ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.

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MessageSujet: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 9 Aoû 2016 - 0:30






FAMILLE GREENGRASS








ASTORIA NEMESIS ADRASTÉE
GREENGRASS








DAPHNÉ ROSALINDA
GREENGRASS






LES SOEURS GREENGRASS







Dernière édition par Astoria N. Greengrass le Ven 19 Aoû 2016 - 15:19, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 9 Aoû 2016 - 0:31




RÉCOMPENSES ACQUISES & OBJETS EN SA POSSESSION



Une cape d'invisibilité
La cape d'invisibilité est un objet extrêmement rare et précieux. La cape d'invisibilité est fabriquée à partir d'un tissu très léger, d'une teinte argentée et qui donne l'impression de « toucher de l'eau qu'on aurait transformée en étoffe ». Selon la légende, la cape d'invisibilité offre à son porteur le pouvoir d'être impossible à voir, même par la Mort elle-même.



* * * *






RÉSULTATS SCOLAIRES
SORTILÈGES : S'ennuie en classe
MÉTAMORPHOSES : Brille par son absence
POTIONS : Se prend pour le Dr. Frankenstein. Danger pour son binôme. DCFM : Refuse de transformer un épouvantard devant tout le monde pour qu'on ne connaisse pas ses peurs.
HISTOIRE DE LA MAGIE : Dort en cours - quand elle n'est pas absente, du moins.
BOTANIQUE : Jette de la terre ( et des plantes ) sur ses camarades de classe.
ASTRONOMIE : Excellente - passionée. DIVINATION : Excellente. A un don certain pour voir l'avenir ( ou du moins pour arranger l'avenir comme elle l'entend )  ETUDE DES MOLDUS : Excellente ( et très motivée )

Evite les salles de classe, les professeurs et les devoirs ( et les Sang-purs, surtout ) comme la Dragoncelle - S'applique à enfreindre le règlement avec le plus grand soin. -

OPTIONS ( choisies en 3ème année ) : Divination & Étude et fascination du monde moldu ++++


Dernière édition par Astoria N. Greengrass le Mer 19 Oct 2016 - 12:03, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 9 Aoû 2016 - 0:37



CHRONOLOGIE




20 novembre 1981Naissance de Astoria Nemesis Adrastée Greengrass, près de Londres, dans le manoir ancestral de la famille Greengrass. Née un peu moins de deux ans après sa soeur aînée Daphne Nyx Greengrass, elle est la fille cadette de William & Scarlett Greengrass.


1er septembre 1993Première année d'Astoria Greengrass à Poudlard. Elle se retrouve dans la même promotion que Féliks Karkaroff, Harmony Sharen, Hope Westminbrook, Joon Park & Mysie Breckinridge. Elle est répartie à Gryffondor après avoir demandé au Choixpeau de ne pas la répartir à Serpentard, au cas où.

Octobre 1993Astoria tente de défendre un élèves contre des garçons plus âgés qu'elle, en haut de la tour d'Astronomie. Evidemment, elle ne fait pas le poids et ils tentent de l'intimider. De plus, son vertige lui joue de vilains tours et elle n'est pas capable de répliquer. Manque de chance pour eux, Ethan Johnson arrive et se place entre eux et Astoria.HERE.



Juillet 1994Contre toute attente, Astoria finit par apprécier Féliks Karkaroff, qu'elle a vu dans des circonstances bien étranges : au milieu d'enfants moldus ! Il est grandement remonté dans son estime. HERE.


24 décembre 1996Le Banquet de Noël. La soirée tourne mal, les lourdes portes de bois se referment et les élèves se retrouvent enfermés dans la Grande Salle. Daphne et Rowan sont bloqués à l'extérieur et tentent par tous les moyens de rentrer retrouver leurs petites soeurs. Astoria et Hope, quant à elles, restent cachées sous une table.HERE.



14 février 1997A partir de ce jour, Astoria oublie un mois et demi de sa vie ; elle ne se souvient absolument de rien, aucun détail.

Avril 1997Astoria se réveille à l'hopital de Sainte Mangouste, sans savoir comment elle est arrivée là. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle a oublié un mois et demi de sa vie : son dernier souvenir - flou, toutefois - remonte au soir du 14 février.

Septembre 1997A la surprise générale, Astoria devient préfète de Gryffondor et tente alors, malgré ses travers, de jouer son rôle comme il se doit.

17 Septembre 1997Féliks & Astoria cherche le fléreur de la jeune fille dans les cachots. Ils interviennent - assez violemment - auprès de Morange Tiller & Aaron Swan. Marina Tsvetnova. HERE.

Octobre 1997Astoria apprend - avec dégoût - les fiançailles de Hope et de Stanislas. Elle n'a pas les mots pour décrire ce qu'elle pense de tout cela et s'éloigne de Hope quelques temps.

21 octobre 1997Ce matin-là, elle reçoit une étrange lettre, très gentille, écrite par une personne ; Anonyme. Un cadeau très gentil accompagne la missive, et l'inconnu lui dit de « considérer ça comme un cadeau en avance pour son seizième anniversaire ». Astoria veut savoir qui c'est et fait placarder des avis de recherche dans toutes les salles commune, dans l'espoir qu'Anonyme reprenne contacte avec elle. HERE.

