Engagement – Hope Westminbrook & libre

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MessageSujet: Engagement – Hope Westminbrook & libre   Dim 24 Avr 2016 - 23:54

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Tour d'astronomie. 31 Mai 1997 - 23:00


L’obscur voile de Morphée avait recouvert ciel et terre. Depuis plusieurs heures déjà, la nuit prenait place dans un éden d’encre parsemé d’une scintillante guirlande d’étoiles. Les astres dansaient dans le ciel autour d’une lune creuse, visage blême régnant sur les ténèbres.

Parmi les nuances sombres peignant ce tableau nocturne s’élèvait un grain de lumière – infime et intense tout à la fois. C’est au sommet de la tour d’astronomie, là où les nuages épousaient la pierre de Poudlard que nacquit le bourgeon de lumière. A l’extrémité d’une baguette, il fleurit et rayonna dans un halo chaleureux.

Lumos !

La voix était mal assurée – l’accent de la nervosité résonnait au fond de l’incantation. Une forme encapuchonnée sembla flotter entre les remparts de la tour d’astronomie. Ses déplacements agités firent virevolter la cape qui tourbillonna sous le souffle du vent. Tournant en rond à la façon d’un lion en cage, l’individu contenait un mélange de rage et de panique prêt à imploser.

Là-haut, si haut que la lune pourrait y choir, les courants d’air se faisaient plus denses. Une énième vague de ces agitations aérienne retira alors brusquement la capuche de l’intrus. Dans un sifflement d’irritation, Stanislas Karkaroff s’efforça de maintenir le sommet de la cape sur son crâne.

Ce n’était pas dans son habitude de quitter les dortoirs, passé le couvre-feu, de surcroît en étant seul – et pour cause, il avait une peur irrépressible du noir. Mais cette nuit, Stanislas faisait fit de ces enfantillages. Car cette nuit, il y avait pire encore que d’avoir eut à grimper jusqu’ici, dans l’obscurité, entouré de bruits étranges comme inquiétants et avec la menace de se faire surprendre par un professeur. De tout cela, il n’en avait plus rien à faire – du moins pour l’instant.

En cette heure, le véritable problème prenait sa source dans un courrier que son père, Tsvatan Karkaroff, lui avait envoyé et fut reçu ce jour-ci. Un courrier qui avait courroucé le fils Karkaroff au-delà des mots. Tenant la lettre dans ses mains crispées par la colère, Stanislas s’évertuait à relire les phrase empruntent sur le morceau de parchemins, comme s’il s’était trompé, comme s’il y avait une erreur. A chaque retour de ligne, aucune surprise : les mots ne changeaient pas, restant figés.

Cette missive signée du sceau de sa famille l’informait d’une nouvelle capitale. Une alliance entre sa famille, les Karkaroff et celle des Westminbrook, noble et ancienne famille de sang-pur aux racines scandinaves. Une alliance stratégique, politique, aristocratique et d’autres termes en ‘ique’ qui lui sortaient par les yeux en cet instant. Une alliance, scellée par un mariage. Le sien.

Si ses mains avaient pu laisser jaillir toute sa colère, la lettre aurait été depuis bien longtemps consumée et réduite en cendre sous ses doigts brûlants du sang qui pulsait dans ses veines. Son cœur battait plus vite, pour qu’ainsi son cerveau fusse rapidement alimenté et apte à réfléchir à la vitesse de la lumière.

Une alliance. Un Mariage. Duquel on ne lui avait jamais parlé – hors, son père lui avait juré de le tenir au fait d’une quelconque stratégie le concernant. Traître. Que ne lui avait-il pas dit, qu’est-ce qui avait changé pour que soudain il fut mis à l’écart et placé en victime ignorante ?

Une alliance. Un mariage. Avec les Westminbrook, mais plus précisément, avec Hope Westminbrook. Jeune adolescente de deux ans sa cadette, jamais Stanislas n’aurait pu l’envisager – ou alors pour son plus petit frère, Feliks, lui-même âgé de quinze ans. Bien qu’un peu chiffe molle et à tendance progressiste, c’aurait été un moyen judicieux de le remettre à sa place au sein de l’aristocratie – plutôt qu’il ne s’acoquine aux sang-de-bourbes !

Cette colère, cette incompréhension, cette absence de réponse : tout mettait Stanislas dans un état de fureur peu commun. Il se sentait trahi et victime de manigance. Désireux d’obtenir plus d’informations, la seule idée qu’il avait eut était de contacter celle qu’on lui avait choisie : Hope Westminbrook elle-même.

Peut-être avait-elle eu le privilège d’être mise au courant, ou bien l’avait-on consulté sur la question – cette hypothèse était vraiment très peu envisageable et Stanislas le savait pertinemment au fond de lui. Mais il espérait simplement qu’on lui explique plus amplement cette nouvelle, qu’au travers d’un simple courrier qui sonnait comme une fatalité amère.

Alors, peu avant l’heure du couché, il avait pris soin d’envoyer un message à sa cadette pour la convoquer au sommet de la tour d’astronomie, après que vingt-trois heures ait sonné. Il fallait faire preuve d’une grande prudence ; personne ne devait savoir, ni même supposer leur entrevue. C'aurait attiré les soupçons.

Message de Stanislas à Hope:
 

Si cet accord inter-familles avait eut lieu à l’extérieur de Poudlard, personne ici ne pouvait en être au fait – ce qui devait rester ainsi. La nouvelle si fraîche, si neuve, si inattendue… Ce pouvait être une erreur, après tout. Tant que Stanislas n’aurait pas eu une conversation de vive voix avec son père, c’est de cette façon qu’il considérerait l’annonce. Rien ne servait d’en alerter qui que ce soit. Rien n’était joué. C’est ce qu’il espérait.

Impatient que Hope ne vienne le rejoindre – cet endroit n’était d’ailleurs pas très rassurant, de nuit – Stanislas envisagea toute les possibilités. Et si c’était vrai ? Un instant, le visage doux et clair de miss Westminbrook lui apparu. Il n’en avait jamais été très proche. Hope était une jeune fille très agréable, tant d’un point de vue physique que moral. Plusieurs fois ils avaient été amenés à se côtoyer, faisant partis du même cercle d’amis. Cependant, leurs échanges étaient restés très cordiaux, ne dépassant jamais les limites d’une bonne camaraderie. Stanislas appréciait Hope mais ne pouvait pas se vanter de connaître la demoiselle, au demeurant charmant.

Sur cette réflexion, le bruit de la lourde porte en bois interrompit les murmures du vent. Stanislas se tourna vers la nouvelle venue, le visage dépité et amère. S’approchant et retirant sa capuche.

Merci d’être venue, Westminbrook. J'espère que tu n'as eu aucun problème pour venir. Il présenta son courrier d’une main. Je souhaitais te parler de ceci – en lieu sûr.


