Apprendre à faire des potions avec un serdaigle ~ Feat Stanislas Karkaroff

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MessageSujet: Apprendre à faire des potions avec un serdaigle ~ Feat Stanislas Karkaroff   Mer 22 Juin 2016 - 20:00


Le silence de la nuit était effrayant ainsi que les ombres qui engloutissait le château une heure après le couvre feu. Si Morange était là ce soir , c'était simplement pour une raison exceptionnelle. Huit cours avaient déjà précédés celui ci , huit cours ou Morange avait été contraint d'aider Stanislas en potion , suite à un accord qu'ils avaient mis en place et tous les deux respectés ... Jusqu'à présent. Ce soir là, le jeune serdaigle attendait dans le hall , lieu de rendez vous qu'ils s'étaient donnés avant d'entamer leur neuvième heure de cours particulier. Ses livres de potions étaient plaqués contre son torse , ses bras les entourant et son regard plongé dans l'immensité du ciel nocturne par l'une des fenêtres. Il était arriver un peu avant l'heure J pour être sûr de ne pas être en retard - et de pouvoir sortir de son dortoir sans problèmes. Cette fois ci, il avait décider de faire un peu de pratique avec Stanislas , si ce dernier acceptait évidemment. Pour plus de précautions - et au risque d'éventuelles explosions de leur chaudron ou autres perturbations , ils jetteraient des silencio autour de leur salle pour éviter de réveiller tout le château.

Le dos appuyé contre le mur , Morange espérait que Stanislas n'allait pas trop tarder. Il n'était pas dans les habitudes du serdaigle d'être en retard, il doutait que ça soit dans celles de Karkaroff. Au fur et à mesure que leurs premiers cours étaient passés , le serdaigle s'était peu à peu détendu , comme s'il s'était habitué à la présence du serpentard. Mis à part les conseils et cours qu'il devait lui donner , Stanislas et lui parlaient peu voir pas du tout d'autres sujets comme leur vie à Poudlard à tous les deux , leur familles etc. Certes , ils n'étaient pas amis , ils en étaient sans doute restés au stade de "connaissance" , et jamais Morange n'oserait lui parler de sa vie moldue - parce que   Karkaroff devait considérer les gens de son sang comme des êtres inférieurs et sans valeur. Le serdaigle ne voulait pas prendre le risque d'évoquer le sujet , de peur d'essuyer encore d'autres remarques désobligeantes. Car au fond , il n'y était pour rien.

Au bout de dix minutes , le jeune homme entendit finalement des pas se rapprocher dans l'ombre. Stanislas. Ca devait sans aucun doute être lui , ou sinon , un professeur qui sillonnait les couloirs à la recherche d'élèves se baladant hors de leur dortoirs après l'heure du couvre feu. Comme lui , par exemple. Morange recula un peu plus dans l'ombre de la colonne à laquelle il était adossé , histoire de se cacher , au cas ou et baissa la tête. Si c'était son camarade vert et argent , il n'aurait aucun mal à le reconnaître.
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MessageSujet: Re: Apprendre à faire des potions avec un serdaigle ~ Feat Stanislas Karkaroff   Mar 6 Sep 2016 - 21:45

The fuck is a bezoar ?
Salle de classe n°11 – 11 Juin 1997, vers 00h

Le bruit de mes chaussures résonnait discrètement dans l’air froid des cachots. Déserts, bien entendu. La nuit était déjà avancée, et le couvre-feu tombé. J’étais même sûr que les préfets avaient terminé leur ronde, se tenant loin des couloirs, si ce n’était pas au moins dans les dortoirs. Pour autant, je restai sur mes gardes et veillai à faire le moins de bruits possible ; qu’il s’agisse de fermer une porte ou de faire un pas, je tâchai de m’exécuter dans le silence le plus impeccable. Le risque de réveiller un élève ou de croiser un professeur noctambule n’était pas à écarter. Les nombreuses escapades nocturnes aux côtés de Blaise et Charlie me l’avaient appris. Ce soir j’étais seul, sans personne pour surveiller mes arrières – ce qui soupçonnait tous bruits venant d’ailleurs d’être dangereux pour moi.