24 octobre 1997Dans le parc de Poudlard, Astoria voit Nottie, blessée par le Saule Cogneur, en compagnie d'Eleonora. Elle décide alors de s'en prendre à l'arbre et de venger son amie. Mauvaise idée. HERE.

31 octobre 1997Astoria est bien décidée à démasquer Anonyme, et a mis tout un plan en place pour ça : Elle s'est cachée sous sa cape d'invisibilité, au sommet de la tour d'Astronomie, et compte bien attendre toute la nuit s'il le faut pour savoir qui il est vraiment. Mais manque de chance, il ne vint pas, et elle dû donner la missive à un hibou venu à cet effet. A peine l'oiseau fut-il parti qu'elle se trouva en proie à de violents mots de tête. Petit à petit, les silhouettes sombres qu'elle voyait depuis plusieurs semaines se précisèrent ; elle pouvait voir des sombrals. Elle tente alors de contacter Daphne et s'enferme dans son dortoir. Sa soeur parvient à braver la surveillance de La Grosse Dame et entre dans le dortoir des Gryffondors. HERE.

20 novembre 1997C'est le jour de l'anniversaire d'Astoria ; elle a seize ans maintenant. Mais elle n'a pas vraiment le coeur à la fête. Elle dort très mal et se lève tôt pour réfléchir au calme, face au lac de Poudlard. HERE.




Dernière édition par Astoria N. Greengrass le Mar 16 Aoû 2016 - 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 16 Aoû 2016 - 12:41


« There is no king nor sovereign state, that can fix a hero's rate ; Each to all is venerable, until he write Slave or Master on his breast. »
Ralph Waldo Emerson - Astraea.



ENFANCE.
De l'année 1981 à l'année 1991




Vivre dans une tour d'ivoire n'avait jamais fait partie des ambitions d'Astoria. Les palais de marbre et d'argent ne lui plaisaient guère, et quant aux convenances, elle semblait tout simplement ne pas s'en soucier. Comme si elle était au dessus de ça, elle considérait d'ailleurs les idéaux de sa famille avec scepticisme, puis avec de la méfiance, à mesure que les années s'écoulaient. Astoria rejetait tout dès l'instant où cela avait attrait à la suprématie des Sang-purs et à la prédominance de l'Aristocratie. Elle était totalement hermétique à ce que l'on attendait d'elle, et bien qu'elle était profondément attachée aux liens familiaux, elle ne voyait pas l'intérêt de respecter des traditions millénaires si cela revenait à s'imposer des limites, à brider sa vie et ses ambitions. Et, depuis qu'elle était enfant, elle avait appris à détester tout ce qui se rapportait à l'oligarchie. Très tôt lucide sur le monde qui l'entourait, elle n'avait pas mis beaucoup de temps avant de rejeter en bloc les principes et les idées qu'on lui imposait. Elle commença alors à repousser les volontés de sa mère, la célèbre Scarlett Greengrass, avec hésitation tout d'abord puis farouchement, jusqu'à ce que cela se transforme en une véritable aversion. De là débuta la relation houleuse et conflictuelle que les deux Greengrass entretenaient, et qui ne s'éteignit d'ailleurs jamais.

Les prémices, toutefois, semblaient bien incertaines. Si on le lui avait demandé, Astoria n'aurait pas su expliquer ce qui avait motivé un tel comportement de sa part, et ce alors même qu'elle était si jeune, de surcroit. Sans doute avait-elle réalisé l'injustice qui dirigeait son monde ; la suprématie de leur caste l'avait depuis toujours laissée dubitative mais il lui avait sans doute fallu un élément déclencheur pour marquer une telle opposition. Peut-être était-ce en partie dû au regard qu'elle portait sur l'éducation rigoureuse et inflexible que recevait sa grande soeur, l'élégante Daphné Greengrass, véritable de beauté et de perfection, alors que les répétitions que lui imposait leur mère semblaient être sans fin ; ou bien avait-elle pris conscience que le faste et l'opulence dans lesquels on tentait de la faire évoluer avaient un goût bien trop âpre lorsqu'on on y pensait vraiment - tout semblait avoir un prix. Evidemment ces détails, à eux seuls, n'auraient, pas pu réveiller son instinct belliqueux et colérique, mais cela lui permit toutefois de définir ce qu'elle ne voulait absolument pas - que l'on régente sa vie à sa place. Et petit à petit, elle forgea son caractère, elle s'imposa, avec toujours plus de virulence. Et plus les mois passaient et plus elle rejetait tout, en perpétuelle opposition avec le monde qui l'entourait.