Dernière édition par Stanislas Karkaroff le Lun 27 Juin 2016 - 14:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Engagement – Hope Westminbrook & libre   Lun 25 Avr 2016 - 19:28



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Ce matin-là, alors que les hiboux livraient leur courrier aux élèves de Poudlard, une lettre plus que toute autre attira l'attention de Hope. Cachée entre un nouvel exemplaire du Mensuel de Métamorphoses et une lettre de la gentille Cataleya Galvão, cette missive était plus petite que les autres, plus fine, et elle faillit presque passer inaperçue si toutefois elle ne se distinguait pas des autres par la qualité du parchemin qui avait été utilisé, et l'écriture que Hope reconnaissait si bien - celle de Phinéas, son parain. Intriguée et heureuse d'avoir des nouvelles de lui, elle décacheta l'enveloppe qui portait le seau de la famille Beurk. Mais, alors que les lignes défilaient sous ses yeux, elle perdait peu à peu son sourire. Ses grands yeux bleus regardaient alors fixement la missive qu'elle tenait dans ses mains, alors qu'elle était assise à la table des Serpentards. Non, c'était impossible, les nouvelles qu'elle recevait ne pouvaient pas être vraies. Et, au milieu de toutes les absurdités qu'elle apprenait, un nom ressortit.

Stanislas Karkaroff.


La tasse de thé qu'elle avait dans ses mains manqua de peu de se casser lorsqu'elle la lâcha un peu trop vite, sous le coup de la surprise. Un peu de sa boisson se renversa d'ailleurs sur la table mais elle n'y fit même pas attention, et elle poursuivit sa lecture ; elle la reprit, encore et encore, comme pour s'assurer qu'elle ne se trompait pas. A ce moment-là, son teint devait être encore plus pâle qu'à l'accoutumée. Elle tourna alors son regard azur vers l'une des extrémités de la table des Serpentards, là où les sixièmes et septièmes années se trouvaient généralement : elle vit Gabrielle, Charlie... mais pas de Stanislas Karkaroff. Elle l'avait cherché du regard pour voir si, lui aussi, il avait reçu la même lettre qu'elle. L'espace d'un instant, elle considéra l'hypothèse qu'il pouvait être au courant de la situation, que sa famille l'avait mis dans la confidence. Non, c'était stupide. Jamais il n'aurait pu cautionner ça, cacher ça, comme si de rien n'était. A plus forte raison parce que dix jours plus tôt, ils s'étaient retrouvés tous deux à l'anniversaire de Charlie Grant, et que son comportement n'avait en rien été différent de ce dont elle avait l'habitude de sa part ; gentil, cordial, mais sans plus.

Hope, qui tenait toujours la lettre bien fermement dans ses mains, se leva d'un seul coup et quitta la grande salle avant la fin du petit déjeuner. Non, c'était impossible, jamais Phinéas n'aurait pu lui faire ça... pas sans l'accord de son père... et sans que Rowan ne soit au courant... Tout bien réfléchis, oui, Phinéas aurait très bien pu faire ça. Seulement, Hope se refusait à le croire. Pas à elle. Courant plus qu'elle ne marchait, elle dévala les escaliers qui menaient aux cachots, à toute vitesse, pour rejoindre la Salle Commune des Serpentard au plus vite. Tout le long du chemin, elle priait intérieurement pour ne pas avoir à croiser Stanislas. Tout ce qu'elle voulait, c'était être seule, tranquille, et surtout, surtout... ne voir personne. Elle traversa la salle commune pour monter jusqu'au dortoir, sans même regarder qui se trouvait là ou non, puis elle s'assit sur son lit, ouvrit le tiroir de la table de chevet où elle rangea la missive, avant de le refermer d'un geste rageur. Elle resta cachée là, dans son dortoir, toute la journée, comme si le fait de rester enfermée ici, à l'abri des regards, rendrait les choses moins réalistes.

Cependant, Hope devait bien se rendre à l'évidence qu'elle ne pouvait décemment pas rester là toute la journée, mais l'idée d'aller en cours ne lui plaisait pas plus. Ainsi elle décida qu'elle se ferait porter pâle, pour éviter les cinq heures de cours auxquelles elle devrait normalement participer. Bien évidemment, louper un cours n'était absolument pas son genre, elle qui était une élève studieuse et appliquée, et qui s'évertuait toujours à travailler plus qu'elle ne devait. Mais encore une fois, aux vues des circonstances, elle considéra qu'il était tout à fait normal de s'accorder une journée de repos. Ou plutôt, une journée pour digérer la nouvelle.  

Pour se changer les idées - si tant est que cela fut possible - elle décida d'écrire une lettre à Cataleya, en réponse à celle qu'elle avait reçut d'elle ce matin-là. Elle ne fit évidemment aucune mention de la nouvelle - en réalité, elle se garderait bien d'en parler à qui que ce soit, à Poudlard - et ne désirait aucunement prendre contact avec Phinéas. Elle hésita à écrire à son frère mais elle se retint ; elle devrait lui écrire lorsqu'elle aurait les idées plus claires et qu'elle serait moins paniquée. Mais lorsqu'elle arriva à la volière pour envoyer sa lettre, elle s'aperçut qu'une chouette tenait dans son bec une missive. L'oiseau s'approcha alors, se présenta à elle, et la lâcha à ses pieds, avant de s'envoler.  Elle n'était pas venue manger dans la grande salle à midi, la chouette n'avait donc pas pu la lui remettre plus tôt. Intriguée et ayant une appréhension logique aux vues de ce qu'elle avait appris le matin-même, elle ouvrit la lettre.

« A Hope Westminbrook,

Je voudrais m’entretenir avec toi – au plus vite. C’est urgent. Je t’attendrai au sommet de la tour d’astronomie, après les vingt-trois coups du clocher. C’est très important. J’espère que tu viendras.

Stanislas Karkaroff »


Mais ses appréhensions lui semblèrent alors fondées ; Hope se serait bien passée de recevoir une telle missive de la part de Stanislas, bien qu'elle devait reconnaître que sa lettre était tout de même nécessaire aux vues des circonstances. Si elle viendrait ? On ne pouvait pas dire que cette perspective l'enchantait vraiment. Toutefois, elle connaissait la raison pour laquelle il désirait s'entretenir avec elle : La même raison qui la poussait à vouloir l'éviter ; leurs fiançailles. Alors elle le retrouverait ce soir-là, à l'heure indiquée.

Il était à présent bientôt vingt-trois heures. Là, toujours dans son dortoir, elle avait décidé de sauter le repas du soir également, et de ne pas se présenter dans la Grande Salle. A ses amies qui s'inquiétaient pour elle, elle prétexta être un peu fiévreuse, afin de ne pas avoir à les suivre. Fort heureusement pour elle, les elfes de maison consentirent à lui donner un petit encas qu'elle mangea lorsqu'elle se retrouva seule. A présent que le château était plus calme, vu l'heure tardive, elle attendit que Harmonie - son amie et camarade de dortoir - s'endorme, puis elle remit sa cape de sorcière, et elle quitta la salle commune. Elle espérait toutefois que, aux vues des circonstances, si Gabrielle l'apercevait sortir à une heure pareille de la Salle Commune de Serpentard, elle comprendrait, bien qu'elle n'avait aucune envie de parler de tout ceci pour le moment. La chance sembla lui sourire car elle ne croisa personne dans les couloirs. Personne mis à part son énorme chat blanc qui la suivait, en silence, alors qu'elle traversait toute l'école.

Un peu angoissée, Hope grimpait une à une les marches interminables qui menaient jusqu'à la tour d'Astronomie. Elle avait bien malgré elle une impression étrange, comme une boule dans sa gorge qui l'empêcherait de respirer convenablement. A cela s'ajoutaient toutes les questions qu'elle avait en tête. Elle soupira une nouvelle fois, tandis qu'elle voyait le bout de cet interminable escalier. Là, devant la lourde porte de bois, elle hésita un instant. Elle savait pertinemment qu'elle ouvrirait cette porte pour rejoindre Stanislas, mais elle redoutait de devoir lui parler. Cette lettre qu'elle avait reçue ce matin-là l'avait perturbée plus que de raison, mais elle avait toutefois essayé de l'ignorer. Là, à partir du moment où ils auraient cette discussion qu'elle redoutait tant, les choses seraient plus réelles, plus vivaces, et elle ne pourrait plus les ignorer ; du moins pas avec lui.  Elle pouvait sentir son coeur battre un peu trop fort dans sa poitrine, alors qu'elle posait la main sur la poigné. Enfin, elle l'ouvrit.

