Mission Cuisine feat Morange Tiller.

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Aaron Swan
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Serdaigle
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MessageSujet: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Sam 17 Sep 2016 - 11:50

Le 17 septembre 1997,
Sous-sol de Poudlard,
18H00.

Aaron se baladait dans les sous-sols du château. Vous devez sûrement vous demandez que faisait-il, à dix-huit heures ? Et bien c’était simple, depuis sa première année à Poudlard, le Serdy s’était toujours demandé où était la cuisine et comment était-elle ? Cependant, il n’avait jamais eu vraiment le courage de se promener seul dans les souterrains de l’école. Maintenant que le jeune homme avait atteint seize-ans,  il s’était, comment dire, laissé pousser des ailes. Ainsi, il voguait dans les combles, le bout de sa baguette allumée. Il fallait dire qu’il faisait vraiment sombre dans les sous-sols. A chaque pas qu’il faisait, le Serdaigle en entendait l’écho. Il comprenait maintenant pourquoi, quand il était plus jeune, il n’osait pas pénétrer dans cette partie glauque du château. Il pouvait entendre à chaque seconde des gouttes d’eau tombaient parterre et leur bruit amplifiaient par l’écho des souterrains. Il n’avait encore croisé personne susceptible de lui demander qu’est-ce qu’il faisait là ? Aaron n’avait jamais eu une fibre aventurière quelconque, préférant nettement son canapé et quelques livres plutôt qu’une balade dans un lieu étranger. Il continuait ainsi à marcher, faisant bien attention que sa tenue ne se mouille pas dans une de ces innombrables flaques. Les cours avaient commencé depuis deux bonnes semaines. Cela lui faisait du bien de pouvoir se vider la tête en étudiant et en emmagasinant le maximum d’informations et de techniques.

Soudainement, des pas se firent entendre. Ils se rapprochèrent de plus en plus. Le Bleu et Bronze prit la sage décision de se cacher derrière un poteau en pierre et d’éteindre sa baguette. C’était seulement un groupe de Serpentard qui se baladait par-ci par-là. Rien de très grave. Après qu’il soit hors de sa vue, le jeune homme sortit de sa cachette et reprit sa marche, en rallumant son bout de bois magique. Après trente minutes de marche, il s’arrêta deux minutes pour souffler et reprendre ses esprits. Comme s’était fatiguant ! Il commençait déjà à piquer du nez et cela ne lui plaisait pas du tout. Pourquoi ? Car cela signifierait qu’il n’avait pas trouvé les cuisines et donc qu’il a failli à sa quête. Un tel sentiment d’échec ne pouvait être concevable dans l’esprit de l’Aigle. Le jeune homme décida de continuer, même si de petites cernes apparurent sous ses paupières.

Tout à coup, un nouveau bruit de pas se fit entendre. Ce n’était pas le groupe des Serpentards mais quelqu’un qui vagabondait seul dans les sous-sols de l’école, un peu comme lui. Il se cacha de nouveau, à croire que c’était une habitude chez lui, pour l’observer. Le garçon remarqua sa cravate bleue, signe qu’il appartenait aux Serdaigles. Il aperçut alors son visage et Aaron le reconnut. C’était quelqu’un d’un an plus jeune que lui. Le Serdy trouvait qu’il lui ressemblait beaucoup sur certains points comme leurs ambitions communes, il est fier comme le jeune homme et a une passion dévorante pour les livres comme lui. La seule différence notable est que l’Aigle est un Sang-Mêlé, alors que Morange est un Né-Moldu. Le fait qu’il veuille se faire passer pour un de ses petits aristocrates de Sang-Pur cucul la praline était la seule chose qui déplaisait au Bleu et Bronze. Dans l’ensemble, il le trouvait sympathique. Car d’après lui, il fallait porter fièrement son sang, et pas le renier en inventant des bêtises. Mais qu’en savait-il, au fond ? Ce faire traiter de Sang-de-Bourbe par des personnes stupides ne devait sûrement pas être facile à vivre tous les jours…

Il sortit alors de nouveau de sa cachette et braqua sa lumière sur sa connaissance de Serdaigle, n’espérant pas trop l’aveugler. Les deux jeunes hommes n’avaient jamais vraiment fait connaissance ; il était tous les deux distants l’un vers l’autre donc, Aaron se dit que s’était peut-être l’occasion à ne pas rater. Cependant, à la lumière de Lumos, sa peau d’ordinaire si clair fit presque peur au Bleu et Bronze. Une vraie peau de vampire.

-Qu’est-ce que tu fais ici ?


A vrai dire, Morange pouvait facilement lui retourner la question.
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Sam 24 Sep 2016 - 15:04


17 septembre 1997 ,
Cuisines, 18h10.


La couleur du ciel au crépuscule vire au rouge-orangé alors que Morange rejoint silencieusement les cachots. La lumière s'infiltre à travers les carreaux des hautes fenêtres de Poudlard , plongeant les couloirs dans une atmosphère chaleureuse et agréable pour ce début de soirée. Le château semble étonnamment vide, ce qui ne déplaît pas au serdaigle qui s'empresse de rejoindre la partie glaciale du château, pratiquement plongée dans l'ombre à la longueur de temps et seulement éclairée par les lanternes qui sont accrochées au mur.  Les chances sont nombreuses qu'il y rencontre des serpentards ou encore des connaissances de cette même maison avec qui il n'affectionne pas forcément. Mais aujourd'hui, tout est différent et il y autant de chances qu'il s'en prennent à lui qu'il ne le laisse tranquille. Plus il avance, plus Morange s'enfonce dans l'ombre qui l'engloutit entièrement. Quand soudain , un faisceau de lumière se braque dans sa direction. Morange fait un bond en arrière en manquant de faire tomber ses bouquins. Il plisse les yeux en se plaquant le dos de sa main contre son front pour se protéger de la lumière. Une voix masculine parvient à ses oreilles et il attends d'être plus habitué à la clarté de sa baguette avant de répondre. « J'te retourne la question. Je ne sais pas qui tu es , mais tu peux baisser ta baguette s'il te plait ? Tu vas me rendre aveugle là » réplique t-il d'un ton plus froid qu'il ne le voudrait.

Quand l'élève s'éxécute, le jeune homme peut reconnaître l'écusson de sa propre maison épinglé à son uniforme. Il calme son jeu, sa respiration et lâche un soupir. « Au risque de paraître indiscret, je peux savoir ce que tu fous ici , dans le noir ? Ton but c'est de faire peur à chaque personne qui passe ? » Fait il en riant en arrière fond de ses paroles. « A moins que ... Je t'ai fais peur , c'est ca ? » Il a sa petite idée de pourquoi cet élève se planquait là mais ne l'énonce pas tout de suite, question de savoir s'il va être honnête ou pas. Après tout, le cinquième année ne voit vraiment pas l'intérêt de se planquer comme il vient de le faire.
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Aaron Swan
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Serdaigle
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Dim 25 Sep 2016 - 11:14

Aaron semblait avoir fait sursauter Morange, car celui-ci avait fait un bond inimaginable et faillit faire tomber ses livres. Il plaqua ses mains en visière pour ne pas être aveuglé par la lumière du jeune homme. Il ne fallait pas lui en vouloir, le Serdaigle s’était caché là en pensant surprendre quelqu’un de louche. Mais non, ce n’était que le cinquième, donc rien de très grave.

-J'te retourne la question. Je ne sais pas qui tu es, mais tu peux baisser ta baguette s'il te plait ? Tu vas me rendre aveugle là.

Il ne savait pas qui j’étais. Bizarre. Aaron l’avait pourtant reconnu, et l’avait tout de suite identifié. A moins que l’autre ne lui avait jamais prêté attention. Le Bleu et Bronze ne voulait pas l’admettre, mais cette remarque « Je ne sais pas qui tu es… » l’avait un peu vexé. En plus, Morange lui avait dit ça d’un ton si froid et cassant. Enfin, le Serdaigle espéra que cette rencontre ne tourne pas au vinaigre. L’Aigle reconnut le badge de préfet accrochait à sa tenue. Quant à l’autre Serdy, il sembla reconnaître le propre insigne du jeune homme. Morange se calma alors, au plus grand bonheur d’Aaron.

-Au risque de paraître indiscret, je peux savoir ce que tu fous ici, dans le noir ? Ton but c'est de faire peur à chaque personne qui passe ? A moins que... Je t'ai fais peur, c'est ça ?


