrangée pour avoir un cadeau très potable à donner à l'Américaine. J'étais chargée de l'amener et c'est exactement ce que j'avais fait, étant venue en compagnie d'Alycia et Gabrielle alors que Hope se trouvait déjà en compagnie de l'autre blonde.

Après avoir été mettre le sac contenant des tenues de marques pour Charlie, en compagnie de Hope, je suis allée souhaiter joyeux anniversaire à mon amie Américaine. Elle me "remercia" à sa façon mentionnant le respect pour une aînée et que j'avais besoin de la jeune Westminbrook sinon je n'aurais pu réussir toute seule. J'eus un rire amusé en lui disant : « Oh, mais blondasse, si je ne te respecterais pas, tu aurais encore plus de rides que tu en as à l'heure actuelle ! » Dis-je, avec un sourire amusé, alors qu'Alycia s'était approchée de Charlie. Je m'étais un peu éloignée, voyant Gabrielle avec son violon et jouer un morceau. Aussitôt, j'ai été chercher le mien que j'avais apporté en accompagnant la préfète en chef, voyant Stanislas et Blaise se pointer en même temps. Toujours en retard, ces deux-là.

C'est à cet instant-là que je vis Alycia avoir un malaise, où je me suis aussitôt arrêtée de jouer de mon violon en m'approchant d'elle. Gabrielle fit de même comme tous les autres présents. La préfète en chef avait donc dit qu'elle se chargeait d'amener Alycia à l'infirmerie. Je lui ai murmuré un "À tout à l'heure", avant que je ne regarde les deux filles quitter. Je me suis approchée de Stanislas en lui disant : « Tu crains, t'es même pas venu me voir, Karkaroff. La prochaine fois, j'te jure que tu finis dans le lac ! » Dis-je, à mon mentor, d'un sourire amusé. Rien ne m'empêchait de m'amuser malgré le départ soudain d'Alycia. J'ai salué Blaise au passage avant de me rendre au buffet et prendre un truc vite fait à manger. Je dis, à Hope :

« Aly sera rétablie rapidement, j'en suis sûre. Ça aurait été cool qu'elle soit là mais bon, on lui apportera les restants tout à l'heure. » Dis-je, en souriant, me tournant vers Charlie. « Bon, tu bouges, Grant ? La soirée ne fait que commencer et t'es encore plantée là à faire ta mamie avec tout le monde. » J'eus un rire.
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MessageSujet: Re: Royals | Libre   

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