Stanislas se trouvait déjà là, il l'attendait. Cela lui rappelait d'ailleurs étrangement la fois où elle avait donné rendez-vous à Blaise Zabini, un soir. Quoi que ce fut évidement pour des raisons bien différentes ; décidément, elle commençait à avoir l'habitude des rendez-vous nocturnes. Elle s'approcha de lui, sans un bruit, sans un mot, et lorsqu'il remarqua sa présence, c'est lui qui fit les quelques pas qui les séparaient encore. « Non, ne t'en fais pas, je n'ai pas rencontré de problème. J'ai pris soin de faire attention à ce que personne ne me suive ». Personne mis à part son chat blanc qui s'était assise à ses pieds. De toute évidence, s'il y avait bien une chose qu'elle redoutait plus encore que le fait de devoir parler de ses subites et inattendues fiancailles, c'était de devoir expliquer pour quelle raison elle retrouvait un jeune homme, de nuit, en haut de la tour d'Astronomie. Il lui montra alors la lettre qu'il avait avec lui, une lettre similaire à celle qu'elle avait reçue. Hope hocha la tête. « Vu la missive que tu m'as envoyée, je me suis doutée qu'il devait s'agir de cela ». Mais elle aurait mille fois préféré éviter cette conversation. Hope lui fit alors un pauvre sourire, désolée, avant de reprendre. « Toi non plus, tu n'étais donc au courant de rien... Un instant j'ai pensé que tu avais pu avoir le privilège d'être mis dans la confidence ».  

Evidemment, si Phinéas s'était bien gardé de parler de ses projets à Hope, la famille Karkaroff avait dû prendre soin de faire de même avec leur fils. Un instant, Hope se demanda d'ailleurs pourquoi Phinéas avait manifestement pris l'initiative de lui-même. Peut-être que, en outrepassant ses droits, il voulait éviter que Rowan ne s'oppose à lui. Mais Rowan était-il seulement au courant ? « Pour tout te dire, je ne parviens pas à croire que cette lettre soit arrivée ce matin ». Après tout, Rowan lui-même lui avait assuré que personne ne lui n'était destiné. C'était peut-être quelque chose d'étrange, ou du moins d'anormal, d'avoir une jeune fille de quinze ans sans le moindre promis, dans la Haute Aristocratie, alors Phinéas avait pris les devants. « Je refuse que qui que ce soit, à Poudlard, soit au courant », lui dit-elle rapidement, comme pour se débarrasser de ce qu'elle devait dire. Elle n'en avait pas honte, le problème n'était pas là, mais elle préférait que personne ne le sache. « Mais cependant, peut-être que... aux vues des circonstances, tu pourrais m'appeler Hope, maintenant ? ».  




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MessageSujet: Re: Engagement – Hope Westminbrook & libre   Mar 31 Mai 2016 - 21:58

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Tour d'astronomie – 31 Mai 1997, 23:03

Son arrivée s’était faite si discrète qu’il ne l’aurait presque pas remarqué. Entre les gifles du vent nocturne et la pénombre, ce n’était pas chose aisé de déterminer les présences alentours ; ce qui assurait néanmoins une conversation confidentielle. Recouverte également d’une cape noire flottante autour de son corps fuselé, Hope se déplaçait avec l’élégance et la légèreté des spectres ; équivoque au ton que prenait leur rencontre. Le visage du fils Karkaroff lui, était aussi froid et noble que le marbre d’une statue grec.

Au pied de la demoiselle s’était assit sagement un chat blanc, au pelage velouté. Tant le calme et la prestance de l’animal lui accordait une attitude presque humaine. Si la rencontre s’était déroulée en d’autres termes, il aurait été certain que Stanislas se serait presque jeté sur le félin pour le cajoler. Mais au lieu de ça, toute son attention était focalisé sur les mots de Hope ; elle assurait que personne ne l’ait suivit, ce à quoi Karkaroff acquiesça, rasséréné.

Sans même avoir à y jeter un regard, Hope confirma d’un signe de tête qu’elle connaissait déjà la raison de cette entrevue. Evidemment, la jeune fille ne prit pas la peine de s’informer du contenu de la lettre que lui présentait Stanislas ; il était certain qu’elle en eut reçu une similaire en cette affreuse journée et confirma malheureusement les doutes du septième année en achevant, d’une voix navrée « Toi non plus, tu n'étais donc au courant de rien... Un instant j'ai pensé que tu avais pu avoir le privilège d'être mis dans la confidence. »

La tempête qui prenait en assaut le cœur du slave déforma sa figure dans une moue de colère mal-retenue. La plus jeune avait vu tout juste ; aucun préavis ne lui avait été fait, principale raison de son courroux. Un rire sarcastique fit sursauter son torse, amer « Non. Ils ne m’ont rien dit – rien du tout, cracha-t-il. J’ai appris la nouvelle aujourd’hui. Comme toi. » Et tout les deux avaient été piégé. C’est le sentiment sale et dégradant qu’avait eut Stanislas lorsqu’il comprit que Hope était aussi ignorante que lui. C’était un manque de respect – ou de confiance, que Karkaroff ne comprenait pas. Après tout, il avait atteint un âge où sa complicité n’était pas à remettre en question – lui avait-on laissé croire. C’est déçu et trahi qu’il était.

« Pour tout te dire, je ne parviens pas à croire que cette lettre soit arrivée ce matin. » Elle semblait si fragile, si douce, si triste tout à la fois. Hope Westminbrook ressentait la déception d’une toute autre manière. La colère lui était lointaine et sa voix prenait davantage l’accent de la désolation ; ce qui modéra le ton glacial de Stanislas. « Moi non plus, Westminbrook. J’espérais que mon père ait l’obligeance de me tenir informé de ces affaires. Son visage s’offusqua. Je veux dire – il m’avait garantit que nous y réfléchirions ensemble. Sans aucune explication, tout avait subitement basculé ; ce n’était pas clair, ce n’était pas possible, ce n’était pas prévu. Une promesse qu’il m’avait faite avant même que tu me sois envisagée, d’ailleurs. »

Comme pour répondre à ses derniers mots, la jeune sorcière s’empressa d’ajouter « Je refuse que qui que ce soit, à Poudlard, soit au courant. » Stanislas croisa son regard, le bleu de leurs yeux s’emmêlant dans l’obscurité. Les termes employés étaient clairs ; fermes. Dissimuler la nouvelle annonçait le malaise que celle-ci créée auprès de Hope ; c’était occulter la fatalité. Stanislas accepta d’un signe de tête ; sentant nettement qu’il devait rassurer sa cadette sur ses intentions. Ils n’étaient pas des ennemis, et il allait falloir s’aimer autant que se soutenir dans cette épreuve. De plus, en ne dévoilant pas les projets de leurs familles, leurs fiançailles devenaient moins réelles, ce qui conforta également Karkaroff « Entendu – nous n’en parlerons à personne. » - « Mais cependant, peut-être que... aux vues des circonstances, tu pourrais m'appeler Hope, maintenant ? » Il ne l’avait jamais fait. Le respect mêlé à leur relation distante, tout juste qualifiable d’amicale, ne l’avait jamais poussé à l’appeler par son prénom. D’un sourire à peine visible il reprit « Tu as raison – … Hope. »