Le Bleu et Bronze rit à cette remarque. Bien sûr que non, son but n’était pas de faire peur au premier qui passait mais il avait pris cette fâcheuse habitude de se cacher à chaque fois qu’il entendait des bruits suspects dans un endroit suspect. Alors oui, il lui avait fait peur, un peu, mais jamais il n’allait jamais lui avoué comme ça, de but en blanc. D’un autre côté, Aaron pouvait aussi demander au préfet de sa maison qu’est-ce qu’il faisait là, à se balader seul dans les sous-sols de Poudlard sans avoir aucun but précis.

-Primo, je ne cherche pas à faire peur à tout le monde. Deusio, pour ce qui est de ce que je fais ici, ce sont mes affaires non ? Et tertio, tu ne pas fais peur. J’étais juste…caché.

Juste caché ? Oh non, comment il pouvait être aussi maladroit. Il était juste caché, mais quelle phrase de merde ! D’ailleurs, il surprit l’expression étonnée sur le visage de l’autre Serdaigle quand il lui dit ça. Il avait dit ça sur un ton sec lui aussi. Il l’aurait peut-être dit d’un ton plus gentil si Morange ne l’avait pas vexé. Enfin, après quelques secondes de réflexion, il conclut que son attitude était plus que stupide et quand plus, il s’était fait passer pour un mec super bizarre en disant qu’il était « juste caché ».  

-Je suis désolé, lâcha-t-il, même si cela lui coûter. Je cherchais en réalité les cuisines, pour passer le temps.

Et deuxième gaffe ! Le mec qui passe son temps dans les combles de l’école pour chercher des Elfes. Il se faisait VRAIMENT passer pour un mec bizarre.

-Enfin non, ce n’est pas pour passer le temps, c’est juste pour avoir un peu… Enfin bref, conclut-il, agacé, tu veux m’accompagner ?

D’un côté, s’il n’acceptait pas, se serait compréhensible. Qui voudrait se balader avec un gars aussi flippant que lui. En réalité, il n’était pas « flippant » mais il s’était comporté comme tel. Aaron n’attendit pas la réponse du préfet, et continua son chemin, baguette allumée à la main.
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Mar 11 Oct 2016 - 22:32


Les cuisines ? Qu'est ce que gamin compte faire aux cuisines ? Les yeux de Morange se plissent alors qu'il attend une explication qui ne vient pas. Par la même occasion, son camarade serdaigle ne semble pas apte à lui expliquer ses manigances , au vue de sa réaction. Le jeune homme esquisse un sourire en coin, amusé. Quelqu'un qui veut aller visiter les cuisines, c'est pas courant en ce moment. Il irait bien y faire un tour lui aussi...

« Je comprend mieux pourquoi tu te planquais petit cachotier » fait il d'un ton narquois en lâchant un petit ricanement. « Je vais t'accompagner tiens. Pour avoir un peu de quoi ? Il le contourne déjà pour prendre le chemin des cuisines , gardant son sourire innocent.  Derrière un visage s'en cache toujours un autre. Morange s'arrête, guette ses réactions puis croise ses mains dans son dos en inclinant la tête.

« Tu veux bien me dire ? A moins que tu ne préfère que j'aille prévenir les professeurs de ta petite idée ? » ajoute t-il. Bien sûr , il rigole, il ne s'agit là que d'un simple et rapide petit moyen de pression. Morange accentue son sourire puis éclate de rire. « J'rigole. Allez, bouge toi. J'ai faim moi aussi. »  

Son auréole imaginaire vient de se briser d'un coup, mais Morange en est fier. Etre préfet c'est une grande responsabilité et il a été choisi par son sérieux, mais une partie de lui reste indépendante et libre. Il ne veut pas se limiter à des règles qu'il doit lui même respecter et faire en même temps respecter aux autres élèves.

« Tu ne m'as toujours pas dis ton nom. Je pourrais savoir qui tu es ? » Lui demande t-il en le fixant en biais , glissant ses mains dans ses poches.
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Aaron Swan
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Dim 16 Oct 2016 - 21:27

Sur la menace promulguée par son cadet, Aaron se retourna, piqué au vif. Il le prenait pour un première complètement naïf ? Il ne voyait pas ce qu’il y avait de mal à se promener dans les sous-sols de l’école à la recherche des cuisines. Ce petit préfet commençait à lui taper sur le système, et de façon prodigieuse à vrai dire. Le Serdaigle se tut, et le regarda de travers. Un de ses sourcils se leva même, trahissant son hilarité face à cette menace non-fondée et irréaliste. Quand il apprit que Morange riait, il ne trouvait pas la blague très drôle et très recherchée.

Les deux jeunes hommes se baladaient tranquillement, éclairés par la lumière bleutée venant du bout de la baguette de vigne du Swan. C’était une suite de couloirs aux murs pavés, au sol pavé, et au plafond pavé. Des pavés partout. Que des pavés. Trop de pavés. Assez de pavés pour donner la migraine à l’Aigle. Quand Morange lui demanda son nom, il répondit par un simple : Aaron.

-Au fait, tu as entendu l’histoire sur la disparition des fantômes ? lui lança-t-il pour décharger l’atmosphère déjà bien chargé en électricité. Ce n’est pas dans l’habitude de la Dame Grise de partir comme ça, sans donné aucunes indications. Certes, elle est distante avec les élèves de la maison de sa mère, mais on peut au moins l’apercevoir une à deux fois par jours. C’est…vraiment bizarre.

Pour ce qui est des autres fantômes de l’école, Aaron s’en fichait un peu, à vrai dire. Seul celui de sa maison comptait. Après, pour les autres, on pourra aviser plus tard. Les gouttes d’eau continuaient toujours leur goutte-à-goutte répétitif et régulier, donnant à cet endroit sombre une tournure glauque. Il surprit même un frisson lui parcourir le dos. C’était flippant. Trop flippant. Morange, lui, semblait se balader tranquillement dans les sous-sols. Cette attitude sereine énervait au plus haut point le Swan, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour ne pas paraître trop effrayé.

Soudainement, un autre bruit de pas se fit entendre. Il venait peut-être de l’imagination du jeune homme, car son camarade ne semblait l’avoir entendu. Il se mit même à siffloter. Des gouttes de sueur commencèrent à perler sur le front du Serdaigle. Imagination à la con. Aaron se secoua la tête, dans le but de faire partir toutes ses peurs et angoisses non-fondées sur cette partie du château. Il était si absorbé dans ces pensées qu’il marchait sans regarder où il allait, ni si Morange le suivait toujours. A un moment, l’Aigle s’arrêta. C’était un cul-de-sac.

-Tu as vu…, commença-t-il.

Mais il se stoppa net. Le garçon ne le suivait plus. Et puis, la dure réalité lui revint, en même temps que les sinistres contes sur les cachots. Il était seul, dans cette endroit qui le paralysait des pieds à la tête. Il respira, essayant de se calmer, mais en vain, son cœur tambourinait de plus en plus fort dans sa poitrine.
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Sam 29 Oct 2016 - 16:30

Malgré la blague qu'il semble avoir mal prise, Aaron engage tout de même la discussion. Ils marchent côte à côte dans les cachots, faiblement éclairés par les lanternes accrochées au mur. Morange se demande encore ce qu'il fait là , à ses côtés, en train de le conduire tout droit vers les cuisines ; qui accessoirement, sont interdites aux élèves. Mais il a tout prévu. De plus , ils font partis de la même maison et bien que l'envie de lui enlever des points pour la connerie qu'il s'apprête à faire ne lui fait pas plaisir, son devoir de préfet lui rappelle à quel point il doit être responsable. Ce qu'il a toujours été.

Les fantômes ? La Dame grise ? hm.. Morange l'écoute à peine, trop occuper à fouiller ses pensées et à se concentrer sur le chemin devant lui. Il passe machinalement sa main dans ses cheveux après un gros soupir.

« Parce que tu trouve que les fantômes sont normaux d'habitude toi ?» Sort il à l'improviste en tournant ses prunelles azures vers lui. Il revient peu à peu dans l'ambiance des cachots. « Quant à la Dame Grise, c'est un fantôme... Elle va là ou bon lui semble. » Et tu as sans doute remarqué à quel point les temps ont changés. La remarque lui brûle la langue mais elle ne sort pas. Sinon ca va partir dans une conversation tournant autour du même sujet pendant quatre heure et Morange a juste envie de se changer les idées, là tout de suite.