Je devais bien l’admettre, ce sont dans des moments comme celui-ci que j’étais soulagé d’être seul et ce, malgré toute la difficulté que cela engendrait. Il m’était insupportable de laisser qui que ce soit entrevoir l’ombre d’une de mes faiblesses et actuellement, mon inquiétude de me balader clandestinement au sein du château soulevait une légère peur du noir. Seuls Charlie, mes frères et ma sœur en avaient connaissance, mais c’était déjà bien assez que cinq personnes soient au courant. Crainte enfantine, certes, mais bien présente et qui resurgissait sans cesse, malgré tout mes efforts la maîtriser.

Loin d’être à l’aise dans l’obscurité opaque, ce qui m’empêchait encore de rebrousser chemin était mon engagement auprès de Morange Tiller. Cela faisait déjà un mois que nous avions passé l’accord qui nous lie, derrière les serres. Depuis une poignée de mains vigoureuse et obligée, le sang-de-bourbe me dispensait quelques cours sur les potions. Le plus désagréable était d’admettre qu’en l’espace d’une semaine, mes résultats s’étaient nettement améliorés. Bien sûr, c’était l’effet escompté et, j’étais bon élève, ce qui me valait autant de mérite qu’à ses connaissances. Mais je m’appliquai à ignorer l’origine de ses racines durant nos entrevues, une vérité suffisamment affligeante que d’être allé quémander de l’aide à un sorcier de son espèce. Si tant que je le considère comme un sorcier. A raison de 3 rendez-vous par semaines, j’avais finalement atteint un niveau plus qu’acceptable en la matière et consentais à obtenir mes ASPIC avec un Effort Exceptionnel en potion. D’ici quelques jours, toute cette histoire de collaboration ridicule serait jetée aux oubliettes de nos souvenirs.  

Chaque nouvelle enjambée me rapprochait de ma victoire prochaine, mais non pas sans difficulté. Je longeai les murs, toujours aussi peu confortable à l’idée de croiser une silhouette menaçante et gardai l’oreille tendu, prenant parfois même la peine de faire une pause et retenant mon souffle pour laisser le silence m’apporter les murmures suspendus dans son air. Craquements, échos, souffles, chuintements. Un orchestre de sons qui me parvenaient par intermittence, tantôt bas, tantôt élevés et arrachaient à mon échine quelques honteux frissons de malaise. Je reprenais ma route toujours avec la sensation de ne pas être seul et la probabilité grandissante de remarquer quelqu’un dans le coin de mon œil. Mais finalement, j’atteignis la salle de classe numéro onze sans difficulté. Je n’aperçu pas Morange m’attendre devant et, la logique voulait qu’il soit dissimulé quelque part – car aucune de nos deux présences n’était légitime dans les couloirs. Je choisis d’ouvrir la porte, et pris le temps de l’inspecter depuis l’entrée, en plissant légèrement les paupières. Tout semblait calme. Je m’y engageai donc, en faisant attention à ne pas faire grincer les gonds usés.

« Tiller ! » appelai-je à voix basse. Mais rien dans la salle de classe ne se manifesta. Avançant avec prudence je n’entendis pas que quelqu’un se glisser derrière mon dos ; c’est le bruit de la porte qui se referma qui me fit faire un bond. Dans le même mouvement, je dégainai ma baguette et la pointai sur la présence insidieuse, qui se révéla être Morange. « Бля* ! » La surprise m’arracha une injure slave. « Je ne t’ai pas entendu rentrer… » Sans prendre la peine de convenir de quelques formalité au nom de la politesse, mon air vexé suffit à le saluer.