Le vent devenait plus mordant à mesure que les minutes passaient. Rangeant la missive en sa poche de pantalon, Stanislas eut le regard vague, quelques secondes, faisant le point sur la situation. « J’aimerais pouvoir te dire que les choses vont s’arranger, Hope. Mais il n’est pas fréquent qu’une alliance par fiançailles soit rediscutée, comme tu le sais – la chose allait arriver un jour ou l’autre. » C’était une réalité qu’il ne fallait cependant pas omettre, quand bien même elle semblait douloureuse à entendre pour la jeune fille. « Je vais toutefois prendre contact avec mes parents. Certains points me restent à comprendre. » La colère n’avait pas quitté sa voix, mais elle restait glacée et sourde – contrôlée par un grand sang-froid d’un ton qu’il voulait tempéré, pour ne pas intimider Hope. « Si j’en apprenais davantage, je t’en ferais part. »

En réalité, le sujet qui lui brûlait les lèvres était la raison de l’ignorance dans laquelle son père l’avait gardé. La nouvelle était arrivée sans prévenir et l’avait secoué dans ses certitudes, dans ses projets d’avenir. D’une voix plus calme, il prononça ces mots  « Les traditions sont les traditions. Et cet arrangement est un devoir inévitable – toutefois j’ai conscience que tu aurais souhaité un autre prétendant que moi. » Stanislas Karkaroff. Jamais il ne lui avait fait de mal – jamais ne lui en ferait-il, compte tenu du rang prestigieux de Hope et de son innocence limpide. Cependant il restait loin de l’image du parfait époux qu’aurait mérité la demoiselle. Voire même seulement du parfait petit-ami. Volage, arrogant, égoïste, baratineur… Les relations qui lui convenaient le mieux étaient celles qui duraient le temps d’une nuit ; le temps d’une étreinte. Une réputation qui le suivait insidieusement et dont il ne s’étonnerait pas que Hope soit au courant. Malgré ses défauts, il savait également se montrer très prévenant et agréable, ce qu’il saurait prouver à Hope le moment venu. « Si les fiançailles devaient se confirmer – et j’insiste sur le conditionnel. … » Il fit une pause, soupirant. « Je te jure de rendre ce devoir le plus agréable possible. »

Derrière ses mots, il espérait se méprendre et ravaler sa promesse. Ce n’était pas ce qu’il avait envisagé pour son futur ; mais il serait fou de lutter contre ses obligations. A chacune de ses sentences, il scrutait le visage opalin de la jeune fille, qui renvoyait une image si pur et tendre, en contraste de ce qu’il était, lui. C’était un crime – celui d’offrir l’agneau immaculé au loup ténébreux.


Dernière édition par Stanislas Karkaroff le Sam 30 Juil 2016 - 15:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Engagement – Hope Westminbrook & libre   Jeu 9 Juin 2016 - 14:27



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Une sortie nocturne n'était absolument pas ce dont Hope pouvait avoir l'habitude. Bien au contraire, la jeune fille mettait toujours un point d'honneur à respecter le règlement de son école, et de ce fait le couvre feu qui était imposé à tous les élèves. Certes, cela lui était tout de même arrivé de sortir quelques fois, le soirs... Hope avait bien évidemment donné rendez-vous à Blaise Zabini un soir, dans une salle de classe désaffectée, mais cette fois-là il était encore tôt - peut-être 20h30, 21h tout au plus - et les circonstances l'imposaient : il était indispensable de parler de Daphné Greengrass en lieux sûrs, pour plus de discrétion tout d'abord, mais aussi et surtout pour la sécurité de la jeune héritière, qui avait quitté Poudlard depuis de longues semaines à présent et qui était introuvable ; une information sensible qui serait entendue par une personne mal intentionnée était toujours à redouter - et à craindre, surtout.

Mais mis à part sa sortie en compagnie de Blaise, elle n'était pas très habituée à déroger aux règles établies. C'est pourquoi son coeur avait battu étrangement vite dans sa poitrine à mesure qu'elle grimpait les marches menant au sommet de la tour d'astronomie - cela ajouté à l'appréhension de la discussion qui allait suivre -, et à présent qu'elle se trouvait face à Stanislas, son appréhension et son angoisse ne se faisaient en réalité pas moins présentes. Ce n'était pas lui qui l'intimidait - elle était bien trop sûre d'elle pour cela - mais la situation ; en se rendant au rendez-vous qu'il lui avait donné, elle avait le sentiment que cela marquait un tournant décisif dans sa vie, et qu'aucun retour en arrière ne serait possible. Elle refusa alors de lire la lettre que le jeune bulgare lui tendait - elle ne savait que trop bien ce qui était inscrit dessus - tandis que son chat se collait à elle.

Mais contrairement à Stanislas, elle n'était pas vraiment en colère. Non, en réalité, elle était plutôt déçue, triste et déconcertée, comme une ballerine qui ne saurait plus exactement sur quel pied danser. « Quant à moi, il m'avait semblé comprendre que... j'avais cru que... ». Hope soupira, tout en secouant doucement sa tête. Formuler cette phrase à voix haute était assez difficile pour elle, car cela prouvait à quel point elle s'était trompée. « J'ai certainement dû mal comprendre, mais... je pensais, naïvement, que personne ne me serait destiné ». Il lui revenait effectivement en mémoire la phrase de son frère dans l'une des missives qu'il lui avait adressées début mai : « Pourquoi crois-tu que notre père ne t'appose aucun fiancé ? Il n'y en a tout simplement plus ». Ces quelques mots de Rowan lui avaient donc laissé entendre qu'elle serait libre de ses choix, et elle avait commencé à y croire... jusqu'à cette lettre envoyée par Phinéas. « C'est difficile à expliquer », lui dit-elle avec un sourire « De part ma position cela semble logique, c'est vrai mais... On me l'avait fait comprendre, d'une certaine façon ».

Pensive, elle s'approcha alors du bord de la tour d'astronomie, pour mieux observer l'horizon, tandis que son chat la suivait toujours, comme une ombre fidèle et peut-être même protectrice. Le poil duveteux du félin remuait sous les assauts du vent mais cela ne semblait guère le déranger. « Je ne comprends vraiment pas ce qui a motivé leur choix et pourquoi tout cela semble aller si vite ». Encore une fois elle secoua la tête, avant de lui dire, d'un ton rapide et presque un peu brusque, qu'elle ne voulait pas que qui que ce soit, à Poudlard, apprenne qu'ils étaient à présent fiancés. Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas que l'on sache qu'elle était fiancée à Stanislas Karkaroff... seulement elle ne voulait pas que l'on sache qu'elle était fiancée tout court. Moins les gens pouvaient en savoir à son sujet et mieux elle se porterait ; il était hors de question de leur donner trop de grain à moudre. Et le soulagement de la jeune fille était bien visible, lorsqu'il accepta, d'un signe de tête, de garder le secret. Peut-être que cela lui était d'ailleurs profitable ?