Ils continuent d'avancer dans le noir , sans ralentir. Le serdaigle sent le malaise de son camarade qui est presque visible sur son visage. On se demande souvent pourquoi les cachots paraissent si vide. Il n'y a pas à chercher n'importe ou. Le sifflement d'Aaron résonnent dans les profondeurs des sous-terrains. Ils s'éteignent quelques instants plus tard. Pour être déjà passé par ici des dizaines de fois , Morange sait parfaitement à quel endroit leur petite marche va les mener : Un mur. Voilà ce qui les attends.

Il espère provoquer l'effet attendu une fois arrivés à destination. Accélérant, Morange prit les devants pour s'éloigner un peu d'Aaron. Ce dernier panique au bout de quelques minutes.

« Je suis là, stresse pas » le rassure t-il en revenant près de lui. Le serdaigle enfonce ses poings au fond de ses poches et observe longuement le mur, un sourire aux lèvres. « Bon alors. Tes cuisines, elles sont ou ?» Ajoute t-il avec un petit rire narquois. Si Aaron réfléchit bien, il peut deviner que Morange l'a en effet conduit au mauvais endroit dans l'unique but de le détourner de son but initial. Va savoir comment il va réagir...
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Aaron Swan
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Ven 4 Nov 2016 - 10:02

Aaron tournait toujours en rond dans ce cul-de-sac. Il haïssait vraiment cet endroit. Et puis Morange émergea de l’ombre. Ce n’était pas normal, c’était ce que lui disait son instinct. Pas normal que l’autre Serdaigle débarque comme ça, après quelques minutes, un grand sourire aux lèvres. Quelque chose clochait, et le Swan comptait bien découvrir quoi. La phrase que prononça ensuite le Tiller ne fit que l’énerver de plus belle. Pour qui se prenait-il ? Et surtout, pour qui le prenait-il ? Que croyait-il ? Qu’il était un pauvre enfin perdu dans le noir et dont une âme bienveillante avait besoin de le rassurer. Cette seule hypothèse blessa son égo déjà bien fragile à la base.

« Bon alors. Tes cuisines, elles sont où ? » lâcha-t-il, accompagné d’un petit rire narquois tout simplement insupportable à entendre.

Et là, quand Aaron eut rassemblé toutes les pièces du puzzle monstrueusement déplaisantes de la farce de Morange, il dût faire un effort considérable pour ne pas se jeter sur le pauvre petit garçon et de le taillait en pièce avant de le donner en pâture aux dragons. Il l’avait conduit ici dans le seul but de le paumer. Et pire, de se foutre de sa gueule. Ses yeux se plissèrent légèrement, signe qu’il se concentrait de toutes ses forces pour ne pas que son égo bafoué le tuer. La question était : qu’allait-il faire pour se venger ? Cela ne pouvait rester impuni, bien entendu.

« Pour être sincère avec toi, je n’en ai pas la moindre idée. Mais toi, tu devrais le savoir, non ? »

Cette question avait pour seul but de déboussoler Morange. Aaron tourna alors les talons et marcha toujours plus profondément vers le fin fond des cachots. Le garçon avait voulu le piéger. Bien. Il allait en subir les conséquences. Pour mettre en œuvre son plat, qui était encore assez gentil, il laissa le préfet des Serdaigles avançaient seuls avant de se cacher derrière un gros pilier en pierres et sortit sa baguette de vigne.

« Epicouettes. » prononça-t-il dans un murmure.

Un petit éclair partit de son bout de bois et se dispersa dans la tignasse châtaigne du jeune homme. L’effet du sortilège ne se fit pas attendre et les cheveux de celle-ci devinrent hirsutes ainsi que ses sourcils. Aaron mourut littéralement de rire : il riait à gorge déployée et se tordait d’hilarité. C’était si bon de rigoler une fois, et surtout de voir la tête de Morange affabulait de cette magnifique coupe capillaire.

« Allez Tarzan, t’énerve pas. » lui lança-t-il d’un ton moqueur avant de se diriger vers la sortie des cachots.

C’était peut-être légèrement humiliant, mais il espérait néanmoins que le Tiller avait un peu d’humour et qu’il comprenait que c’était tout bonnement normal qu’Aaron lui inflige ce maléfice après que lui-même l’est paumé dans les couloirs…

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Dernière édition par Aaron Swan le Ven 4 Nov 2016 - 10:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Ven 4 Nov 2016 - 10:02

Le membre 'Aaron Swan' a effectué l'action suivante : Duel


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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Ven 4 Nov 2016 - 23:53

i'm going to punch your face in the face
Code by Neon Demon

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Aaron Swan... Feliks n'avait jamais réellement pris la peine de s’intéresser à cet élève turbulent, tant celui-ci passait inaperçu à ses yeux. S'il fallait résumer en quelques mots la vision qu'il possédait de son aîné ? Physique inintéressant et intellectuellement aussi vif qu'une huître. Mais comment son jugement, aussi partial soit-il, aurait-il pu basculer positivement au vu du nombre incalculable de points que ce sombre crétin ne cessait de faire perdre à leur maison ? Et tout cela pour quoi ? Des enfantillages ? Un besoin incommensurable de prouver aux autres qu'il était celui à avoir la plus grosse ? Par pitié... « J'espère... Que c'est une blague. » Sa voix révoltée tonna sèchement en échos sibyllins à travers les couloirs des cachots. Il avait vu de loin la lueur significative d'un sort lancé. Par qui ? Il l'ignorait. Contre qui ? Il l'ignorait tout autant. Mais en repérant Aaron et Morange dans un cul de sac, autant dire que sa surprise était semblable à son agacement. Les cheveux de Morange semblaient avoir été ensorcelés, tout comme ses sourcils. En compagnie d'Astoria, il ne tarda pas à arriver à leur niveau et sans même adresser un seul regard compatissant à Morange, ses paupières se refermèrent quelques secondes, pour finalement se rouvrir en agrippant le regard du second Serdaigle déjà présent sur les lieux. « Aaron... » l'interpella-t-il dans un premier temps, d'une voix monocorde. Sourire ne lui semblait même pas concevable au vu de la situation et pourtant, ses lèvres s'étirèrent dans un rictus incontrôlé. Totalement exaspéré par ce qu'il avait sous les yeux, une fois de plus. « Oh, Aaron, Aaron, Aaron... » Continua-t-il dans un léger soupire, lui-même agréablement secoué d'un rire réservé qui n'avait rien de jovial ou d'amical. Rester maître de ses émotions était la clé de la bonne entente. Pourtant certaines choses irritaient Feliks et s'il s'évertuait d'y faire abstraction jusqu'à ce jour, la dernière place des Serdaigles au compteur des sabliers était bien un élément qu'il n'accepterait pas. Jamais. Et malheureusement pour lui, Aaron faisait partie de ces gens à salir la réputation des Serdaigle. Si personne n'aurait l'audace de lui dire en face ses quatre vérités, Feliks s'en chargerait. Car la situation ne pouvait plus durer. Se stoppant net dans ses mouvements maniérés, il posa son regard austère sur le principal concerné, oubliant momentanément la présence de sa meilleure amie et celle de leur préfet. Ce qui allait braver la frontière de ses lèvres ne serait pas agréable à entendre, raison pour laquelle il s'efforça de se tenir face à lui, isolant leur deux silhouettes le temps de leur court échange. « Si ton cruel manque de respect envers la hiérarchie me désespère au plus haut point, je ne me risquerai même pas de mentionner jusqu'à quel degré ton infantilisme me fait défaillir d'effroi. Un comportement bien ironique pour quelqu'un qui souhaite devenir Auror, ne crois-tu pas ? A moins que... Tu n'aies enfin toi-même pris conscience de tes indispositions, plus qu'évidentes, à exercer un tel poste un jour ? Ce qui expliquerait tout à fait, selon moi, ta reconversion professionnelle en tant que vulgaire clown. Sache que cela te sied à merveille. Félicitation Aaron, pour avoir finalement trouvé ta voie. »