J’ignorai s’il avait pris plaisir à me surprendre, sans quoi je lui aurais rendu sa fourberie au centuple. Mais je ne m’attardai pas à le découvrir – nous avions mieux à faire. Peu importe, soufflé dans un murmure, à peine audible pour moi-même, je revins vers l’entrée pour sécuriser la salle de quelques sortilège de silence, jetée ça et là. Silencio. Silencio. Informulés mais réussis. Ce n’était que précaution, une habitude que nous avions tout les deux prise lorsqu’une fiole avait roulé jusqu’au bord de table, puis s’était brisée au sol. L’impact avait alerté la chatte de Rusard et, ni Morange ni moi ne souhaitions qu’un tel incident se reproduise. « Ca devrait aller comme ça. »

Prenant place autour d’un pupitre, je ressorti du bureau de bois deux bocaux, rangés dessous en vestiges de nos anciennes classes improvisées. D’un coup de baguette magique, j’y plaçai une petite flamme bleue, que Daphné m’avait appris à produire. Une magie simple mais méconnue. Et pourtant si pratique. A la lumière de ces feux-follets, nous y voyons assez clair pour travailler. « Bien. Dernier cours, n’est-ce pas ? » J’affichai un air narquois et supérieur. « Qu’y’a-t-il au programme ? »


*Putain
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MessageSujet: Re: Apprendre à faire des potions avec un serdaigle ~ Feat Stanislas Karkaroff   Lun 26 Sep 2016 - 12:20


L'ombre s'impose un peu plus à chaque minutes passantes tandis que Morange attends Stanislas. Son aîné n'est toujours pas arrivé et le serdaigle  conclut qu'il doit être en retard. Mais il n'a pas l'heure sous les yeux pour le vérifier. Au bout d'un moment, une silhouette se dessine sur son côté droit. Morange se doute qu'il s'agit du serpentard mais il ne bouge pas. Celui ci se faufile dans la salle de classe ou va avoir lieu le dernier cours de leur contrat. Un sourire à peine visible au coin des lèvres, le serdaigle attends que Stanislas soit entré pour le suivre. Se faufilant à son tour dans l'ouverture, Morange referme la porte d'un coup sec, mais pas dans le but de surprendre le jeune homme. Celui ci fait volte face et pointe sa baguette sur lui. Morange recule contre la porte , par pur réflexe. Tandis que son camarade jure , il reprends son souffle en posant sa tête contre le bois de la porte.

« Désolé, je ne voulais pas te faire peur » lui lance t-il à mi-voix, gardant un petit sourire moqueur en coin. Maintenant qu'ils ont passés de nombreuses heures ensemble, le serdaigle n'a plus si peur que ça du serpentard. Evidemment, il se méfie de lui , c'est normal. leur première rencontre n'a pas été des plus chaleureuse. Faisant disparaître son demi sourire , il s'approche de lui et pose ses grimoires sur une table tandis que Stanislas fait apparaître des protections autour d'eux.

Morange appréhende ce dernier cours. D'un certain côté, c'est un immense soulagement pour lui de se dire qu'il n'aura plus à sortir en douce la nuit pour effectuer sa mission — de l'autre , il doit avouer avoir pris goût à ces moments passés en compagnie de Stanislas. « Je vais t'apprendre à préparer la potion de l'Œil vif aussi appelée potion de l'éveil... Après ça, je pense que je t'aurai appris le nécessaire pour tes examens » Il sort de son sac un mortier et quelques autres outils dont ils auront besoin.

« Tu as rapporté quelques ingrédients avec toi ? » Demande t-il en lui jetant un regard en biais. Ses propres poches en sont remplis. Plus il y en a , plus ils seront sûrs de ne pas en oublier ou de ne pas manquer. Ses yeux glissent sur la petite flamme bleue que Stanislas a fait apparaître précédemment. Il se laisse porter par la couleur apaisante de cette dernière , attendant que le serpentard soit prêt, lui même déjà assis à sa place habituelle. « J'espère que nos cours auront été utiles... » marmonne t-il après un court moment de silence.
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MessageSujet: Re: Apprendre à faire des potions avec un serdaigle ~ Feat Stanislas Karkaroff   

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