Puis, après qu'ils aient plus ou moins évoqué la chose en la survolant, vint le moment d'évoquer les choses avec plus de précision et de sérieux ; il était temps de voir les choses en face, et de ne plus se cacher la vérité. Alors que le vent soufflait encore si fort ce soir-là, Stanislas reprit la parole. Hope écouta attentivement ce qu'il lui disait, et, baissant légèrement la tête vers le sol, elle soupira tout doucement. « Oui, tu as raison, je le sais bien. Et puis surtout, sur quelle base nos familles accepteraient-elles de rediscuter l'engament ? Phinéas n'a que moi comme filleule... Comment a-t-il pu tenir Rowan à l'écart ? » Hope savait très bien que, si son frère avait été mis de côté - ce qui était de toute évidence le cas - c'était pour une raison bien précise, et celle-ci semblait limpide : « Il savait parfaitement que mon frère s'y serait opposé », dit-elle d'une toute petite voix. Serait-ce alors à elle d'apprendre la nouvelle à son frère ?

Elle hocha tout doucement la tête, tandis qu'il lui faisait part de ce qu'il projetait ; contacter son père et se renseigner un peu plus à propos des fiançailles. Hope le regarda alors distraitement. Levant ses grands yeux bleus vers lui, elle avait un air intrigué, un peu ailleurs, alors qu'elle venait de réaliser ce que le mot « fiançailles » signifiait réellement : qu'elle passerait le reste de sa vie avec lui, fidèle, à ses côtés, qu'importe ce qu'il adviendrait. C'était la première fois de sa vie qu'elle assimilait une telle chose. Bien sûr, elle avait déjà connu une situation similaire, ne serait-ce que vis-à-vis des fiançailles de Daphné et Rowan, mais ce n'était pas pareil... déjà, elle était spectatrice à ce moment-là, et ensuite, pour Hope, Daphné faisait déjà partie de sa famille, bien que la voir avec son frère était tout de même une chose différente. Elle n'avait alors peut-être pas tout à fait réaliser ce que ça impliquait, à cette époque. Cette fois, concernant le jeune Karkaroff, cela lui paraissait impensable, car cela signifiait d'accepter une nouvelle personne dans sa vie, quelqu'un qu'elle n'avait pas voulu intégrer d'elle-même à son quotidien ; c'était cela qui rendait les choses si difficiles.

Hope continua de l'écouter ensuite, sans un mot. Son visage doux reflétait un calme apparent, une sérénité qui lui était caractéristique, mais intérieurement, elle était des plus chamboulées. Jamais elle ne voudrait montrer ses doutes et ses hésitations - elle ne voulait pas paraître faible - mais cette nouvelle arrivait à un moment inattendu, et bien peu opportun ; les temps actuels étaient déjà bien assez mouvementés pour ne pas ajouter d'autres préoccupations supplémentaires. Elle tourna son regard vers lui quand il reconnu ne pas être le stéréotype du fiancé idéal, et Hope souleva alors un sourcil, tout en souriant tout doucement. Un tout petit rire - gentil et doux - s'échappa de ses lèvres. « Les frasques de Stanislas Karkaroff sont bien loin de passer inaperçues, à Poudlard, il faut le reconnaître », dit-elle avec gentillesse et amusement. Non, il était bien loin d'être un parfait promis, à la différence du si prévenant Orion Rosier ou de son cher ami Jasper Greengrass. Et puis, surtout, sa réputation le précédait. Hope n'accordait évidemment que bien peu d'attention aux ragots mais elle ne pouvait pas non plus les ignorer indéfiniment ; et il y en avait tant à propos de Stanislas Karkaroff que la tâche serait bien peu aisée. Aussi, Hope souleva intérieurement quelque chose qu'elle n'aurait jamais osé prononcer à voix haute : elle était certainement un avantage indéniable pour leur famille - et plus encore pour Stanislas, puisqu'elle était à l'opposé de lui.

« Mais même si cela risque de te surprendre, ce n'est pas vraiment le... choix de celui qui m'est destiné qui me dérange, en réalité ; c'est la situation en elle-même ». Toujours calme et posée, elle lui avait répondu d'un ton doux. Oh, elle ne se réjouissait pas non plus que ce soit lui qui ait été choisi, mais disons qu'en soi, cela lui importait peu. Peut-être aurait-elle préféré quelqu'un qu'elle connaissait mieux, mais elle ne pouvait rien y changer. Et le sourire qu'elle avait alors se fit d'autant plus grand, lorsqu'il lui fit une promesse, si touchante, qu'elle en oublia alors tout ce que l'on disait de lui. « En tout cas, sache que ta prévenance me va droit au coeur ». Elle le regarda et lui fit un grand sourire, avant de reprendre. « La réciproque est par ailleurs certainement vraie, je me doute que je ne dois pas être tout à fait la jeune fille que tu aurais pu attendre... ». Elle marqua une courte pause, et reprit, un peu plus bas « C'est vrai... après tout... nous somme plutôt à l'opposé l'un de l'autre, je pense ».




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MessageSujet: Re: Engagement – Hope Westminbrook & libre   Mar 28 Juin 2016 - 0:19

Spoiler:
 

Douce nuit. Presque trop calme. - Dans l'ombre se dissimule la silhouette d'un serdaigle. Morange Tiller. Ses yeux se perdent dans le vide , il chantonne doucement , pas trop fort pour ne réveiller personne. Pourquoi est il là ?  Parce qu'il n'arrive pas à dormir. Sa baguette est accrochée à sa ceinture , ses mains enfouies au fond de ses poches. Nul ne sait ce qu'il peut bien faire là et il n'en n'a pas la moindre idée non plus de son côté. Parfois, Morange sort le soir - non pas simplement parce qu'il n'arrive pas à dormir mais parce que la lune est belle la nuit, et les étoiles brillent bien sur un ciel dégagé. Il aime les observer. Et là , il n'y a aucun nuages , c'est le moment parfait. Les prunelles azur du serdaigle fixent le sol sans ciller ; il se croit seul quand soudain , le bruit de pas lointains brise l'étendue silencieuse. le jeune homme coupe son souffle , relève ses yeux. Il aperçoit une silhouette grise avancer droit vers lui et il recule d'un pas pour se fondre davantage dans l'obscurité. Tête baissée, il la regarde passer devant lui en biais. Elle ne l'a pas vu. Une chevelure brune vole derrière la silhouette et se soulève doucement au rythme de ses pas. Morange doute de l'identité de cette personne ; mais la curiosité est trop forte. Un instant plus tard , il se trouve en train de la suivre , aussi silencieux qu'une ombre. Qu'importe ce que la personne comptait faire, y avait forcément quelque chose de suspect. C'était forcément un élève - vu sa taille et sa démarche. Le trajet est interminable pour Morange qui doit s'arrêter et repartir à plusieurs reprises pour la laisser prendre de l'avance sur lui afin qu'elle ne le remarque pas. Puis finalement il avance à sa suite alors qu'elle monte les marches menant à la tour d'astronomie. Il laissa la silhouette prendre un peu d'avance sur lui ; maintenant qu'il savait ou elle allait. La difficulté serait en haut, au moment ou il allait devoir ouvrir la porte qui mène à l'extérieur pour voir ce qu'elle fait. Suspicieux , les sourcils froncés, il attends cinq minutes avant de monter à son tour jusqu'au sommet. En haut , il lâche un profond soupir agacé. La porte est fermée. Et même en collant son oreille contre la porte , il entend à peine les voix qui résonnent derrière.