Un silence s'ensuivit. Court, lourd. Car le plus jeune demeurait dans le besoin de remplir à nouveau ses poumons d'air frais et avant même de lui laisser une chance de pouvoir répliquer à ses premières piques, il leva l'un de ses doigts en sa direction. L'intimant par cette simple manœuvre à garder les lèvres bien scellées. « Ne l'ouvre pas. Surtout, ne l'ouvre pas. Je n'ai pas encore terminé. Et ne daigne même pas m'interrompre tant ta voix geignarde m'irrite les tympans. » Précisa-t-il un sourcil arqué alors qu'il reprenait une courte inspiration salvatrice. Si seuls les mots crus étaient ce que le Serdaigle comprenait, Feliks ferait preuve de vulgarité, laissant de côté ses paroles savantes pour un franc-parler bien plus accessible à tous. « Peut-être l'ignores-tu, mais les Aurors ne recrutent pas encore les abrutis dans ton genre qui passent la plus grande majorité de leur temps libre à agiter leur baguette dans tous les sens à la manière de leur pénis. Tu souhaites jouer les apprenties sorcières et montrer Ô combien tu es doué pour les sortilèges ? Pourquoi ne pas faire ça dans les règles de l'art, au club de duel ? A tout hasard ? Il me semblait pourtant avoir vu ton nom sur la liste des membres... Dans tous les cas, je pense qu'il est grand temps pour toi de savoir quelle place est la tienne. Tu n'es ni l'élu, ni préfet, ni sang-pur, ni même le fils de notre très chère directrice et par conclusion, tu n'as aucune autorité sur qui que ce soit ici. Et si tu t'obstines à penser le contraire, ou pire, que tu imagines être supérieur à la moyenne, tu te trompes. Tu n'es rien d'autre qu'un fade sang-mêlé, comme l'on en trouve à chaque coin de couloir. Banal, invisible, vain... Et tout bonnement incapable de se démarquer autrement qu'en lançant des sorts à tout va. Peut-être finiras-tu par gagner en maturité, qui sait ? Mieux vaut tard que jamais. Je ne vois même pas l’intérêt de te demander ce que tu es venu faire ici, tant la réponse ne serait qu'une déception de plus à encaisser de ta part. » Pas une fois, il n'avait cillé. Pas une fois son regard n'avait laissé celui du garçon respirer. La position de la maison Serdaigle en queue de liste avait été pris comme une attaque personnelle pour le sang-pur et il ne pouvait s'imaginer demeurer toute l'année dans la maison des perdants. Derrière les Poufsouffle. Comment un Serdaigle digne de ce nom pouvait accepter une telle chose et pire, le provoquer ? Ne restait-il donc plus rien à sauver chez ce sixième année ? En d'autres circonstances, Feliks aurait pu porter un jugement totalement différent sur son compère. Après tout, si le Choixpeau avait choisi de l'envoyer ici, il ne s'agissait pas d'un hasard. Il possédait des compétentes, mais celles-ci étaient grandement amoindries par son comportement des plus navrant. Il n'était pourtant pas encore trop tard pour se reprendre.
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Sam 5 Nov 2016 - 2:01



Peu avant le couvre feu




Astoria arpentait les corridors, éclairant ses pas d'un très réussi « Lumos », assez puissant pour éclairer tout le couloir - en aveuglant, au passage, les rares élèves qui rentraient dans leurs salles communes. Elle eut par ailleurs droit à quelques regards passablement agacés, mais bien sûr, elle n'y fit pas attention. « Tu penses vraiment qu'il a pu descendre jusqu'ici ? Je veux dire... enfin... c'est les cachots. Mon fléreur a meilleur goût que de traîner par ici, quand même ! », avait-elle dit à Féliks, qui suivait ses pas. Le pauvre petit fléreur qu'Astoria avait eu l'été dernier devait s'être perdu. Il n'était pas rentré dans le dortoir de Gryffondor et cela l'inquiétait beaucoup, à plus forte raison parce qu'il l'attendait toujours devant le portrait de La Grosse Dame s'il n'arrivait pas à entrer par ses propres moyens. Et puis, depuis quelques temps - depuis que cela allait mal pour elle -, elle ne dormait jamais sans lui. Alors, quand elle s'était aperçue que son nouvel animal ne revenait pas, elle avait tambouriné en panique contre l'entrée de la Salle Commune de Serdaigle et avait demandé à une petite fille qui en était sortie si elle pouvait aller chercher pour elle Féliks Karkaroff ; ce qu'elle fit. Et le jeune homme arriva bien vite.

L'heure du couvre feu approchait dangereusement et il n'y avait toujours aucun signe de la petite boule de poils. Et, même si elle faisait tout son possible pour ne pas le montrer, Astoria paniquait. Parce que depuis ce jour où elle avait vu ces sombrals voler dans le ciel, elle ne parvenait à s'endormir qu'à partir du moment où son fléreur se lovait contre elle ; elle se sentait alors rassurée. Mais sans lui, elle devenait vite anxieuse. Et la dernière chose qu'elle aurait souhaité était de montrer sa faiblesse à ses camarades de chambrée. Alors elle n'avait rien dit de particulier à Féliks pour qu'il l'aide à le chercher, encore moins qu'elle avait besoin de sentir une présence à ses pieds pour s'endormir, mais nul doute qu'il devait tout de même voir l'air inquiet qu'elle avait. Trop occupée à chercher sa boule de poils, Astoria ne remarqua même pas les jets de lumière qui avaient fusé un peu plus loin, et c'est lorsqu'elle s'aperçu que Féliks bifurquait à l'angle d'un couloir qu'elle réagit véritablement. « Hey, mais... attend-moi, Féliks ! », s'écria-t-elle en tentant de le rattraper.

En vérité, elle ne savait pas trop ce qu'il avait vu, ni ce qui se passait par là-bas, mais nul doute que cela ne devait absolument rien à voir avec le fléreur. Féliks allait bien trop vite et il semblait bien trop décidé pour que cela paraisse... normal. Et finalement, elle comprit. Tournant une fois de plus, suivant les pas de son meilleur ami avec la plus grande des attentions, elle le retrouva face à deux Serdaigles ; l'un était Morange Tiller, préfet de la maison des Bleu et Bronze, et l'autre était un garçon qu'elle ne connaissait que de nom, Aaron Swan. Là, cachée dans l'ombre, à l'angle du couloir, Astoria attendit avec une patience qu'on ne lui connaissait que trop peu. Elle observa alors la scène qui lui était donnée de voir, et plus particulièrement encore Féliks, qui semblait se défouler et dire tout ce qu'il avait sur le coeur à ce garçon avec qui il partageait les couleurs de l'honorable maison de Rowena Serdaigle. Elle écoutait chacun de ses mots, chacune de ses phrases, afin de ne rien louper de cet échange pour le moins inattendu. Et elle dû se retenir de pouffer de rire plus d'une fois ; Féliks n'y allait décidément pas de main morte.

Et tandis qu'elle arrivait de moins en moins à se retenir de rire, mettant sa main devant sa bouche pour rester silencieuse, elle réalisa finalement ce que Féliks était entrain de faire. Elle savait à quel point son meilleur ami pouvait être cassant et... particulièrement cinglant également - un peu comme elle, sans doute, mais toutefois dans un registre bien différent - cependant, elle l'avait rarement vu se mettre dans un tel état, et pour être honnête, cela lui faisait un peu peur. Car elle n'avait aucune idée de ce que la réaction de Féliks risquait d'entraîner. Alors, elle se décida - enfin ! - à intervenir. Sortant rapidement de l'ombre avec grâce, le menton haut et l'air sans doute un petit peu trop orgueilleux, elle s'approcha, la démarche un peu nonchalante ; un calme parfaitement feint, et elle posa son regard sur les deux garçons, jaugeant la situation d'un air perplexe. Elle préféra ainsi troquer les paroles savamment distillées qu'utilisait Féliks contre un classique mais au combien approprié « Non mais vous foutez quoi, Là ?! ». D'un coup, sorti de nulle part, à l'instar d'un coup de tonnerre, elle avait presque crié au milieu de ce cul de sac.

Car Astoria Greengrass n'était absolument connue pour son calme ou sa délicatesse. « Vous avez quoi dans la tête, vous deux, là, hein ? Vous vous ennuyez tant que ça dans vos dortoirs que vous vous tirez mutuellement dans les plumes ? Franchement je suis bien contente de ne pas être à Serdaigle ! ». Bien sûr, elle ne parlait pas pour Féliks. Pour lui, elle aurait bien accepté n'importe quelle maison. Même Poufsouffle. Elle posa ses poings sur ses hanches et fit un pas en avant, en tentant de se rendre un peu plus menaçante... mais elle n'était vraiment pas très grande, et surtout pas très épaisse, alors l'effet ne devait pas être tout à fait celui espéré. Qu'importe ! Elle avait tout de même une voix puissante. « Vous avez de la chance que je ne sois pas préfète de Serdaigle sinon je vous aurais retiré tous les points que j'aurais pu. Et j'y aurais pris BEAUCOUP de plaisir, croyez-mois ! ». Assurément. Elle s'approcha de Morange par la suite et observa l'horreur qu'il avait sur lui. Ses cheveux avaient épaissis, raidis, durcis, et son système pileux semblait avoir réellement augmenté. «  Mais quelle horreur ! Ne me dit pas que c'est TOI qui a fait ÇA à ton PRÉFET ? », dit-elle en se tournant vers Aaron. Et elle espérait vraiment pour lui qu'il n'oserait pas nier la chose.