Evidemment les choses ne furent pas bien simples. Elle était tellement jeune qu'il était parfois bien difficile de s'imposer réellement dans ce monde où les enfants n'avaient que bien rarement droit au chapitre. Astoria se faisait au départ aussi discrète qu'il lui était possible de l'être, tandis qu'elle observait toujours les enfants moldus jouer dans les rues des villages qui bordaient le domaine Greengrass. Elle ne comptait d'ailleurs plus les fois où elle aurait aimé les rejoindre et jouer avec eux, alors qu'elle était forcée de côtoyer de riches héritiers aux idées arrêtées, marquées par leurs familles et leur éducation. Une poignée de privilégiés aux allures outrancières, desquels transparaissaient dédain et arrogance. Elle était toutefois mal placée pour les juger, elle, l'hautaine et orgueilleuse Astoria - il semblait être plus facile de juger les autres que de se juger elle-même. Mais elle se le permettait quand même car elle savait tout ceci haïssable. Tous ces enfants, riches héritiers, petits princes de l'Aristocratie, étaient tous aussi futiles que détestables, bien à l'abri dans leurs tours d'or et de diamants. Pire encore ils se pensaient intouchables ; elle décida alors qu'elle serait présente pour leur démontrer le contraire. Bien rares étaient alors ceux qu'elle estimait digne de trouver grâce à ses yeux.

Alors elle se renferma sur elle-même pendant un temps, sans rien dire, sans un mot. Pourtant l'on ne pouvait ignorer son regard indiscret, inquisiteur, même, souvent, alors qu'elle jugeait déjà le monde qui l'entourait avec une sévérité particulière. Astoria n'avait jamais été une enfant très facile, mais il était cependant bien aisé de contrer une petite fille de tout juste huit ans, quand bien même sa volonté de s'opposer au monde semblait forte. Mystérieuse mais surtout particulièrement intelligente, elle avait pris du recule pour mieux appréhender sa façon d'agir, comme pour savoir ce qu'il serait judicieux de faire ou non. Peut-être y avait-il un moyen pour s'exprimer sans tout envoyer en l'air ? Peut-être, oui, mais elle ne le trouva pas.









Dernière édition par Astoria N. Greengrass le Mar 16 Aoû 2016 - 13:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 16 Aoû 2016 - 12:41




MUTATIS MUTANDIS.
De l'année 1991 à l'année 1993


Et tout ceci aurait pu se poursuivre encore longtemps... Jusqu'au moment où tout explosa. Du soir au lendemain, elle bouleversa entièrement tout son monde, décidant alors avec fierté que personne ne pourrait plus jamais lui dicter sa conduite. Mais les quelques dérapages qu'elle commettait aux yeux et vues de tous n'étaient en réalité que la partie émergée de l'iceberg, ce que sa mère ne compris que bien plus tard. Ses écarts de langage, son incorrection et son insolence cachaient en réalité tout ce qu'elle faisait en amont : ses fugues à répétitions s'intensifiaient, alors qu'elle rejoignait les enfants moldus dès qu'il lui était possible de le faire, fréquentant ouvertement, sans même prendre la peine de se cacher, toutes ces personnes indésirables aux yeux de sa famille. Cela aurait d'ailleurs pu passer inaperçu si une innocente blessure à la cheville n'était pas entrée dans l'équation, tandis qu'elle jouait dans un champ avec des enfants qui n'étaient pas dotés de pouvoirs magiques. Furieuse, sa mère sévit alors, et Astoria se durcit d'autant plus. Les punitions qui lui étaient imposées semblaient être de réelles batailles qu'elle désirait gagner, un affrontement perpétuel entre Scarlett et Astoria, ce qui altéra d'une manière irrémédiable les relations entre la mère et la fille.

La petite ne faisait d'ailleurs plus rien pour se rendre agréable, ne se donnant aucune peine pour paraître douce ou aimable. Et puis elle osait tout. Plus rien ne semblait lui être interdit, comme si elle se permettait à présent de tout dire et de tout faire, à partir du moment où cela allait dans le sens qu'elle aurait aimé. La peur lui était d'ailleurs étrangère, et elle érigea une barrière invisible entre ses proches et elle, afin de se construire un monde dont elle seule était reine. Pleine de secrets, elle ne parlait que bien peu d'elle, dans le fond, préférant laisser le souvenir de ses actions plutôt que de ses paroles ou de ses pensées, qui resteraient siennes pour toujours. Ainsi elle avait son jardin secret, quelque chose qui n'appartenait qu'à elle ; pratiquer la magie, quelques petits sorts faciles, sans baguettes, et sans que sa famille ne le sache, en faisait d'ailleurs partie.

Son éducation avait toujours été assez délicate, si bien que sa mère semblait s'appliquer d'autant plus à lui inculquer les valeurs qu'elle jugeait indispensables. Peut-être était-ce de là que découla toute l'animosité qu'Astoria lui portait. Parce qu'elle avait voulu gérer sa vie et lui imposer des principes, décider de ses actions et la façonner à son image. Mais si elle avait encore sur son visage des restes de l'enfance, elle n'avait jamais été très douce, et ce malgré sa profonde sensibilité, parce qu'elle savait que cela pouvait lui porter préjudice. Elle masqua alors sa délicatesse sous une cape protectrice, et ce jusqu'à devenir assez dure et effrontée pour que plus rien ne puisse l'atteindre. Piquante et cynique, plus on tentait de l'amadouer et de la forcer à accepter les idées de l'Aristocratie et plus elle devenait revêche, préférant se braquer plutôt que de plier. Et avec le temps, elle apprit à se forger son propre caractère, à développer ses propres principes, bien éloignés de ceux qu'elle était sensée défendre et adorer. Ainsi, sa résistance devint une véritable opposition, et petit à petit, elle fit évoluer ses principes en de réelles revendications.