Ses doigts frôlent l'outil de bois à sa ceinture , discrètement , il ouvre la porte de bois qui mène sur le dehors. Tout de suite , la discussion entre deux personnes lui paraît plus claire. Il distingue la voix d'une fille. Puis d'un garçon. Deux voix qui lui sont familières. Les sourcils froncés d'incompréhension , il cherche dans son esprit qui ça pourrait bien être. C'est quand il entend Hope qu'il comprend que la jeune fille est de la partie. Ce qui attisa un peu plus sa curiosité et son envie de connaître la suite. Puis une seconde voix donc - plus froide , presque énervée, voir haineuse. Son souffle se coupe au moment ou il comprend. Stanislas. - Que font ils à cette heure ci, hors de leur dortoirs ? Et pourquoi le serpentard a l'air énervé ? Le serdaigle doit bouger, il sait que si celui ci le surprend en train de les espionner, ca va mal finir. Mais c'est plus fort que lui ! Alors il reste immobile , plisse les paupières et se concentre pour mieux les entendre.

C'est au moment ou il entend Hope affirmer que personne dans l'école ne doit être au courant de cette chose dont ils parlent , qu'il se rend compte de l'importance de leur discussion. S'il réussit à suivre la conversation jusqu'au bout , il aura sans doute mit le doigt sur un point important , sur un de leur secrets important. Il finit par s'asseoir sur le mur près de la porte toujours entrouverte , et faillit sursauter en entendant le mot "fiançailles" sortir de la bouche de Stanislas. Sans attendre un instant , il se relève d'un bond tout en restant silencieux, tourne ses yeux clairs vers l'extérieur en regardant par l'entrouverture. Il doit connaître la suite. Parce que ça a l'air intéressant et qu'en effet, ça a l'air d'être un secret croustillant. Un demi sourire éclaira son visage plongé dans l'ombre. Bien que n'ayant pas tout compris, Morange avait tout de même enregistrer le fait , ou du moins c'était la conclusion qu'il en avait tiré, Stanislas va devoir épouser Hope. Sinon pourquoi lui en parler ?

Dès lors , Morange suit le cours de la discussion avec un peu plus d'intérêt. Un sourire ironique étire ses lèvres ; satisfait. Ne vous en faites pas vous deux, votre secret sera bien gardé. - A présent, le serdaigle se sent moins vulnérable , il n'a sans doute pas réussi à mettre le doigt sur quelque chose d'extraordinaire mais un secret reste un secret et de toute évidence, celui ci semble avoir de l'importance pour les deux serpentards. Il ne peut s'empêcher de rire discrètement quand Hope affirme qu'ils sont tous les deux l'opposé de l'autre. Ca, c'est le cas de le dire.
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MessageSujet: Re: Engagement – Hope Westminbrook & libre   Mar 6 Sep 2016 - 21:47

Engagement
Tour d'astronomie – 31 Mai 1997, 23:03

Le vent n’était qu’un murmure en comparaison au vacarme de ses pensées.

Dans son esprit, chaque détail prend un sens. Tout y est organisé de la manière la plus savante qui soit. Les doutes sont annihilés par une réponse sûre. Les incertitudes sont contredites par des preuves tangibles. Les hésitations n’ont pas leur place et finissent dissoutes par des choix prémédités. L’ordre y est établi comme une loi cosmique irréversible et imperturbable, contre laquelle on ne peut rien. Soigneusement régis par des analyses minutieuses, un équilibre de réflexion impeccable. Aucune faille. Aucune erreur. Aucun bug de système dans ce contrôle en binaire. Le contrôle sur lequel repose toute sa confiance.

Le contrôle est une illusion, Stanislas. Un dérèglement s’est produit, quelque chose n’a pas fonctionné dans le bon sens et a fait planter toutes les données. Un élément extérieur n’a pas agit de la façon dont l’ordre l’avait établi. Une faute s’est glissée dans le calcul et a corrompu le résultat. Et cette erreur ne dépend pas de moi. Non, cette erreur tu ne pouvais pas la prévoir, elle a surgie de nulle part, d’une source fiable, d’une source sûre.

Monsieur Karkaroff, le père de Stanislas est à l’origine de cet impair indéfectible. De tout les hommes qui ont influencé son parcourt, monsieur Karkaroff est celui qui a donné à Stanislas les moyens de se dépasser et les meilleures cartes du jeu. Depuis son plus jeune âge, Stanislas le couvre d’admiration et s’en sert comme de repère inébranlable. Il lui a appris comment jouer et gagner à la Vie ; le bluff, la ruse, la stratégie. Les différentes étapes qui le mèneraient au succès, puis à la gloire. Et jamais Stanislas n’eut pensé que son propre père s’en servirait contre lui, pour des intérêts qu’il ignorait. Désillusion.

Comment était-ce possible qu’il ne lui ai rien dit. Quel était le principe de la manœuvre, dans ce cas. Pourquoi était-ce à lui d’être promis à Hope, et non pas Feliks, proche en âge de celui de la demoiselle. Pourquoi était-ce aux Westminbrook qu’il avait choisi de s’allier. Pourquoi maintenant, pourquoi comme ça.

La jeune fille souleva de nouvelles interrogations en prenant comme analyse son propre cas, tout aussi énigmatique. Elle souleva l’étrange facteur des fiançailles, influencées par la décision de son parrain, Phinéas Beurk. Stanislas fronça des sourcils à l’entente de ce nom ; il ne lui était pas inconnu, loin de là. Son père ne tarissait pas d’éloges à propos de l’antiquaire de magie noire. Et ce fut probablement par leurs professions similaires que les deux hommes s’étaient rencontrés. Mais de là à parler alliance et fiançailles, Stanislas ne l’aurait pas envisagé. Une nouvelle piste se dévoila pendant que Hope réfléchissait à voix haute ; le frère aîné de la brune se serait, d’après elle, opposé à de telles fiançailles. Mais il n’était vraisemblablement pas au fait de cette nouvelle. « C’est étrange. Ton parrain y a sûrement vu un intérêt... » Que ton frère ne partage pas, de toute évidence. Et qui m’échappe. Il garda cette pensée pour lui-même, réfléchissant à la raison de cet arrangement intime entre son père et le parrain de Hope.

Les questions s’enchaînaient dans son esprit alors que le jeune homme tentait de garder son calme – en apparence. Aucune colère ne lui apporterait les réponses qu’il attendait. La seule chose à faire était de contacter son père au plus vite, afin qu’il lui explique la situation en bonne et due forme. Afin qu’il justifie son comportement et son choix.

Mais en attendant, il n’avait d’autres solutions que d’accepter la fatalité de cette nouvelle et d’envisager la suite comme elle semblait se dessiner ; aux côtés de Hope. Et s’il devait se plier à cet engagement, il était important qu’il le fasse de la manière la plus réfléchie et convenable qui soit ; Hope devait devenir une alliée. Il fallait qu’elle puisse lui faire confiance ; qu’elle puisse lui parler sans qu’un affreux malaise ne s’instaure entre eux ; qu’elle n’ait pas à subir son sort, ni à le porter comme un fardeau.

C’est alors qu’il lui concéda être bien éloigné de l’image du prince charmant duquel rêvent les jeunes filles – enfin, la plupart. Sa sœur et sa meilleure amie n’étaient pas le genre de demoiselles à tomber sous le charme d’un trop parfait chevalier servant, par exemple. Mais comme partout, il y avait des limites que Stanislas avait certainement dépassés et ses talents de romantique risquaient d’être très rouillés. Heureusement, il avait d’autres atouts ; comme le fait d’être attentionné ; ce pourquoi il fit une promesse précieuse à Hope. Une promesse qu’il avait bien l’intention d’honorer. Une promesse qui couronnait l’accord de son père.