Cependant... elle ne considérait pas Swan comme l'unique fautif. « Et TOI, MORANGE TILLER... tu pouvais pas arrêter le sort ? Franchement on vous a appris quoi, en cours ? Vous êtes RI-DI-CU-LES ! ». Même elle - qui pourtant ne faisait sûrement pas partie des élèves les plus assidus de Poudlard - était capable d'arrêter un sort convenablement. Certes, elle était très douée en Sortilèges et Enchantements, mais tout de même. Elle recula un peu, réellement exaspérée, puis elle se tourna vers les deux garçons. « Je vous donne dix secondes pour m'expliquer en détails ce qui vient de se passer ici. Et je vous préviens je ne suis vraiment pas du genre à donner des délais ». Elle attendait alors, tapotant du pied par terre sous le coup de l'énervement. Et, tandis qu'elle patientait, elle porta un regard intrigué vers Féliks. Pour dire vrai, elle n'était pas réellement habituée à le voir réagir ainsi, et pour être honnête, Astoria était particulièrement admirative de la façon dont il avait réagi.



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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Sam 5 Nov 2016 - 3:32

Une pointe de sarcasme s'entend dans la voix d'Aaron mais il n'a pas le temps de réagir que le serdaigle a déjà fait volte face pour partir... on ne sait ou. Morange reste un court instant immobile à fixer le mur auquel il fait face. Il n'a jamais réellement eu l'allure d'un leader, mais dans sa tête, c'est différent : c'est comme s'il l'avait toujours été. C'est sans doute pour cela qu'on l'a désigné comme préfet. Sans essayer de savoir ou est reparti Aaron ; après tout - il fait ce qu'il veut - Morange rebrousse chemin le pas lent , pour regagner l'étage du dessus. Une présence se fait sentir pas loin de lui , comme si quelqu'un l'observait. Ca doit être Aaron qui marche plus loin devant. Réflexion faite, c'est trop étrange qu'il se soit enfui sans prévenir. Il n'a pas l'air du genre à abandonner ...  alors il percute. Morange n'a pas le temps de relever entièrement ses yeux sur Aaron qu'un éclair éblouit deux ou trois colonnes autour de lui, illuminant les cachots. Le sortilège percute le préfet des serdaigle de plein fouet, qui n'a pas le temps de réagir.  Il a un bref mouvement de recul face au choc et affiche une mine effarée en sentant ses cheveux faire de drôles de mouvements sur sa tête. A ce moment là, il comprend qu'il vient d'être la victime du sale coup malicieusement comploté par Aaron pour se venger de sa méchante blague.

Morange reste muet , n'ayant pas même la pensée de sortir sa baguette pour contre-attaquer. Généralement, il l'aurait sans doute fait. Par pur réflexe.Mais il est préfet.Et les préfets ne doivent pas faire ca. Il a l'impression d'avoir la gorge trop sèche pour émettre le moindre son. Il est furieux , et bien que cela arrive rarement, il a simplement en tête l'idée de se venger dès qu'il en aura l'occasion. La rancune. L'a t-il déjà réellement ressenti auparavant. Aaron plaisante, rit de sa propre blague mais Morange ne lui répond que par un simple regard noir. Il doit avoir l'air ridicule.

Aaron, je...

Une seconde voix ne lui laisse pas le temps de finir et le coupe en plein milieu. Il l'aurait reconnu entre mille. Féliks. C'est un soulagement qu'il soit mais d'un autre côté, c'est rien d'autre qu'une humiliation devant son pitoyable état. Ca ne fait que redoubler la colère qu'il ressent contre Aaron. Il n'a lui même pas le temps de saluer son ami..très bon ami, que celui ci commence son sermon. Sans un mot, Morange l'écoute, le regard froid et la mine neutre, ayant oublié ses cheveux qui sont toujours en pétards. Apparemment, Féliks a une dent contre Aaron - le ton qu'il emprunte parait méprisant, sarcastique. Morange est même étonné de le voir ainsi , mais c'est compréhensible. Bien sûr que ça l'est. Aaron a fait déjà perdre beaucoup à sa maison, beaucoup trop. Voilà une des raisons pour laquelle Morange n'avait pas souhaité soustraire davantage de points à sa propre maison , bien que son devoir lui ordonnait. C'est peut être le moment d'intervenir...

Encore une fois, il est coupé dans son élan. Il sursaute à peine en entendant la voix de la préfète des gryffondors dans son dos , sans doute cachée dans l'ombre en attendant Féliks. Morange faillit s'étouffer quand elle s'en prend à Aaron et lui. ... Pourquoi lui ? Pourquoi toujours lui ? Son ancienne mauvais réputation continue t-elle de le suivre même dans les fins fonds des cachots ? Il l'observe, bouche bée, presque sidéré.
Quand elle s'aperçoit du désastre sur sa tête, il se rappelle qu'il devrait l'enlever mais qu'il n'a sans nul doute pas encore les compétences magiques nécessaires pour le faire.
Avec un soupir qui semble aussi long que l'éternité, il laisse les remontrances d'Astoria lui glisser dessus. Mais oui, évidemment. C'est sa faute. Il a l'impression d'être redevenu l'élève qu'il était avant : Sans réelles responsabilités. Aujourd'hui, c'est différent étant donné qu'il est préfet. L'a t-elle oublié ? Morange attends qu'elle se soit calmé pour enfin parler.

Astoria ... Calme toi. S'il te plaît. Il attends de savoir si elle est prête à écouter ses dires avant de poursuivre. Aaron comptait se rendre aux cuisines , quand je l'ai surpris et j'ai décidé de l'amener à l'opposé pour qu'il ne fasse pas de connerie. Son geste mérite une explication, et c'est ainsi qu'il se tourne vers Féliks , en levant les deux mains pour l'inciter à garder le silence, lui aussi.

Notre maison a déjà perdu la masse de points... Je voulais pas aggraver les choses, et puis il n'était pas au courant que j'étais préfet au début, alors.. Tu sais autant que moi qu'on doit éviter de perdre encore des points. Lançant un regard furibond à l'adresse d'Aaron, il le sonde de haut en bas , les yeux glacials. Et puis il n'était pas encore au cuisines, alors je l'aurai puni.. pour rien sur le moment. Les explications sont assez claires selon lui ; et honnêtes. Il a envie d'en finir le plus rapidement possible avec cette histoire. La remarque d'Astoria cependant, est toujours en travers de son esprit.

Alors ne dis pas que je suis ridicule. N'oublie pas non plus que je suis préfet, tout comme toi. Je sais ce que j'ai à faire. Il n'a pas été très doué sur ce coup là. Mais c'est la première fois qu'il doit affronter le caractère d'un des élèves de sa maison. C'est toujours dur de faire un choix : Retirer des points à sa propre maison mais jouer le rôle du bon préfet - ou ne rien ôter du tout et ne pas jouer le jeu ?
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Aaron Swan
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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Sam 5 Nov 2016 - 13:17

La situation s’était fortement envenimée pour tous. Surtout pour lui. S’il avait su qu’il tomberait sur des écervelés qui n’ont aucun sens du mot humour, il n’aurait en aucun cas jetait le maléfice sur Morange. C’était de bonne guerre, un acte qui se voulait enfantin et innocent mais non, il avait fallu que le binôme spécialisé dans le « je casse les couilles à tout le monde parce que je suis un Sang-Pur » débarque le faire chier. Il devait faire de son mieux pour garder son calme. C’est ça, on garde son calme. Tout d’abord, Féliks Karkaroff, un personnage qui fuyait à cause de son cerveau terriblement atrophié à cause de sa stupide croyance en la théorie du sang-pur, était venu se mêler de quelque chose qui ne le regardait évidemment pas en utilisant des paroles savantes dont Aaron était sûr qu’il ne comprenait pas le tiers de ce qu’il disait. Mais quel con. En réalité, le Swan n’écoutait pas le quart de ce que le Karkaroff disait. Il s’en foutait éperdument à vrai dire. Mais alors complètement. S’il pensait que c’est avec ça qu’il aurait une quelconque chance de le blesser, Féliks se mettait un doigt dans l’œil. Le seul moment qui daigna attirer son attention était le passage sur son futur métier d’Auror. Bien, il semblait que ce petit abruti avait décidé de l’attaquer sur ses points faibles. D’accord. Une rage bouillait en lui. Rage qui se mélangeait à une puissante euphorie. Certes, ce n’était que des rumeurs, des on-dit-que, mais cela pouvait être amplement suffisant pour faire taire le châtain…