« Elle se plaisait à courber les têtes orgueilleuses, à humilier ceux qui manquaient de modération »


Spoiler The Cursed Child :
 









Dernière édition par Astoria N. Greengrass le Dim 21 Aoû 2016 - 9:57, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 16 Aoû 2016 - 12:42




Souvenir.
Astoria Greengrass & Nottie Williamson






Astoria était tellement jeune qu'il était parfois bien difficile de s'imposer réellement dans ce monde où les enfants n'avaient que bien rarement droit au chapitre. Astoria se faisait au départ aussi discrète qu'il lui était possible de l'être, tandis qu'elle observait toujours les enfants moldus jouer dans les rues des villages qui bordaient le domaine Greengrass. Elle ne comptait d'ailleurs plus les fois où elle aurait aimé les rejoindre et jouer avec eux, alors qu'elle était forcée de côtoyer de riches héritiers aux idées arrêtées, marquées par leurs familles et leur éducation.  




Ses écarts de langage, son incorrection et son insolence cachaient en réalité tout ce qu'elle faisait en amont : ses fugues à répétitions s'intensifiaient, alors qu'elle rejoignait les enfants moldus dès qu'il lui était possible de le faire, fréquentant ouvertement, sans même prendre la peine de se cacher, toutes ces personnes indésirables aux yeux de sa famille. Cela aurait d'ailleurs pu passer inaperçu si une innocente blessure à la cheville n'était pas entrée dans l'équation, tandis qu'elle jouait dans un champ avec des enfants qui n'étaient pas dotés de pouvoirs magiques. Furieuse, sa mère sévit alors, et Astoria se durcit d'autant plus.

Pourtant, ses escapades ne s'arrêtèrent pas.


- EN CONSTRUCTION -






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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 16 Aoû 2016 - 12:42




HOGWART.
De l'année 1993 à l'année 1996


Vint ensuite le moment de faire ses premiers pas à Poudlard, en septembre 1993. Toutefois, cela faisait bien longtemps qu'elle s'exerçait, toute seule, à la magie. Elle avait sciemment laissé croire à sa famille que ses pouvoirs avaient tardé à se manifester, et tous étaient démunis et amers, lorsqu'ils émirent l'idée qu'elle puisse être cracmolle - une honte indescriptible. Astoria, de son côté, s'amusait de l'inquiétude de ses parents, qui craignaient d'avoir absolument tout raté avec elle. Entre son mauvais caractère, son impolitesse et son insoumission, sans compter qu'elle côtoyait des indésirables, être privée de magie semblait être la goûte d'eau qui ferait déborder le vase, un peu comme si aucun autre affront, de la part d'Astoria, ne pourrait être pire que celui-ci. Toutefois, la petite fille, pleine de ressources, s'apprêtait à faire peut-être bien pire...

Du fait qu'elle était de fin d'année, sa lettre d'admission était arrivée dans le courant de l'été 1992, un an après que les autres enfants de son âge - dont son cousin Jasper Greengrass avec qui elle avait déjà fait mille bêtises -, descendants d'éminentes familles au sang pur, avaient déjà intégré la célèbre école de magie. Deux ans après que Daphné, son aînée si belle et si parfaite, avait été choisie pour rejoindre les rangs de la légendaire maison de Salazar Serpentard, faisant ainsi une fois de plus honneur à toute sa lignée. Et malgré tout le respect et l'amour qu'elle pouvait porter à sa soeur, elle ne souhaitait absolument pas suivre ses pas. Oh, Astoria savait ce que cela voudrait dire, que de ne pas intégrer la maison de ses ancêtres : en portant des couleurs différentes de l'Emeraude caractéristique de Serpentard, cela marquerait un tournant définitif, comme une cassure irrémédiable - si toutefois il restait encore un moyen de réparer les frasques d'Astoria -, montrant alors à tous, à quel point l'éducation de la jeune fille était un échec.

Mais qu'importe ! Elle était prête à prendre tous les risques. Et le clan Greengrass n'avait plus aucune espérance quant à un hypothétique changement dans l'esprit et le comportement de leur descendante ; c'était peine perdue. Astoria avait des opinions bien arrêtées et des idées bien ancrées dans son jeune esprit, mais toutefois, s'il pouvait rester encore la moindre petite chose qui pourrait encore faire pencher la balance du côté des idées que l'on avait tenté de lui inculquer depuis petite, son orgueil exacerbé finissait d'anéantir tout espoir de sa famille de la voir suivre leurs pas. Pleine de cette fierté poussée à l'extrême qui la caractérisait tant, elle aurait sans doute préféré mourir que de revenir sur ses convictions. Mais même si plus personne n'avait de doute quant à la manière dont Astoria souhaitait mener sa vie, ainsi que sur son caractère revêche, peut-être ses parents - et sa mère en tête - avaient eu l'infime espoir de la voir revêtir les couleurs de leurs aïeux.