Ses mots semblèrent amuser la jeune fille – l’amuser seulement, pas d’une manière moqueuse – assez pour illuminer brièvement son visage opalin. Comme d’autres lui avaient fait la remarque avant elle, Stanislas précède parfois seulement sa réputation et manque de devoir se présenter aux premières rencontres tant son nom et sa désinvolture ont été gravé dans la pierre de Poudlard. Probablement n’était-ce pas une notoriété de prestige qu’il avait construit, particulièrement quant à ses inconduites à l’encontre du règlement. Néanmoins, concernant son passé relationnel, il pouvait toujours se vanter du fait que, s’il avait enchaîné les petites-amies, il s’était toujours bien comporté avec elle – outre une tendance volage qu’il ne pouvait démentir.

Un sourire mutin anima son visage, jusqu’à présent resté fermé et relativement froid. La douceur de Hope commençait doucement à se diffuser jusqu’à lui, alors que sa voix tendre et posée reprenait la parole. Ses bras se décroisèrent et il se contenta d’enfoncer ses poings dans les poches de son pantalon, comme il le faisait toujours. « J’en conviens. » Il haussa les épaules, indifférent. « Ça ne me dérange pas que les gens retiennent mieux le négatif que l’aspect positif. Ceci te laissera le loisir de découvrir mes bons côtés », argua-t-il sur un ton plein de sous-entendus. Car il en avait bien quelques-uns, qui se révélaient être appréciables. Oh, il ne lui en voulait pas d’écouter les rumeurs – ou même de les avoir observées, car le nid des serpents était une pièce de théâtre spectaculaire, des plus dramatiques. C’était une sorte de défi à relever, désormais – construire une amitié sur des débris ; entre mauvaise renommée et fiançailles imposées. « Je comprends tout à fait. Et – je suis soulagé de n’être que le cadet de tes soucis, dans ce cas. » Le fils Karkaroff avait finalement retrouvé son sarcasme, ce qui était bon signe ; doucement, il reprenait le dessus sur la situation, ainsi que son sourire légèrement arrogant.

Son engagement à rendre leur obligation agréable, invitait à milles autres promesses. De l’attention, du respect bien sûr, de la patiente, toute la gentillesse dont il pouvait faire preuve, du tact et de la bienveillance. Et Hope sembla sincèrement touchée par son intention. Son sourire creusait dans son visage une lueur de reconnaissance, fit briller ses yeux autrement. Ce devait être contagieux, puisque sans rien ajouter, celui de Stanislas s’élargit aussi. Tout deux se faisaient face, souriants et pourtant conscients de ce secret qui les liait désormais. Les condamnait. Lorsque Hope lui retourna l’argument en se présentant comme l’opposée de ce qu’il aurait pu espérer comme promise, Stanislas arqua un sourcil. « C’est difficile à dire. Du peu que je te connaisse, tu es certes pourvu d’une douceur et d’une bienveillance que je ne possède pas. Mais je ne vois pas ces traits de caractère comme une mauvaise chose. » Il lui adressa un sourire en coin, insolent. « Il est vrai qu’à ton contraire, j’étais déjà dans l’optique qu’un jour, mes fiançailles seraient scellées pour le profit de l’aristocratie. Pourtant, je n’ai jamais eu une idée précise de la jeune fille à laquelle je serais promis. » Ce n’était en réalité pas une chose qui lui était sensible ; à vrai dire, l’amour était une notion bien vague pour Stanislas. Un court instant, le visage de Gabrielle Rosier s’offrit à son esprit et il eu l’air troublé. Il se reprit aussitôt. Foutaises. « Si nous sommes des opposés, comme tu sembles le penser, j’estime que c’est un avantage. Nous nous complétons donc sûrement. Et l’équilibre est très important, tu sais. Je reste certain que nous trouverons matière à nous entendre. Plus que tu ne le crois. Dans le cas contraire, ce serait un enseignement mutuel… » conclu-t-il.

Dans un soupir serein, il se tourna face au vent, n’offrant que son profil à Hope. L’air brusque vint glisser sur sa peau, décoiffant quelques mèches de ses cheveux alors qu’il fixait le vaste ciel dans lequel se perdait les étoiles. « Je me demande où tout ça va nous mener. » Les affaires de fiançailles n’étaient jamais simples, après tout. « Nous allons devoir nous soutenir, Hope. Désormais, s’il y a quoique ce soit, n’hésite pas à venir me trouver. Je serai toujours à ta disposition. » Puis de nouveau, il se tut. Dans son silence, Stanislas dévia ses yeux clairs vers la porte en bois massive qui conduisait aux escaliers. Etait-elle entre ouverte ? Ses yeux se plissèrent alors qu’il scrutait le battant. Oui, elle l’était. Son regard s’assombrit alors qu’il fit glisser sa baguette de sa manche. « Hope. Viens par ici. » Il dégaina l’instrument magique en direction de la porte et murmura « Hominium revelio » aussitôt, la baguette se mit à chauffer et une lueur bleutée s’intensifia alors qu’il amorça quelques pas dans la direction des escaliers. D’un regard entendu, il signifia à Hope ce que tout deux venaient de comprendre. Il y a quelqu’un.
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MessageSujet: Re: Engagement – Hope Westminbrook & libre   Jeu 8 Sep 2016 - 0:24



Engagement
{ An agreement to mary someone }


L'espace d'un instant, Hope pensa à plaisanter sur les bons côtés de Stanislas et dire quelque chose comme quoi elle était heureuse d'apprendre qu'il en avait, finalement. Mais elle n'osa pas. Tout d'abord parce qu'elle trouvait cela particulièrement déplacé, mais aussi et surtout parce qu'elle craignait qu'il ne se vexe ou - pire - qu'il la prenne au sérieux. « Je n'aime pas les rumeurs. Je les trouve fades et insipides. Les gens exagèrent toujours ce qu'ils ont entendu ou vu, et parfois - souvent - ils colportent des ragots mensongers sans même s'être demandé au préalable s'ils étaient vrais ou non. Sans oublier que je considère le fait de colporter des rumeurs comme un passe-temps futile et superflu ». En vérité, Hope portait un regard bien sévère sur les commérages. « Je préfère réellement me faire ma propre idée sur une personne au lieu de me baser sur tout ce que l'on entend dans les couloirs ». Peut-être que des bruits couraient sur elle aussi. Sûrement, même, mais elle préférait ne pas s'en soucier. Elle était au dessus de cela. Et elle passait toujours la tête haute, dans les couloirs. « C'est pourquoi je préfère me faire ma propre idée de toi plutôt que d'écouter ce qui se dit à ton sujet. Et... je ne doute absolument pas du fait que tu aies des côté positifs. Cela dit j'ai hâte de les connaître ». Elle lui sourit doucement. « Dans tous les cas, je sais que tu es proche de Charlie... et de Daphné », ajouta-t-elle comme si mentionner les deux jeunes filles était un gage de sécurité - mais elle retint sa voix de se briser en prononçant le prénom de Daphné, qu'elle murmura presque.