Après le discours des plus ennuyeux que lui avait tenu Féliks, où il le traitait de fade Sang-Mêlé (à noter qu’il préférait n’être qu’un fade Sang-Mêlé, comme il le disait si bien, que d’être comme lui), la deuxième emmerdante fit son entrée. Une entrée sur-jouée, comme d’habitude, venant d’une jeune femme qui ne pouvait se faire entendre quand gueulant. Aaron essaya de cacher son agacement, attitude qui venait du peu de politesse et de respect qu’ils témoignaient encore pour ces êtres désespérants et pathétiques. Et dire que c’était une préfète… Alors, si on devait faire un court résumé de ce son discours, qui était tout aussi abrutissant que celui de son compère, elle paraissait choquée qu’Aaron puisse infliger ça à son préfet. Pauvre choupinette. Et elle termina son prodigieusement barbant discours par une obligation de lui expliquer ce qui s’était passé ici. Comme si elle avait une autorité sur des élèves, la bonne blague ! Aaron lui aurait répondu noir sur blanc qu’elle devait aller s’occuper des gamins de sa maison à la place de les enquiquiner. Mais cela lui aurait causé encore des emmerdes. Heureusement pour lui, ce fut Morange qui parla. On peut dire qu’à ce moment-là, il lui avait sauvé la mise. Cependant, le fait que les deux préfets le dévisagent comme si il pouvait faire ce qu’il voulait de lui l’énervait du plus haut point. Il était plus vieux qu’eux, et c’était à lui de se rabaisser comme un petit enfant ! Jamais. Et puis d’un autre côté, s’ils avaient envie de faire perdre des points à Serdaigle, qu’ils faisaient comme bon leur semble. Le Swan n’avait jamais vraiment adhéré à ce mode de points, où tous les élèves devaient se réunir pour faire gagner leur maison ensemble. La faute à son caractère un peu trop individualiste peut-être…

Donc, après que Morange est parlé - ou plutôt supplié - Astoria pour qu’elle se calme, Tiller lui avait donné quelques éléments de réponse, lui expliquant brièvement le pourquoi du comment il était là. Que cela plaise ou non à la préfète des Gryffondors, Aaron ne donnera pas d’indications en plus. Devant lui se tenait donc : Astoria Greengrass qui se prenait pour une personne hiérarchiquement supérieure, Morange Tiller qui venait de perdre un peu d’estime aux yeux du Swan pour avoir supplié la jeune femme et Féliks Karkaroff, le pire des trois, qui pensait être sorti de la cuisse de Jupiter. Tout ce beau monde énervait au plus haut point. Il avait envie de partir, de les laisser jacasser comme des oies quand il se retrouva nez-à-nez avec une autre élève. Marina Tsvetnova. Que venait-elle faire là ? Aaron se reprit vite et se dit que c’était peut-être sa seule chance qu’il aurait pour arriver à battre cette embuscade de trois. Cependant, il devait le faire subtilement. Il savait que la Serpentarde avait une aversion totale pour les Sang-Purs prétentieux, et il comptait bien s’en servir. Certes, la manipuler, elle, ne l’enchantait pas, surtout qu’elle avait l’air d’être une gentille femme, si on enlevait sa tignasse de tigresse et son attitude de tueuse. « J’aimerais juste te dire, cher Féliks, que tes arguments sont aussi vides que toi. De plus, justifier des propos aussi abrutissants et pathétiques par le simple fait que je suis un Sang-Mêlé et que toi, si j’ai bien compris ta stupide manière de résonner, tu serais supérieur à moi grâce à ton sang-pur est affligeant. Franchement, quand tu auras fait l’acquisition d’un cerveau potable et digne de ce nom tu pourras peut-être ouvrir ta bouche et traiter les autres de ce que tu es toi, un pauvre abruti. » Ouah, il ne pensait pas arriver à dire une chose aussi crue et méchante. Mais il faut dire que Féliks le méritait bien. D’un autre côté, il jubilait d’avoir réussi cet acte de maître. Marina allait hacher en petit morceau le Karkaroff. Il n’allait pas l’en empêcher, bien sûr, mais il s’interposerait si le combat devenait trop…violent, même s’il ne pensait pas en arriver jusque-là. Et quand elle l’aura aidé, il se fit la promesse de lui revaloir ça un jour….

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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Sam 5 Nov 2016 - 17:35

Mission cuisine

Ténèbres. Souffrance.

Marina regardait le mur froid des cachots, ayant envie de meurtre. Oui, de meurtre. Pas de n'importe qui mais de meurtre. Tous les jours, elle voulait tuer son oncle, entendre les cris de sa souffrance. Lui arracher les yeux, le démembrer et également l'écorcher vivant. Le rire sadique de Marina serait la dernière chose qu'il entendrait alors que celle-ci se délecterait de la souffrance de sa victime.

La seule chose qui manquait à la Russe était sa majorité. Elle faisait également des recherches sur sa propre famille maternelle afin de suivre les traces de ce minable d'oncle qui a tué sa mère (elle omet toujours son père) et qui l'a empêché de connaître l'amour ainsi que le bonheur d'avoir une présence maternel à ses côtés. Non, elle n'oubliait pas le visage du meurtrier. Celui-ci avait également fait en sorte que Marina brûle vivante mais elle avait réussi à s'enfuir malgré des brûlures au troisième degré sur son avant-bras gauche (toujours très visibles) et à son mollet droit.

La Tsvetnova finit par tourner les talons, alors qu'il devait être un peu plus de 18h00. Retourner peut-être dans la salle commune et continuer ses recherches avec un livre sur les généalogies de Sangs-Purs russes, écrit en cyrillique dont elle avait pris chez son oncle paternel envers qui elle ne portait aucune affection même s'il lui a appris l'Anglais et d'autres trucs. Elle devait tout connaître. Peut-être devra-t-elle retourner à Yakutsk dans l'ancienne maison familiale, celle qui n'avait pas passé au feu ? Sans majorité, elle ne pouvait rien faire, encore une fois. Février. C'était l'endroit où elle aurait 17 ans, dans les papiers.

Marina continuait de marcher, ne rencontrant aucune présence humaine sur son chemin. Elle s'était engouffrée dans les coins les plus sombres du sous-sol mais étant sur le chemin de retour, noirceur de l'endroit devint moins pire. Seules des voix se firent entendre. Des voix inconnues mais des voix quand même. La Russe crut entendre parler de sang. Pas du sang rouge mais de cette pureté de sang. Le mot sang l'attirait toujours, néanmoins. Elle aimait le sang. Au sens propre. Pourtant, elle n'était pas une vampire.

Au fur et à mesure de ses pas, les voix approchaient. Elles étaient immobiles. Marina venait d'apercevoir les "intrus". Trois garçons et une fille. Une Gryffondor qu'elle avait aperçu dans certains cours. Probablement dans le même dortoir que son amie Nahima. Mais celle-ci n'était pas là. Seulement ces quatre-là. L'un des Serdaigles se mit à parler, mentionnant le mot pureté vis-à-vis un autre alors que la Russe s'approchait, mettant une main sur le mur à sa droite, y plantant ses ongles en faisant comme certains pouvaient faire sur un tableau de classe. Elle ressentait la souffrance alors qu'un de ses ongles se cassa. Du sang se mit à couler lentement. Un sourire sadique vint à ses lèvres alors qu'elle regarda le groupe. Pour elle, il s'agissait que d'inconnus. La Sibérienne se mit à dire, avec son accent russe prononcé :

« Les Sangs-Purs, des faibles. Des lâches. Des couards. » Nahima n'était pas là pour la retenir. Marina en avait envie. Faire du mal. Entendre "Sang-Pur" lui faisait constamment penser à sa famille maternelle. Ceux qui ont coûté la vie à sa mère. « Страдание. » Marina était désormais à côté de celui qui semblait s'être vanté de son sang, selon l'autre. Elle le regardait droit dans les yeux, ayant maintenant un visage de marbre. Ses cernes paraissaient très bien. La vipère avait presque l'impression qu'il s'agissait d'un membre de sa famille maternelle.