Le vert et l'argent symbolisaient bien des choses - richesse, pouvoir et pureté, entre autres. Et il était impensable qu'Astoria ne revête pas ces couleurs, malgré son caractère revêche. Ses parents avaient sans doute pu espérer que la répartition de Daphné puisse influencer la petite fille. Et puis elle était une Greengrass, et si Jasper, son cousin, avait fait l'affront d'être réparti à Gryffondor un an plus tôt - entachant alors sa famille d'une humiliation sans nom ! -, la fille de Scarlett Greengrass ne pouvait décemment pas revêtir un autre blason que celui au serpent !  Pourtant, ce ne fut pas le cas. Pleine de sa détermination, Astoria s'était alors avancée lorsque Minerva McGonagall avait appelé son nom, inscrit sur le parchemin qui listait les premières années devant être répartis. Déterminée, fière et la tête haute, pleine de l'élégance caractéristique de l'éminente et ancienne famille de Sang-pur dont elle était issue - il n'y avait nul doute sur son ascendance ; c'était une Greengrass - alors qu'elle s'apprêtait à faire face à toute la Grande Salle, elle s'était finalement assise devant tous, élèves et professeurs, et l'on déposa le Choixpeau sur sa tête.

Gryffondor, Poufsouffle ou Serdaigle. En vérité, la décision lui importait peu, du moment qu'elle ne rejoignait pas Serpentard, elle serait heureuse qu'importe le choix qui serait fait. Alors, de toutes ses forces, elle demanda à ne pas rejoindre cette maison dont elle haïssait ouvertement les idées. Et puis, le hasard avait toujours su pimenter les choses, si bien qu'elle n'avait nullement l'envie d'imposer une maison. Ses souhaits furent exaucer, alors que l'une de ses plus proches amies, Hope Westminbrook, elle-même descendante d'une éminente famille de Sang-pur, rejoignait cette maison qu'elle détestait tant, heureuse de faire honneur à ses ancêtres. Depuis ce jour, cette dernière fut l'une des rares à l'apprécier pour qui elle était, et non pour son ascendance. Dès lors elle délaissa tous les autres - à l'exception, une fois de plus, de son cousin Jasper qui partageait le même point de vue qu'elle - et seul le nom « Greengrass » semblait encore la protéger des représailles qui auraient pu être menées contre elle, à cause de sa condition de traitresse à son sang. Evidemment, elle n'en avait que faire, bien assez capable de se défendre toute seule.

Astoria aimait d'ailleurs particulièrement attirer l'attention sur elle, que ce soit par ses paroles ou par ses actes, mais malheureusement pas d'une façon très délicate. Plus elle parvenait à attirer l'attention sur elle et plus cela lui plaisait. Alors elle en rajoutait toujours, afin de se prouver qu'elle pouvait exister. Tout était bon pour faire oublier qu'elle était une aristocrate : braver le couvre feu, sécher les cours, se retrouver au centre d'une bagarre... tout cela n'avait rien de bien original pour elle. Elle aimait cette poussée d'adrénaline que l'on ressent face à quelque chose de nouveau ou d'imprudent. Il lui était même arrivé, plus d'une fois, de ne pas se présenter lors d'une retenue - empirant d'autant plus la situation - et ses altercations avec les autres élèves étaient nombreuses, que ce soit parce qu'elle était au centre d'une querelle ou parce qu'elle prenait sans attendre la défense d'un élève plus faible - elle préférait porter toute l'attention et la faute sur elle plutôt que de voir un lâche s'en prendre à plus faible. Car Astoria, bien qu'orgueilleuse, vive et parfois peu réfléchie, était tout de même pleine de courage et de détermination. Elle agissait d'abord et elle pensait ensuite. Mais qu'importe, dans le fond ?

Par ailleurs, ce que craignait et redoutait sa mère ne tarda pas d'arriver, et l'Aristocratie n'hésita alors pas à l'estampiller « Traitresse à son sang ». Ce qui l'empêchait d'être mise au même rang que la famille Weasley était encore la force et le pouvoir qui découlait de son nom de famille, ce nom qu'elle haïssait et dont elle souhaitait plus que tout parvenir à se défaire - en vain.






Dernière édition par Astoria N. Greengrass le Ven 26 Aoû 2016 - 19:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 16 Aoû 2016 - 12:42




SOUVENIRS
Astoria Greengrass & Féliks Karkaroff
Année 1994.



- You think I'm funny when I tell the punch line wrong -
Astoria. Meredith. Grace. Mary. Matthew. Oscar. Ethan. Féliks.


Malgré tout ce que pouvait faire Scarlett Greengrass pour empêcher sa fille cadette de fréquenter ces « êtres impurs » qui habitaient les villages alentours, la jeune Gryffondor ne semblait pas l'entendre de cette oreille.  


A nouveau protégé, entouré par d'autres enfants moldus fascinants dans sa tranche d'âge et à l'ombre d'un arbre, Feliks se sentait épanoui. Presque normal. Il ne pensait guère plus à la magie, ni même à sa famille... Ses seules préoccupations étaient de savoir s'il préférait aller se baigner dans un lac ou affronter Oscar lors d'un combat singulier de pouces. Oui... Qu'il pouvait les chérir... Tous autant qu'ils étaient, ces précieux amis innocents. Qu'il pouvait les envier d'avoir des vies aussi simples et belles.


Mais voilà que cette fillette à la coupe de cheveux à vous faire saigner les yeux arriva pour tout briser. Peu accoutumé à ce genre d'entrée en scène, Féliks l'accueillit d'un léger sursaut, bien vite foudroyé d'horreur devant l'identité de cet antagoniste. Astoria, une sang-pur, tout comme lui.