Mais quand elle lui dit que ce n'était pas lui qui la dérangeait en réalité mais plutôt la situation en elle-même, sa réponse - et sa réaction - la surprirent beaucoup. « Le cadet de mes soucis ? Oh... non ce n'est pas... je... enfin c'est que... ». Hope bafouillait complètement, cette fois, car il l'avait prise au dépourvue. Et elle ne savait pas vraiment ce qu'il avait compris, dans tout ça. Mais elle pouvait bien voir que son sourire s'était quelque peu transformé. Ses joues ayant légèrement rosi sous la gêne, elle ferma la bouche presque d'un coup et détourna le regard.

Douceur et bienveillance. C'était alors les premières choses qui lui venaient à l'esprit quand il pensait à décrire Hope. C'était gentil. Et flatteur - et vrai, dans le fond. Et elle sourit, sincèrement, profondément, parce que ce qu'il lui disait était très gentil. Quoi que, tout bien réfléchi, parfois, Hope avait aussi l'impression de jouer un rôle. Mais de là à dire que lui ne possédait pas de telles qualités - ou du moins, d'une façon pas aussi prononcées que chez Hope -, il était sans doute trop tôt pour l'affirmer. « Peut-être es-tu un peu trop sévère avec toi-même ». Ou trop gentil avec moi..., aurait-elle voulu ajouter.

Il y avait du bon en chacun et elle savait qu'il y en avait en lui aussi. Quelque part, elle s'était toujours questionnée sur ce monde où les interdits n'existaient pas, et peut-être avait-elle toujours admiré ces filles à qui rien n'était refusé. Elle, en revanche, elle se mettait toujours des barrières, elle étudiait chacun de ses gestes et chacun de ses actes avec la plus grande des précisions, afin d'être la plus irréprochable possible. « Sans doutes est-ce une bonne chose. Peut-être as-tu raison, après tout. Nos différences peuvent peut-être être un avantage, si l'on y réfléchis bien ». Pensive, elle continuait de réfléchir à ce qu'il venait d'avancer. Leurs différences les rapprocheraient sans doute, et ils se complèteraient alors. Hope n'était toutefois pas bien certaine, pour le moment, de savoir en quoi cela pourrait être un avantage à l'avenir. Mais il était certain que cela lui permettrait sans doute d'apprendre bien des choses. Elle tirerait des enseignements de ce qu'elle voyait de lui, de la façon qu'il avait de traiter les situations. Avec Stanislas, elle découvrirait sans doute un monde bien différent du sien, et ce serait sans doute une bonne chose.

« Je t'avoue que je n'ai aucune idée, moi non plus, de ce que nous réserve l'avenir. Quoi qu'après tout, il semblerait que nous n'ayons pas trop à nous en soucier par nous-même ». Elle fit la moue, un peu contrariée, alors qu'elle touchait du doigt le fait que sa vie semblait progressivement se régler comme une horloge. Même si cela lui apportait une certaine sécurité, elle devait bien avouer que cela ne lui convenait pas trop non plus. L'écoutant toujours avec la plus grande attention, Hope hocha la tête, lorsqu'il lui assura qu'elle pourrait venir le trouver quand elle le voudrait. Cette attention la touchait beaucoup, et puis cela la rassurait énormément aussi, mais en un sens, cela l'ennuyait. Non pas qu'il veuille tenter de prendre soin d'elle, mais plutôt parce qu'elle craignait que ce soit une obligation pesante pour lui, quelque chose de trop contraignant. Elle lui sourit alors. « Je voulais aussi te dire que... enfin... ». Hope ne savait pas trop comment exprimer ce qu'elle voulait ajouter. C'était assez délicat et elle craignait aussi de paraître peut-être trop familière avec lui - après tout, elle ne le connaissait pas plus que ça. Surtout qu'elle aurait bien assez le temps de lui dire tout ce qu'elle pensait plus tard. « Tout ce que tu me dis depuis tout à l'heure est vraiment très gentil. Tu me sembles être très prévenant et surtout décidé - ou résigné, peut-être plutôt - à suivre ce que l'on t'impose et je... enfin... disons que je ne voudrais pas que tu te sentes obligé plus que de raison de quoi que ce soit non plus. Dans la mesure où... ». Elle reprit sa respiration, avant de poursuivre. « Je ne voudrais pas t'imposer plus de choses que ce à quoi tu es déjà contraint par ton père et par mon parrain... tu comprends ? ».

Hope fit une petite moue bizarre, embêtée de ne pas trouver convenablement les mots pour expliquer ce qu'elle voulait lui dire. Il fallait bien reconnaître qu'elle n'était pas vraiment habituée à exprimer des choses aussi personnelles et privées. Un tel entretient la mettait alors tellement mal à l'aise. Pourtant, elle voulait absolument aller jusqu'au bout de ses pensées. « Car même si tu t'attendais à ce que cela arrive tôt ou tard, si tu étais préparé à être ainsi lié à une fille au sang pur, tant que les choses n'étaient pas faites, cela restait tout de même assez différent. Tout reste abstrait tant que ça ne se concrétise pas, et là... Cela changera plein de choses... pour nous deux j'en conviens mais... ». Hope s'embrouillait un peu. Elle passa alors une main dans ses cheveux, puis baissa la tête, portant son regard sur son chat qui était toujours assis avec prestance à côté d'elle. « Tout ce que je veux dire par là c'est que je ne veux pas que tu te sentes forcé de quoi que ce soit parce que je me retrouve au milieu de ta vie du jour au lendemain, alors que tu n'as rien demandé. Je ne suis pas du tout comme ça ». Elle se doutait bien que tout modifier dans sa vie ne devait sûrement pas être dans les plans de Stanislas - bien qu'elle, elle s'efforcerait sans doute d'agencer pas mal de choses vis-à-vis de lui. C'était évident quand on le connaissait un minimum. Mais elle avait envie de lui dire cela quand même, pour qu'il soit sûr qu'elle ne serait pas sur son dos à toujours l'empêcher de faire quelque chose ou à le bloquer inutilement à cause d'une promesse faites entre leurs deux familles et à laquelle ils ne pouvaient rien changer. Elle aussi, elle était bien décidée à faire ce qu'elle pouvait pour rendre les choses plus faciles et plus simples pour lui - à sa façon.

Et puis, tout à coup, alors qu'il regardait les nuages du haut de la tour d'astronomie, Stanislas s'arrêta net et tourna son regard vers la lourde porte de bois par laquelle ils étaient arrivés. Hope observait alors ses traits comme si elle voulait les mémoriser, les graver dans sa mémoire pour une étrange raison - elle aurait bien assez le temps plus tard. De ce fait, la jeune Serpentard ne réagit pas tout de suite, ne comprenant pas le problème ni l'urgence de la situation. Elle ne réalisait pas que la porte était entrouverte, ni même que quelqu'un les espionnait. Et c'est Stanislas qui réagit alors. Il la tira de ses pensées alors qu'il lui demandait de se décaler, et elle s'exécuta, à peine avait-il fini sa phrase, sans même se demander de quoi il était question. Et quelques instants plus tard, le sort que jeta Stanislas révéla qu'ils n'étaient pas seuls. Quelqu'un les espionnait. Une personne était montée jusqu'ici. Instinctivement, Hope porta une main jusqu'à sa bouche, tandis que son coeur se mettait à battre un peu plus vite sous l'angoisse que tout ce qu'ils tentaient de garder secret se retrouve à présent partagé par une personne peu scrupuleuse. « Pourtant... je croyais avoir pris toutes les précautions pour que personne ne me suive. Je suis désolée », murmura-t-elle d'une toute petite voix.




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