Le sang. Elle voulait qu'il coule. Son regard était sadique. Son aura imposait la froideur de son état. Elle ne bougeait pas mais si le garçon osait faire une seule action contre elle, Marina n'allait pas hésiter à porter ses dents contre son oreille en la bouffant et lui casser le bras. Elle pratiquait la sambo depuis sa plus petite enfance et bien autre chose. Elle avait les moyens de l'éliminer très aisément vu la proximité actuelle. Marina ignorait la présence des trois autres élèves... La situation était un peu comme "Tu bouges, je te tue."


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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Sam 5 Nov 2016 - 18:01



Peu avant le couvre feu




Un soupir. Voilà donc ce que Morange faisait en entendant les propos d'Astoria ; il soupirait. Lui lançant un regard sombre, elle ne s'arrêta pas pour autant dans ses remontrances, allant jusqu'au bout de sa pensée. Elle termina enfin, scandalisée par de telles gamineries, et lorsqu'il osa toutefois lui demander de se calmer, elle haussa un sourcil. Stupéfaite - et un peu choquée aussi - qu'il se soit permis de lui répondre ainsi. Elle le laissa toutefois se défendre. Ou plutôt tenter de ses défendre, car il serait sans doute bien difficile de trouver grâce aux yeux d'Astoria. « Tu me demandes de me calmer ? Non mais tu te moques de moi, Morange ! Déjà, je vois pas de quel droit tu te permets de me demander ça et ensuite... ». Ce fut à son tour de soupirer. « Non mais parce que tu crois franchement que ton rôle de préfet c'est de paumer les gens dans les couloirs à quelques minutes du couvre feu parce que ' tu suspectes un mauvais coup ' ? SÉRIEUSEMENT ? Non, Morange. Ton rôle aurait été de reprendre Aaron, de lui faire la leçon et de le reconduire jusqu'à vos dortoirs ! ».

Il pouvait être bien surprenant de voir Astoria prendre tellement à coeur son rôle de préfète qu'elle commençait à en connaître les rouages sur le bout des doigts. Mais, d'un autre côté, Féliks ne lui avait pas trop laissé le choix, la reprenant souvent lorsqu'il la trouvait trop laxiste ou quand il voyait qu'elle se désintéressait trop de ses obligations. Et alors que le préfet des Bleu et Bronze s'adressa à Aaron, elle crut qu'il renoncerait définitivement à lui faire la moindre remarque. Mais ce n'était de toute évidence pas le cas. Ne pas oublier qu'il était préfet ? Non mais c'était une blague, là ? Astoria fronça les sourcils et fit un pas de plus vers lui, avant de lui répondre. « Je dis ce que je veux, Morange, et c'est pas toi qui va me forcer à faire le contraire ! Et si tu sais ce que tu as à faire t'as qu'à le prouver au lieu de te promener dans les couloirs. Je te rappelle quand même que les préfets doivent montrer l'exemple aux autres élèves de leur maison, les guider et être des modèles pour eux. Des modèles, Morange. Pas leur apprendre à magouiller pour savoir le vrai du faux ».

Et elle soupira, un peu désespérée, une fois qu'elle eut terminé de parler. Elle observa son confrère de Serdaigle un instant et elle se dit qu'elle ne pouvait tout de même pas le laisser dans un tel état. Et puis, tout seul, il aurait sans doute bien du mal à annuler le sort que Aaron lui avait lancé. « Finite Incantatem », murmura-t-elle finalement. Et le visage de Morange Tiller commença à reprendre une apparence normale. « Voilà, Morange, c'est quand même mieux ». Elle lui sourit rapidement et s'apprêta à ranger sa baguette magique. Mais cependant, juste à ce moment-là, elle se rendit compte de la scandaleuse façon qu'avait Aaron de répondre à Féliks. « Oh mais tais-toi un peu, Aaron ! », s'exclama-t-elle, complètement exaspérée. « Tu me donnes mal à la tête à force de jacasser comme ça ! ». Aaron semblait être aussi immature que prétentieux. Pour qui se prenait ce détestable petit Bleu et Bronze ?

Elle se posta alors devant lui, son visage à tout juste quelques centimètres du sien. Les bras d'Astoria étaient croisés tandis qu'elle gardait toujours sa baguette dans une main. Elle le toisa du regard. « Non mais tu te prends pour qui, pour dire des trucs comme ça ? Tu peux m'ignorer tant que tu veux je m'en fiche complètement. Ravale ta mauvaise humeur et ton orgueil mal placé, tu es juste pathétique ». Parler mal de Féliks, devant Astoria, était une énorme erreur. Les deux amis se trouvaient toujours ensemble et bien rares étaient les fois où on les trouvait chacun de leur côté. Alors sans doute bien des gens à Poudlard ne devaient pas être au courant de leur relation particulière, mais Astoria se faisait toujours un plaisir de le rappeler à tout le monde. « Pauvre idiot. Si Féliks est supérieur à toi ce n'est pas parce qu'il vient de l'une des plus grandes lignées de Sang-Purs qui existe mais tout simplement parce qu'il a une intelligence que tu n'auras jamais ». Elle garda ses yeux rivés sur lui et poursuivit. « C'est à croire que tes parents n'ont pas fini le travail, ils ont dû sauter une étape... ».

Elle ria doucement, pouffant plus qu'elle ne rigolait en vérité, et elle se détourna de lui pour se placer - comme toujours - à côté de Féliks. Aaron était inutile. Alors elle décida de l'ignorer. Mais c'était son compter sur l'arrivée d'une étrange fille si mal coiffée que cela lui faisait mal aux yeux. Encore plus mal coiffée que ne l'avait été Astoria, cette fois où elle avait poussé Féliks dans un tas de foin. D'ailleurs, cette fille bizarre s'approcha de Féliks et se mit à lui parler d'une façon qu'Astoria n'apprécia pas. Pas du tout. Elle lui lança le regard le plus mauvais qu'elle pouvait, fronçant ses sourcils plus que de raison. « T'es qui toi ? Tu nous veux qui avec ton charabia stupide ? Dégage on t'as rien demandé ! ».



ASTORIA a écrit:
Prochain post pour Féliks
Et pas de souci Aaron, t'inquiète pas ! C'est le RP qui veut ça


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MessageSujet: Re: Mission Cuisine feat Morange Tiller.    Dim 6 Nov 2016 - 2:22

i'm going to punch your face in the face
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[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Une fois ses propos pour le moins insultants lancés à l'encontre de leur aîné, c'est Astoria qui pris la relève des remontrances cette fois-ci bien plus orientées vers Morange. Chacun semblait épris d'une incompréhension poignante envers l'un des deux élèves présents sur les lieux. Il se recula d'un pas distrait pour prendre un peu plus de recul sur la situation, posant ses opales interrogatrices en direction son amie alors qu'elle se réjouissait de ne pas faire partie de leur maison. Une simple remarque qui accrocha son regard fermé sur le dos de la préfète, rendant sa réaction invisible pour la principale concernée. Il comprenait parfaitement sa réaction. A tous les niveaux. Astoria et lui n'avaient tout simplement pas la même façon d'extérioriser leur ressentit, mais la conclusion restait la même. Leur mécontentement vibrait à l'unisson. Morange tenta d'expliquer rapidement le pourquoi du comment ils en étaient arrivés à de telles extrémités et Feliks quoi que bien curieux, ne se permit pas d'intervenir dans le conflit naissant entre les deux préfets. Après tout, ce n'était pas son rôle, mais bien celui d'Astoria, ou tout autre préfet du coin. Si le bleu et bronze se permettait d'être constamment sur le dos de son amie, il ne pouvait prendre cette liberté avec les autres autorités de Poudlard pour la simple raison que cela serait tout bonnement injurieux. Son cœur grossi à la vision d'une Astoria préoccupée par son rôle de préfète. L’observer aussi investie à la tâche le toucha profondément. Il n'aurait pu être aussi fière d'elle qu'en cet instant précis. La justesse de ses propos concernant la manœuvre maladroite du préfet des Serdaigle réchauffa son âme, même si cela allait bousculer la propre autorité de son ami. Se jouer d'un élève dans le but de lui extirper des informations n'étaient pas la bonne démarche à suivre et quand bien même la réaction d'Aaron était déplacée et excessive, Morange n'en restait pas moins que l’élément déclencheur. Seulement, la sympathie qu'il portait au Tiller ne lui aurait sans doute pas permis de critiquer ainsi sa façon de faire, raison pour laquelle il laissa silencieusement Astoria s'en charger. De ses sermons adroits furent accompagnés un acte bien noble qui étira un peu plus les lèvres du slave : un sortilège de dissipation qui soulagea l'humiliation que le châtain clair avait du encaisser. Feliks pouvait dès à présent lui accorder de son attention sans prendre le risque de le mettre mal à l'aise en le dévisageant comme il aurait été tenté de le faire un peu plus tôt.