« PAR LE PARAPLUIE DE MARY POPINS ! », s'écria-t-elle lorsqu'elle le reconnut enfin. Les yeux d'Astoria s'étaient élargis, ronds comme des billes. Elle dû cligner plusieurs fois des paupières pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas, et failli se pincer pour vérifier qu'il n'était pas là question d'une bien curieuse hallucination. Devant elle se trouvait... un Sang-Pur. Yerk. Et un Karkaroff, en plus.

Relevant la tête, un regard déterminé et prêt à lui lancer aux visages ses quatre vérités, les mots se bloquèrent dans sa gorge à la vue d'un...Vélo. (... ) S'approchant à petits pas vifs vers Astoria, il se pencha légèrement par dessus son épaule pour observer l'engin de plus près.


« C'est mon vélo. Il est beau, hein ? ». Evidemment, c'était une question purement rhétorique ; elle n'attendait pas de réponse - le vélo était beau. « C'est le plus beau vélo du monde ! ». Et ses yeux pétillait en regardant son beau guidon passablement rouillé et ses roues qui, de toute évidence, auraient eu besoin d'être regonflées. Mais c'était son vélo. Et elle l'aimait.


« Dis moi... Qu'est-ce qu'y s'est passé, avec tes cheveux au juste... ? » S'enquit-il sérieusement en s'attardant une nouvelle fois sur les mèches peu harmonieuses qui tombaient tantôt au niveau de ses épaules, tantôt au niveau de ses oreilles. Un véritable carnage qui attentait à la vision de Feliks à chaque fois que ses yeux se posaient sur elle. « Tu veux pas essayer d'arranger ça... ? Je peux m'en occuper si tu veux. Parce que c'est moche, en fait. Sans vouloir être offensant. »

« Moche ? ». Avait-elle bien entendu ? Lui avait-il réellement dit cela ? Impossible ! Elle battit des paupières, comme pour être certaine d'avoir parfaitement bien compris ce qu'il venait d'avancer, et malheureusement pour lui, elle avait vu juste. « Moche. », répéta-t-elle encore. Elle le regarda un instant, et, avec toute la grâce et la délicatesse qui la caractérisait... Astoria décida de le pousser dans le tas de foin. Sans ménagement.

Les fesses profondément enfoncées dans cet amas infernal de bactéries, Feliks retenait sa respiration, les bras écartés, les doigts crispés (...)Il pouvait même sentir certains brins de paille lui chatouiller les oreilles, ou devrait-on plutôt dire lui brûler l'oreille ? Car plus les secondes s'écoulaient dans cette position atypique et plus sa peau lui donnait la sensation de s'enflammer, agrémentant ces bouffées de chaleur d'une irritante sensation d’urticaire. Rouvrant les yeux, paniqué, il aperçu Astoria face à lui, le surplombant de sa silhouette élancée.

« Allez. Attrape mes mains, petit serdaigle ! Je vais t'aider à te relever ». Bon. Il ne fallait tout de même pas espérer qu'elle s'excuse, par contre. Il y avait des limites à tout.  Mais elle l'aida vraiment. Car elle n'attendit même pas qu'il lui réponde ; elle avait déjà fermement attrapé ses petites mains dans les siennes et l'avait tiré vers elle pour l'aider à se mettre sur ses jambes.(...) Astoria ramassa ensuite le livre de Féliks qui était lui aussi tombé, et elle le lui tendit, avant d'entreprendre de le dépoussiérer un petit peu. « Là, voilà, c'est beaucoup mieux ».

Feliks se laissait secouer et papouiller dans tous les sens par la jeune rouge et or. Son livre à nouveau collé entre ses mains, il obéit le plus simplement possible, ne bougeant pas d'un pouce le temps qu'elle ne s'applique à lui retirer les innombrables saletés qui habillaient ses mèches brunes.

Elle farfouilla dans ses poches et en sortit un paquet de Chocogrenouilles, son kit de survie, qui ne la quittait JAMAIS. Elle les tendit à Féliks immédiatement. « Tiens, c'est pour toi. Cela provient de ma réserve personnelle de Chocogrenouilles, et je t'offre touuuut ça »


Ce n'est que lorsqu'il enfourna le paquet de chocogrenouilles dans le fond de sa poche qu'un hoquet de terreur se déploya dans sa gorge. « J'ai-j'ai plus ma fiole ! » murmura-t-il de manière stridente en tendant le cou vers sa 'nouvelle amie' pour que ses lèvres soient le plus proches possible de son oreille. Il lui annonçait ça, comme si elle était censée savoir. Savoir ce que cela pouvait bien signifier. Il devait la retrouver, coûte que coûte.

Astoria battit des cils, sans comprendre, et elle le regarda s'agiter devant elle. Que se passait-il encore ?! « Mais de quelle fiole est-ce que tu parles ? Et puis ne retourne pas dans le foin, voyons ! » Elle fronça alors les sourcils, s'accroupit face à lui, et attrapa son bras pendant qu'il fouillait la paille. « C'est quoi, ça ? ». Evidemment, la question n'attendait pas de réponse. « Féliks. Sors de là. Tout de suite ». Elle avait enfin compris : le garçon faisait une réaction allergique et la fiole devait sans doute être un remède ou une potion pour calmer tout cela.

Quand faut y aller, faut y aller ! Alors elle commença à pousser la paille, en envoyant partout derrière elle sans prendre de précaution, et elle farfouilla tant qu'elle le pouvait. Et quand elle sortit enfin la tête, elle eu tout juste le temps de voir un petit flacon rouler à ses pieds.





You and me, we used to be together. Everyday together, always. I really feel that I'm losing my best friend, I can't believe this could be the end. It looks as though you're letting go, and if it's real well I don't want to know

Don't speak, I know just what you're saying. So please stop explaining. Don't tell me cause it hurts. Don't speak, I know what you're thinking. I don't need your reasons. Don't tell me cause it hurts.

Our memories... well, they can be inviting, but some are altogether, mighty frightening as we die, both you and I. With my head in my hands I sit and cry.




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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 16 Aoû 2016 - 12:42




LE BANQUET DE NOËL.
Le soir du 24 décembre 1996


L'année 1996 s'était achevée par le désastreux banquet de Noël auquel les étudiants d'Haveirson étaient également conviés. Daphné était bien évidemment présente, tout comme Rowan Westminbrook avec qui elle était fiancée. Les mariages arrangés, peu importe qui étaient les protagonistes, déplaisaient à Astoria au plus haut point ; voilà encore une chose qui finissait d'achever son dégout irrépressible pour l'Aristocratie. Leurs parents formaient des mariages, des unions, sans même tenir compte des volontés de leurs héritiers. Parce qu'il fallait former des alliances, sait-on jamais, et accroître leurs biens, étendre leurs domaines. Ils se cachaient derrière des prétextes cupides pour justifier leurs exactions. Rowan Westminbrook était sans aucun doute quelqu'un de bien, et puis il était le frère de Hope, qu'elle considérait véritablement comme sa soeur - leurs deux familles seraient alors définitivement liées - mais elle ne parvenait pas à trouver cela normal. Imaginer le mariage arrangé de sa propre soeur, à tout juste seize ans - et ce même si Daphné avait toujours suivi scrupuleusement ce que leur famille attendait d'elle - lui était inconcevable. Qu'importe qu'elle soit prête à endosser son rôle d'héritière. Fort heureusement, leur mère n'avait de toute évidence pas jugé judicieux de choisir un héritier pour sa cadette - ou bien étaient-ce toutes ces nobles familles qui n'avaient pas voulu d'Astoria, la traitresse à son sang, en guise de pièce rapportée ? En effet, c'était plus que probable, car depuis qu'elle avait ouvertement affirmé ses principes, rares étaient les Sang-purs qui ne lui tournaient pas le dos.

Ce fameux baquet de Noël, pour en revenir à ce soir du 24 décembre 1996, avait été particulièrement choquant. Ce devait être un jour de fête. Calme, agréable, tranquille. Comme tout autre repas de Noël à Poudlard. C'était toujours la même chose, d'ailleurs : les filles mettaient de belles robes, les garçons se cherchaient une cavalière, et tout le monde profitait de la soirée... Tout aurait dû bien se passer, mais ça, c'était seulement la théorie. Les élèves d'Haveirson étaient également conviés. C'était donc de bonne humeur qu'elle s'était rendue ce soir-là dans la Grande Salle. Rien n'aurait pu laisser présager ce qui allait se passer. Le banquet se passait bien, jusqu'à ce que, vers vingt-et-une heure, certains élèves quittent la Grande Salle. Astoria aperçut Daphné en compagnie de Rowan Westminbrook ( qui étaient à présent fiancés ), et ils partirent à leur tour tandis qu'elle continuait de discuter avec Hope, la petite soeur de Rowan. Puis, les lourdes portes de bois se refermèrent. Et tout commença. Tout s'était passé tellement vite qu'elle n'était pas parvenue à tout comprendre. C'était un peu comme si elle s'était complètement déconnectée de la réalité. Assise non loin de Hope, les deux jeunes filles s'étaient prestement mises à couvert, sous une table retournée dans le fracas et la panique, et elles n'avaient plus bougé, se tenant fermement dans les bras l'une l'autre.

Sans comprendre au départ ce qui se passait sous ses yeux, des éclairs de lumières parcouraient la salle et rampaient le long des tables : des sortilèges étaient lancés un peu partout dans la Grande Salle, alors que des cris commençaient à raisonner. Astoria et Hope se levèrent en même temps et cherchèrent un endroit pour se mettre à l'abris. Tout à coup, l'un des sortilèges ricocha et l'un des lustres s'écroulait sur l'une des tables, non loin de là où se trouvait Alycia McWood. Hope sursauta et, Astoria tentait de veiller sur elle, et les deux jeunes filles se mirent toutes deux dans un coin, se cachant derrière des débris. Le coeur d'Astoria battait à tout rompre. Elle se releva d'ailleurs pour voir ce qui se passait et son regard se porta immédiatement vers la grande porte, mais celle-ci restait fermée. Elles avaient bien comprit que tant que les portes ne serraient pas ouvertes, les élèves allaient se faire massacrer. Assises côte à côté, Astoria et Hope s'accrochaient l'une à l'autre. Astoria ne savait pas combien de temps elles étaient restées ainsi, mais il lui sembla à un moment entendre les portes claquer. Et d'un seul coup, Rowan et Daphné se trouvaient devant elles et ils les serraient dans leurs bras. « Merci », répétait-elle intérieurement. « Merci ».