Aaron quant à lui, était resté bien silencieux. Ce qui ne manqua pas de plaire à Feliks qui n'eut aucun remord à le gratifier d'un sourire cordial face à l'attention surprenante qu'il lui avait porté. Une forme de respect qu'il ne pensait pourtant pas retrouver chez le fameux Swan. Finalement, peut-être l'avait-il réellement trop vite et mal jugé ? Tout naturellement, Feliks remit ses propres impressions en question. Seuls les sots ne changeant pas d'avis après tout. C'est ce qu'il commençait à penser jusqu'à ce que la voix du brun ne s'élève à nouveau. Surpris, Feliks l'était. Mais colérique, pas le moins du monde. Bien au contraire, il se voyait remplit de dignité sous les propos du jeune homme. Sa couverture était impeccable, voilà ce qu'il tira de ces quelques remarques mal construites. Astoria perçut sa réponse différemment, plutôt comme une attaque personnelle à son encontre. Sa réaction, bien trop protectrice pour certains, gonfla une seconde fois le cœur de Feliks comme jamais. Il garda le silence tandis que sa meilleure amie défendait ses arrières avec conviction. De son côté, il réfléchissait à un moyen subtil de ne pas la braquer en intervenant à son tour. Une tâche qui se révélerait bien ardue avec un tempérament de feu comme celui qu'elle possédait. Quand son appartenance à la lignée des Karkaroff tomba finalement sur le tapis, une gêne immense s’empara de lui et timidement ses joues prirent une teinte rosée. Cela en devenait réellement intimidant, car se mettre autant en avant n'avait jamais été son but premier. Effleurant la colonne vertébrale de son amie du bout de ses doigts pour l'interrompre furtivement, il tentait de retrouver de son assurance. Finalement une dernière insulte fusa à l'égard d'Aaron et Feliks profita de cette trêve pour clore ce dialogue et écarter au loin le sujet de sa propre petite personne. Il ne tenait pas à parler plus longtemps de lui, ou pire, de sa famille. « Ne soyons pas aussi catégorique... La pureté de ton sang n'est pas le seul point que j'ai soulevé pour tenter d'élucider l'origine même de ce manque de prestance qui semble t'englober continuellement Aaron. Et moi qui étais pourtant persuadé que tu t'étais montré attentif... Une fois de plus, tu m'en vois profondément peiné. A moins, qu'il ne soit question que d'un surplus de cérumen agréablement amoncelé dans les méandres de tes conduits auditifs ? Restreignant de manière drastique tes capacités à ouïr mes propos ? » A nouveau, ses répliques tranchèrent de part leur culot. Feliks n'était pas du genre à manquer de répondant, manier les mots étant un véritable jeu dans lequel il se complaisait. Ce n'était pas en l'affrontant de front, sur ce type terrain qu'Aaron parviendrait à lui couper l'herbe sous le pied. « En revanche je t’encouragerais sur la voie de la persévérance, car tu es bien loin d'avoir cerné ma 'stupide' manière de raisonner. A vouloir obtenir une réponse trop promptement, tu es passé à côté de bien des détails. Il n'est pas aussi aisé de lire au travers de l'autre, Aaron. » Il n'avait pas voulu débattre plus longtemps sur la question en lui énonçant point par point ses erreurs de jugement. Cela serait bien trop facile et bien moins amusant, selon lui.

Une cinquième personne décida alors de se joindre à la fête. Sans doute alarmée par le boucan infernal qu'ils devaient produire. Charmant, fut sa première réflexion face à l’intervention pour le moins primitive de la Serpentard aux allures d'un Homo Erectus. Un vocabulaire restreint qui devait s’apparenter à l'étroitesse d'esprit de cette dernière compte tenu des propos qu'elle venait de tenir. Astoria, fut plus rapide que lui et sans crier gare, renvoya assez sèchement la jeune fille à ses démons. L'énervement était bien palpable en Astoria ce qui poussa Feliks à faire abstraction du reste quelques instants pour déposer sa main sur son épaule. Une geste doux qui se voulait avant tout rassurant et non contraignant. La situation commençait à traîner en longueur et Feliks fatiguait à vue d’œil. Entendre Marina déblatérer un mot sans intérêt en Russe le fit hausser les sourcils d'étonnement. Déportant son intérêt sur le petit groupe à ses côtés, il lâcha un léger : « Cela signifie tout simplement... Souffrance. » Utiliser une autre langue pour s'exprimer était un manque cruel de manières et Feliks ne laisserait pas ses compagnons dans le flou en ne traduisant pas ses dires. Quant à lui, il continuerait de s'exprimer dans la langue commune, sans même laisser son propre accent bulgare en modifier le timbre de sa voix. Cela serait comparable à entendre Morange parler soudainement en français. Une technique comme une autre pour couper net les négociations. Malheureusement pour elle, Feliks ne comptait pas écarter les trois autres personnes ici présentes de la conversation, quitte à devoir jouer les interprètes. Pivotant de trois-quarts pour se tenir de profil à la nouvelle arrivante, il plissa légèrement les paupières, suspicieux quant à sa façon de se mouvoir. « Tu saignes. Il est normal d’éprouver de la souffrance. » Lui fit-il remarquer, se surprenant lui-même à prononcer des phrases courtes et concises. A la façon dont on s'adresserait à un enfant de peur que celui-ci ne puisse comprendre la complexité d'une phrase à rallonge. Peut-être ne parlait-elle pas spécialement bien l'anglais après tout, d'où son manque de vocabulaire pour le moins inquiétant, au vu de son âge avancé. Sortant doucement de sa robe de sorcier une montre à gousset dont l'opulence se réverbérait sur chacune des dorures qui l'ornaient, Feliks semblait agité. Avec toutes ces chamailleries, le temps allait leur manquer. « Tu devrais te rendre à l'infirmerie. Madame Pomfresh se ferait un plaisir de te recevoir. Nous devons encore nous attarder quelques minutes dans les environs. Si nous croisons la route d'Harmony, ta préfète, nous lui feront part de ta blessure. » Une fois ce soucis réglé en quelques mots, Feliks ignora cordialement la demoiselle sortie de la pénombre.

« On y retourne ? Ton fléreur doit être apeuré. » S'inquiéta-t-il sincèrement d'un sourire attendrit à l'égard de son amie, sachant pertinemment à quel point ce petit Fléreur avait pris une place importante dans son cœur. Attendant patiemment qu'elle soit fin prête pour s'engager dans les boyaux sinueux qui constituaient les cachots, il posa une dernière fois ses prunelles sur Aaron qui avait dû encaisser toute cette frustration qui le tourmentait personnellement. Peut-être s'était-il trouvé là au mauvais endroit, au mauvais moment, mais avoir eu la possibilité de libérer toute cette amertume avait été salvateur pour le Karkaroff. C'était le cœur léger que Feliks s’apprêtait à quitter les lieux en compagnie de son amie. Son regard autrefois sévère s'éclaircissait à mesure des secondes, lui trouvant un brin d’intérêt qu'il n'aurait même pas soupçonné à son arrivée. De haut en bas, Feliks se mit à détailler, jaugeant sa façon de se tenir, sa manière de patienter, tout comme l'ajustement de son uniforme souvent propre à la personnalité de chacun. En échangeant de la sorte avec Aaron, il lui avait trouvé un point fort, celui de pouvoir encaisser sans broncher, car malgré ses quelques répliques, Aaron n'avait rien dit de particulier. Une preuve de maturité ? D'intelligence ? Il ne pourrait le dire exactement pour l'heure, mais Feliks appréciait ce tact, raison pour laquelle un semblant de sourire s'esquissa dans le coin de ses lèvres fines alors qu'il relevait le menton, signe silencieux de sa satisfaction. « On se voit tout à l'heure Morange. » Ajouta-t-il doucement à son compere qu'il n'avait pas voulu brusquer par des propos cinglants comme ceux adressés à leur aîné. D'un geste souple et élégant, il rangeant sa montre à gousset, fin prêt à laisser les autres élèves derrière eux, soucieux de remettre la main sur l'animal de compagnie de la Gryffondor. Et surtout de l'écarter d'ici le plus rapidement possible.

HRP:
 


Dernière édition par Féliks Karkaroff le Lun 7 Nov 2016 - 16:03, édité 2 fois
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