Dans le fond, tout le monde savait que cet événement n'était que le début, et que beaucoup d'autres seraient à venir. Le pire était à craindre, tout autant du côté des sorciers que des moldus. Et Astoria savait très bien que les uns comme les autres pouvaient représenter une menace potentielle.  


A peine la panique et l'émotion s'étaient-elles estompées qu'Astoria s'en voulu. D'avoir été si faible, ce soir-là, et si inutile. Elle aurait dû réagir, elle aurait dû se révolter. En vérité, elle n'aurait réellement su dire ce qui s'était passé dans sa tête. Elle n'avait pas vraiment eu peur, elle n'était pas terrorisée - bien que de toute évidence choquée ! - mais elle avait certainement eu peur pour Hope, qui avait depuis toujours été bien moins dégourdie qu'elle. Alors elle avait voulu rester là et rester avec elle, la protéger, peut-être, et puis l'espace de quelques instants, elle n'avait plus été forte et dure - dans le fond, elle était particulièrement fragile et sensible, même si cela était bien loin de se voir au premier abord. Toutefois, elle refusait de l'être et encore plus de le montrer.







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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mar 16 Aoû 2016 - 12:43






FÉVRIER 1997 - MÉMOIRE EFFACÉE






Dernière édition par Astoria N. Greengrass le Mer 19 Oct 2016 - 12:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Ven 26 Aoû 2016 - 19:58







MARS 1997 - MÉMOIRE EFFACÉE



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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Ven 26 Aoû 2016 - 22:05



RÉVEIL À SAINTE MANGOUSTE
AVRIL 1997.


Tout était flou...



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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Ven 26 Aoû 2016 - 22:06



Dans la nuit du 25 au 26 juin 1997.
La bataille de Poudlard.


La nuit qui venait de se terminer avait été éprouvante pour tout le monde et les atrocités qui venaient de se produire ne pourraient jamais être oubliées. Evidemment, depuis Pré-au-Lard, les élèves évacués n'avaient absolument rien vu du champ de bataille ni de l'horreur de la guerre. Cependant, lorsque le combat avait pris fin et que les survivants aidaient à évacuer les blessés pour ensuite les conduire jusqu'à Sainte Mangouste, les plus jeunes élèves de Poudlard avaient pu constater avec effroi les horreurs que cette bataille avait engendrées. Astoria avait retrouvé Hope, et William Greengrass vint les chercher toutes les deux, pour les ramener chez lui.

Astoria connaissait la détresse et l'inquiétude de Hope qui, apeurée et le coeur battant à cause de l'angoisse, avait alors abandonné l'idée de s'endormir, et elle était restée avec Astoria toute la nuit durant. La présence de sa chère soeur était un réconfort inimaginable, comme quelque chose à quoi elle pouvait se raccrocher. Et, comme ce triste banquet de Noël 1996, elles s'étaient une nouvelle fois mutuellement réconfortées, étant pour l'une et l'autre un soutient inestimable. Par moment elles avaient échangé quelques mots, et puis, le plus souvent, elles s'étaient seulement contentées de rester là, côte à côte dans l'obscurité, sans dire un mot. La simple présence d'Astoria avait été pour Hope un véritable réconfort.

Les minutes et les heures s'étaient écoulées, alors que dans la pénombre elles attendaient. Toute la nuit elles avaient espéré avoir des nouvelles, naïvement peut-être, mais personne ne leur avait apporté plus de précisions. Ni sur Daphné, ni sur Rowan... encore moins sur les élèves qui avaient décidé de combattre. Et, toutes deux installées dans l'un des confortables fauteuils de la chambre d'Astoria Greengrass, qu'elles avaient collés l'un à l'autre, elles ne s'étaient pas lâché la main. Leurs doigts étaient fermement restés entrelacés les uns aux autres, tandis que la fatigue et l'émotion avaient finalement eu raison d'elles. Petit à petit elles avaient progressivement fermé les yeux et elles finirent par s'endormir d'épuisement, alors que les pâles rayons de la lune, cachée par quelques nuages par moment, éclairaient faiblement la pièce.

Et puis, au petit matin, elles s'étaient réveillées, presque au même moment, toutes engourdies de la nuit qu'elles avaient passée, avachies sur ces fauteuils. L'inquiétude marquait les traits de Hope, si bien qu'elle n'était pas plus reposée que si elle avait passé la nuit debout. Dès leur réveil elles ne pensèrent évidemment qu'à obtenir des nouvelles et, plus encore, à se rendre jusqu'à l'hôpital de Sainte Mangouste. Il fallait qu'elles sachent si leur frère et leur soeur allaient bien. Qu'était-il arrivé à Daphné ?





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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    Mer 19 Oct 2016 - 12:17






LETTERS. MYSTERY. & SECRETS.


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MessageSujet: Re: ASTORIA GREENGRASS.- All of my memories.    

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